Eh si pourtant, toute une tripotée de bouts de choux ont ou vont remettre les pieds sur les bancs de l'école (j'espère qu'ils auront les chaussures propres...), une autre d'étudiants va traîner dans les amphis de la fac, et pendant ce temps, les livres se la coulent douce dans les rayonnages. Enfin, pas tous, car pour certains, c'est la rentrée aussi ! Fraîchement publiés, fraîchement traduits, ils vont passer entre les mains de nombreux lecteurs avant que l'un d'entre eux soit choisi comme LE livre de la rentrée. Qu'on l'aime ou pas !
Je ne suis généralement pas portée sur les évènements saisonniers mais grâce à Priceminister, j'ai pu participer cette année à la sélection personnelle du site qui choisira des blogueurs pour venir parler de ces livres. Trouver une liste fiable et exhaustive des ouvrages de la rentrée littéraire n'a pas été une mince affaire, et c'est finalement par-ci par-là que je suis tombée sur les trois qui m'intéressaient :

C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
Pas de surprise pour cleui-ci, mon engouement pour cet auteur japonais est déjà bien connu et j'ai même prévu d'acheter l'édition anglaise à sa sortie afin de terminer mon Haruki Murakami Reading Challenge. (D'ailleurs, je lis 1984 pour ne pas rater de référence, c'est pour dire ma dévotion.)

Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée, cette femme a tenté d’effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l’ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?
Sofi Oksanen fait preuve d’une grande puissance d’évocation quand elle décrit les obsessions de ces deux femmes. Il y a la voix d’Anna qui tente de tout contrôler, son corps, les hommes, et le récit plus distant de la mère qui se souvient de la rencontre avec « le Finlandais », à Tallinn, dans les années 1970, sous un régime de terreur et de surveillance.
Je pense que ce n'est plus un secret que je vis en Finlande (vous avez remarqué le titre du blog ? Devinez ce qu'il veut dire...) et il est grand temps que j'explore sa culture au-delà de Mauri Kunnas et Arto Paasilinna. Je n'ai entendu que du bien de cette jeune auteur et c'est avec plaisir que je découvrirai sa plume.

"Le blanc va aux sorcières, une couleur à porter de manière à ce que toutes les autres couleurs puissent vous pénétrer, que vous puissiez les utiliser." C'est une mystérieuse maison d'hôtes, sur les falaises, près de Douvres. Une maison vivante, magique, plus grande qu'on ne le croit, avec ses fenêtres comme de drôles d'yeux carrés, fatigués, son ascenseur déglingué, ses corridors, son escalier qui aboutit toujours dans la cuisine au clair de lune. Avec malignité, elle déploie ses charmes pour chasser ses habitants: Luc, le père et maître de maison depuis la disparition en Haïti de son épouse, la belle Lily Silver, plus précieuse que l'or; la Grand Anna à la chevelure très blanche qui dévalait en masse sur ses épaules; Sade, l'étrange gouvernante, gardienne des voix du passé; la teinte invariable des yeux gris de Miranda qui entretient un lien si fragile avec la réalité et son jumeau Eliot; enfin la belle et sensuelle Ore qui fait éclore le désir. Entre modernité et héritage classique, dans les pas des soeurs Brontë, d'Henry James ou d'Edgar Poe, Helen Oyeyemi, jeune auteur prodige, récompensée par le prix Somerset Maugham, nous offre avec Le blanc va aux sorcières un conte gothique et hypnotique, à la Tim Burton, et renouvelle le récit de la maison hantée, inscrivant les frissons qu'il provoque au coeur même de notre époque.
C'est peut-être la mention de Tim Burton, ou le mystère de cette histoire qui semble à la fois réaliste et magique qui m'a attirée, mais je dois dire que ma curiosité a été piquée par cette oeuvre d'une jeune auteur qu'on dit prodige et dont pourtant je n'ai jamais entendu parler.
Et voici la liste retenue par Priceminister pour que les blogueurs participent à cette rentrée :
Nestor rend les armes, de Clara Dupond-Monod
La belle amour humaine, de Lyonel Trouillot
1Q84, de Haruki Murakami
Les vaches de Staline, de Sofi Oksanen
Le Pacte des Vierges, de Vanessa Schneider
Désolations, de David Vann
Tuer le père, d’Amélie Nothomb
Des vies d’oiseau, de Véronique Ovaldé
Les souvenirs, de David Foenkinos
Limonov, de Emmanuel Carrère
Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
Freedom, de Jonathan Franzen
Beaucoup de romans français, comme toujours j'ai envie de dire, mais quelques ouvrages intrigants tout de même, comme ce Limonov qui parle des aventures d'un bandit ukrainien. Et vous, ca vous tente ? Allez vite faire un tour sur le blog de Priceminister et envoyez votre candidature pour faire partie des blogueurs qui recevront un livre à chroniquer pour la rentrée littéraire. Vous pouvez même parainer vos amis pour lire encore plus de livres, n'hésitez plus !
Merci encore à Priceminister pour l'organisation de cette opération et peut-être à l'an prochain pour une nouvelle rentrée !


















L'Abarat c'est donc tout ce que votre imagination a jamais pu inventer, une sorte de rêve éveillé dont on ne veut pas se sortir, une aventure extraordinaire comme on aurait voulu en vivre étant gosse. Avec ses peintures qui regorgent de couleur et de poésie, impossible de passer à côté de ce petit chef d'oeuvre d'un maître du fantastique, à l'originalité et la grandeur des plus inattendues.










