mardi 24 janvier 2012

The Fault In Our Stars,
de John Green

Reçu le mardi 24 janvier 2012, 7 reviews

Résumé :
Malgré le remède miracle qui empêche la croissance de sa tumeur et lui a offert quelques années de plus, Hazel n'a jamais été à un autre stade que terminal, son dernier chapitre écrit selon diagnostique. Mais lorsqu'un merveilleux retournement de situation nommé Augustus Waters fait son apparition au Groupe de Support des Enfants Cancéreux, l'histoire d'Hazel est sur le point d'être complètement réécrite.

Mon avis :
I don't do Sad Stories. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les drames et moi... on s'évite assez bien, je trouve. Je n'ai jamais ressenti le besoin de lire des choses tristes en me disant que c'est bien de ressentir des choses. Je suis plutôt du parti de ceux qui trouvent la vie bien assez triste pour ne pas en rajouter avec les livres. Alors quand une certaine Lyra m'a dit de lire cette histoire d'amour entre des adolescents qui ont un cancer, j'étais sceptique. Quand elle m'a menacé, je n'ai pas trop eu le choix. Un jour et demi de lecture plus tard, j'hésite à l'étrangler.

Ne vous méprenez pas, ce livre est génial. Il est bien écrit, à la façon de ces romans que l'on commence à lire et qu'on ne lâche plus avant d'avoir fini, parce qu'ils sont incroyablement bien foutu. John Green est probablement un petit génie des mots, qui mélange le moderne à l'ancien et le facile au compliqué avec brio, qui sort des mots incroyables tout en ancrant profondément son histoire dans le présent. Rien que pour ça, vous devriez le lire.

Et puis il y a ses personnages aussi, aux noms farfelus, auxquels il est difficile de rester insensible. Je vais injustement sauter les secondaires, bien qu'ils soient géniaux à leur façon eux aussi, pour me concentrer sur l'essentiel : Hazel et Augustus. Hazel, héroïne, narratrice de son état, serait une fille encore plus marrante qu'elle ne l'est déjà si elle n'avait pas un cancer en stade terminal - un effet secondaire de mourir, selon elle (comme beaucoup de choses, d'ailleurs). Augustus aussi est un type marrant (il n'a pas de cancer en phase terminale, lui), d'ailleurs c'est un type assez parfait — beau et grand, blessé et humble, romantique et passionné, bref, vous voyez le tableau. J'aurais pu le détester pour ça, mais la faute à son auteur, je n'en ai pas eu le courage.

Il y a quelque chose de très spécial avec ce livre qui ne fait pas de lui un drame, sans toutefois lui épargner le drame non plus. C'est un livre sur le cancer qui ne parle pas du cancer (juste un effet secondaire) mais plutôt de la relation pas ordinaire entre une jeune fille qui ne veut pas faire subir sa mort aux autres et un garçon qui ne veut pas mourir sans laisser de trace. C'est aussi l'histoire d'une admiration un peu bafouée, de bonnes et de mauvaises surprises, d'amis qui sont et ne sont pas là où on les attend. C'est quelque part une grande histoire humaine, comme les critiques se plairont à le dire.

Mais sous le couvert de beaux mots compliqués (il ne fallait pas se sentir obligé), de poèmes qu'on a envie de retenir, de blagues qui font rire et d'attentions qui font sourire, on ne réchappe pas vraiment à la tristesse inhérente à tout cela. J'aimerais n'y avoir retenu que cette grande réflexion sur la vie et la mort, avoir simplement changé ma vision sur certaines choses auxquelles je n'aurais pas pensé sans ce livre, mais je n'arrive pas à oublier ce drame qui reste une petite trahison à mon égard. J'aurais voulu lire un conte de fées où tout finit en suspens, mais John Green a choisi de jouer la carte des émotions jusqu'au bout.

Je n'ai pas étranglé Lyra, je ne sais pas si je lui dirais merci, je ne sais pas si j'arriverais à me sortir cette histoire de la tête ces prochains jour. Mais je sais que je ne relirai pas ce livre ; à vous de le faire maintenant.

Ma note : awesomesauce (it's like applesauce, only made with awesomes)

Si vous avez envie de vous la refaire en anglais, ou bien d'aller voir ce qu'en pense mon bourreau, cliquez.




We have lingered in the chambers of the sea
By sea-girls wreathed with seaweed red and brown
Till human voices wake us, and we drown.




Reviews (7)

Le 24 janvier 2012 à 11:27 , Lyra Sullyvan a dit…

M'étrangle paaaaaaaas. Il était bien ce livre, tu l'admets ! Alors même si oui y a du drama, ben, il en valait la peine.
Moi j'aime bien lire des dramas parce que comme tu dis "ça fait ressentir". Je suis d'accord qu'y en a assez dans le monde, mais j'sais pas, j'aime ressentir des trucs, même si ça fait mal (ayé, j'vais passer pour masochiste maintenant). C'est aussi ce qui fait qui on est, je trouve. :)
Anyway, je suis contente que tu te sois prise au jeu et que tu en aies retiré des choses.

Le 24 janvier 2012 à 12:18 , Miss Spooky Muffin a dit…

J'admets qu'il était bien, MAIS, j'ai quand même un peu envie de t'étrangler :P
Mr Green ne sera définitivement pas un de mes auteurs préférés, mais je lui accorde qu'il a du talent. Masochiste ET bourreau, va !

Le 29 janvier 2012 à 23:07 , Soma a dit…

John Green... John Green... Ne serait-ce pas l'auteur du livre "Qui es-tu Alaska?" Si, il me semble. (si tu ne connais pas ce livre, je n'en dirais que du bien et j'éviterais de préciser que le drame est partout dans les histoires de John Green)
Ta critique m'a donné une immense envie de me précipiter à la bibliothèque de mon village, de sauter dans les bras de la bibliothécaire (c'est ma copine ^^) pour lui demander le plus hystériquement possible si elle a déjà acheté/reçu le nouveau roman de Green.
Et si il n'y étais pas, sois sure que je lui ferais la tête.
Enfin, merci beaucoup pour ta critique (ou, comment mettre l'eau à la bouche du petit lecteur) et merci aussi parce que sans toi, sans doute n'aurais-je pas su que ce nouveau livre était en librairie!
Bien à toi
Soma

Le 30 janvier 2012 à 10:11 , Miss Spooky Muffin a dit…

Si, c'est bien lui ! Je n'ai pas lu Alaska mais on ne m'en a dit que du bien, même si je t'avoue ne pas être super tentée pour l'instant.
Soit clémente avec ta bibliothécaire, le livre vient juste de paraître en anglais, donc il va falloir être patient pour l'avoir traduit :)
Bonne lecture !

Le 9 avril 2012 à 19:30 , Radicale a dit…

J'attends avec impatience la traduction, je suis fan de John Green ! Merci pour ton avis.

Le 31 mai 2012 à 22:43 , Cess a dit…

Je l'ai dans ma PAL, je viens de finir "le théorème des Katherine" qui m'a fait vraiment rire et j'adore le style de l'auteur. Je l'aimais déjà avec "qui es tu Alaska?". Mais pour revenir à TFIOS, moi non plus I don't do sad stories, alors j'hésite, j'hésite... :)
Et ton avis me fait encore hésiter, je n'ai pas envie de pleurer en ce moment :)

Le 31 mai 2012 à 23:03 , Miss Spooky Muffin a dit…

Il faudrait peut-être mieux attendre alors, à moins que tu arrives à rester assez détachée, j'ai ouïe dire que presque tout le monde finit par pleurer avec ce bouquin...

 

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