vendredi 25 novembre 2011

The Alloy of Law,
de Brandon Sanderson

Reçu le vendredi 25 novembre 2011, 6 reviews
Résumé :
Trois cents ans ont passé depuis les évènements de la trilogie Mistborn et Scadrial a bien changé. Des lampadaires électriques illuminent désormais ses rues, les immeubles sont de plus en plus hauts et la planète est un havre de commerce. Waxillium Ladrian a passé vingt ans dans la dangereuse et sauvage zone frontalière appelée Roughs. Lorsqu'une tragédie familiale le ramène à Elendel, il imagine qu'il laisse le danger derrière lui pour la sécurité de la ville. Les périls qui le guettent ne vont pas tarder à lui donner tort...


Mon avis :
Ma passion pour les livres de Brandon Sanderson n'est sûrement plus une surprise pour personne, et c'est pourquoi je me suis jetée (j'aurais pu être encore plus rapide, j'avoue) sur cette en-quelque-sorte suite de Mistborn, dont Tor offrait les 6 premiers chapitres en lecture cet automne sur son blog. Six chapitres pour me rendre dingue de ses personnages, impatiente de connaître leur sort, de retrouver la magie des fins à cent à l'heure de l'auteur. Alors ?

"It's a pretty good book," Wayne said, flipping a page. "You should try it. It's about bunnies. They talk. Damnedest thing ever."
C'est donc l'histoire d'une bande de lapins qui discutent... ha, mais non voyons ! C'est l'histoire de Wax, ce justicier des temps modernes, shérif de l'Ouest qui doit quitter sa banlieue sordide où il fait la loi pour reprendre le flambeau de la demeure familiale, se plier à ses codes, oublier ses passions au profit de dîners arrangés. Jusqu'à ce qu'un groupe de bandits se mette à voler des cargaisons et à prendre des otages et que, poussé par Wayne, il se mette à enquêter sur cette mystérieuse affaire.

Quoi ? Pas d'allomancie ? Pas de tyran prêt à conquérir le monde ?! L'allomancie est bien là, pas d'inquiétude, ainsi que la féruchémie héritée des Terris. Pas de Mistborn en vue dans ce monde semi moderne, mais les plus chanceux naissent avec une combinaison allomantique et féruchémique qui peut se révéler des plus intéressantes. Pour Wax, c'est repousser les métaux et emmagasiner du poids ; pour Wayne, créer des bulles temporelles et emmagasiner de la santé. Les combinaisons sont nombreuses et préparez-vous au mal de tête pour tenter d'en retenir la liste !

Cela dit, l'allomancie ne joue pas le rôle essentiel qu'elle a pu avoir dans les précédents volumes. Ici, il s'agit plutôt de Western que de Fantasy pure. Wax est un vrai justicier dans l'âme et il ne s'interroge pas sur ses pouvoirs : seulement sur comment protéger les innocents, se débarrasser du crime et s'en sortir en un seul morceau. Ce changement d'ambiance est appréciable, surtout entre deux trilogies potentiellement très axées Fantasy ; l'occasion ou jamais de prendre un peu la poussière, même si la brume n'est jamais loin !

Avant que je commence à parler de ses quelques défauts, je voudrais m'étendre sur ses nombreuses qualités, et Sanderson ne nous déçois pas ici non plus avec ses personnages. Wax est un peu l'archétype du héros solitaire, droit, juste et passionné par son devoir, avec juste ce qu'il faut de malice et de mysticisme pour le sortir du lot. Marasi m'a passablement ennuyée, avouons-le (on aurait carrément pu se passer d'elle) mais ceci n'a pas d'importance, car il y a... Wayne.
"Aw, biscuits," Wayne said. "Did you have to hit him in the head? That was my lucky hat he was wearin'."
Wayne qui s’incruste sans prévenir, qui "échange" tout ce qui l'intéresse contre ce qui traîne dans ses poches, qui fait sans cesse des remarques idiotes, qui exaspère tout le monde, qui est obnubilé par les chapeaux. Wayne, c'est un peu le Jayne de Serenity, si vous voyez ce que je veux dire. Sauf qu'au lieu d'être bête comme ses pieds, il est rusé, malin et plein de bonnes idées. Arrêtez-moi, je crois que je suis amoureuse.

Mais comme je l'ai annoncé, tout n'est pourtant pas rose à Elendel. Bien plus courte que ses prédecesseurs, j'ai trouvé que l'histoire passait trop vite au-dessus de détails potentiellement intéressants pour se focaliser sur une action pas toujours sensationnelle. Le déroulement reste assez prévisible, la magie un peu trop absente, les révélations trop peu nombreuses. Il n'y a même pas eu la folie du dernier tiers habituelle. Quant à l'épilogue, il contient tout ce que ce livre aurait du contenir, et on n'y passe que trois pages : le mot frustration peine à décrire ce qu'il évoque.

En bref, ce livre est excellent, mais pour un Sanderson, il aurait pu être mieux. Comme tous les Sanderson aussi, il laisse présager une suite, que je n'arrive pas à savoir si j'espère ou non (retrouver l'univers un peu plus fouillé de Mistborn semble tout de même bien plus tentant). Je crois que tout est dit, non ?

"Oh yeah? Look up, muffin-brains."
Wayne, ne t'en fais pas, je leur ai déjà parlé de toi.

Ma note : 9/10

Sortie en français (début) 2012, gardez vos étrennes de Noël pour la bonne cause !


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mercredi 23 novembre 2011

Bride's Story (vol.2),
de Kaoru Mori

Reçu le mercredi 23 novembre 2011, 4 reviews
Résumé :
Amir, qui ignore encore que son père a pour projet de la marier à un autre homme, s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie aux côtés de Karluk et de sa famille.
Hélas, après avoir vu ses émissaires renvoyés sans ménagement, le clan de la jeune femme n’a pas l’intention d’en rester là : cette fois-ci, c’est toute une troupe de cavaliers qui font irruption dans le village, et ils comptent bien ramener Amir avec eux… quitte à employer la force !


Mon avis :

Après ma lecture de l'excellent premier tome, j'avais hâte de retrouver Amir, Karluk et surtout le style incroyable de Kaoru Mori, qui a redoublé ici encore d'efforts pour nous offrir des détails époustouflants. Il est temps de faire un tour au hammam, de sortir les tapis orientaux et de se laisser embarquer par cette histoire merveilleusement exotique !

C'est avec plaisir qu'on se replonge ici dans l'histoire d'Amir et Karluk. La jeune femme est maintenant intégrée à sa belle famille et on la voit s'adapter à leurs coutumes, en commençant par aller préparer le pain, puis en suivant l'initiation d'une des nièces de Karluk à l'art de la broderie. On y retrouve également sa famille, décidée à la récupérer, qui va devoir se frotter à l'entêtement de tout un village si elle veut accomplir sa quête.

Je l'ai déjà dit, mais je le répète : ce manga est un must have pour la seule et bonne raison qu'il est magnifique. Pas de renouveau significatif face au tome précédent mais la maîtrise des décors et des détails est toujours aussi époustouflante, et je me réjouis personnellement de m'éloigner un peu de ces mangas "typiques" très centrés sur les gros plans de personnages et les sfx. Ici, c'est un véritable paysage qui se déroule sous nos yeux, une aventure dans le temps et l'espace pleine de curiosités et de merveilles.

Le seul petit défaut qu'on pourra noter, c'est qu'à trop se consacrer aux coutumes et cultures des populations locales, la mangaka a tendance à partir dans tous les sens par moment. L'épisode de la récupération d'Amir par sa famille, en lien direct avec le volume précédent, apporte ce qu'il faut d'action et de continuité, mais les divers chapitres sur telle broderie ou tel cours d'arc paraissent parfois un peu décousus. Le côté livre d'histoire l'emporte presque sur le divertissement dans ces moments.

J'avoue que la fin m'a laissée perplexe - l'histoire semble se recentrer sur le voyageur anglais qu'on aperçoit régulièrement aux côtés de la famille de Karluk, un personnage qui ne m'intéresse pas tellement à priori, et je regrette déjà qu'on lui sacrifie autant de place. J'ai aussi cru comprendre dans l'épilogue que la suite ne sera pas forcément à propos d'Amir et Karluk... mais ça ne va pas du tout ça, rendez-moi cette petite boule d'énergie et de sauvagerie (je parle d'Amir, hein), je l'adore !

Ma note : 8/10

Et dire que la suite en anglais ne sort que dans des mois, tandis que la version française arrive le mois prochain ! Bouhouhou....



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lundi 21 novembre 2011

Will & Will,
de John Green et David Levithan

Reçu le lundi 21 novembre 2011, 6 reviews
Résumé :
Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de coeur portent la poisse, tout le temps. Alors quand son meilleur ami, l'exubérant, très corpulent et très, très homo Tiny Cooper, fait tout pour le fourrer dans les bras de Jane, il se dit que cette fille est jolie, marrante et sympa mais... pas du tout son type.
De l'autre côté de Chicago, un certain Will Grayson (rien à voir avec le premier !), se sent plus mort que vivant : il vient d'apprendre que celui qui le faisait fantasmer sur sa messagerie n'est pas celui qu'il croyait...

Mon avis :
Comme toute sérieuse lectrice que je suis, lorsqu'on m'offre un nouveau livre, je me jette dessus sans un regard pour les pauvres volumes abandonnés depuis des mois dans ma bibliothèque. Celui-ci me faisait de l'œil depuis longtemps, entre celles qui en vantaient les mérites et celles qui vantaient ceux de John Green, je n'ai pas eu le courage de résister. Ni à sacrifier ma douche pour le finir d'une traite dans le canapé. Outch.

Qui me connait un peu saura que ce genre de livre est un peu ma petite passion cachée. Je ne suis pas vraiment portée sur les romances mais celle-ci avait un petit quelque chose en plus, et l'idée des homonymes était vraiment parfaite pour créer des situations originales. Deux Will Grayson, un hétéro qui se la joue détaché pour éviter tout ce qui pourrait lui arriver de malencontreux et un homo dépressif et asocial qui ne jure que par son petit ami virtuel. Deux Will qui se rencontrent et qui vont changer de trajectoire pour découvrir ce qu'ils ont manqué dans leur vie jusqu'à maintenant.

Par où commencer ? Déjà, par cette idée de livre à quatre mains. Il y a le Will de John Green (celui qui économise sa salive) et le Will de David Levithan (celui qui est dépressif). Il y a les chapitres de l'un qui sont plein de personnages, de folie, d’exubérance, et ceux de l'autre qui sont plein de colère, de malaise et de minuscules. Oui, un chapitre en minuscule, parce que (comme l'auteur l'explique dans la très intéressante discussion de fin) Will se sent en minuscule et c'est comme ça qu'il s'exprime. On se fait au changement, on se fait aux alternances, et quand tout se recoupe on se réjouit d'avoir cette double vision des choses.
Par contre, l'absence de majuscule, soyons honnête, je ne m'en suis jamais remise.

L'histoire n'est pas si originale qu'elle en a l'air, Will & Will ne se rencontrent qu'au milieu du livre et en attendant, ils ont tous les deux des vies d'adolescents typiques, bien qu'assez opposés. On les voit se chercher, gérer cette période difficile de leur vie, concilier une famille qu'on ne veut pas toujours très présente à ce moment et des relations qui ne se passent pas toujours comme on voudrait. Mais je crois que c'est l'impact des personnages secondaires - je pense particulièrement à Tiny et Maura, les meilleurs amis respectifs - qui crée toute la dynamique et les rebondissements, qu'ils soient positifs ou négatifs.

C'est difficile de dire que ce livre est génial alors que je lui reproche plein de choses, mais je n'ai tout de même pas pu m'empêcher de le lire à toute vitesse. L'humour a joué une grande part dans cette addiction, l'énergie des personnages aussi, et quelques dialogues bien sentis qui ont fait marcher mon inspiration à toute allure. Pour le reste, je reste tout de même un peu dubitative, et l'attention portée à la comédie musicale de Tiny m'a carrément laissée de marbre.

Nerdfighters, je vous adore, mais je ne suis pas sûre d'être prête à rejoindre vos rangs.

Ma note : 8/10



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vendredi 18 novembre 2011

Tintin et le secret de la Licorne,
de Steven Spielberg

Reçu le vendredi 18 novembre 2011, 1 reviews
Symopsis :
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction.

Mon avis :
Qui n'a pas un jour lu ou croisé Tintin dans son enfance ? Cette figure culte de la bande-dessinée franco-belge se paye cette année un film, en 3D s'il vous plaît, que tout le monde semble assez impatient d'aller voir. On peut dire que j'ai pris mon temps pour me décider. C'est en retard sur tout le monde que me voilà revenue (en un seul morceau) de cette nouvelle adaptation des aventures du journaliste et son chien les plus célèbres du monde.

Le secret de la Licorne fait partie des albums que j'ai dû souvent relire étant enfant, car il m'en reste des souvenirs très vifs. L'histoire des maquettes et de leur mât, la légende de Rackham le Rouge, le Capitaine Haddock... mais ici, on s'éloigne tout de même un peu de l'histoire d'origine. Sans lui reprocher d'être infidèle, on sent bien que des scènes d'actions ont été rajoutées pour tenir les spectateurs en haleine, alors que l'histoire s'en sortait très bien sans. Si je dis "combat de grues", je crois que vous voyez ce que je veux dire.

Le style visuel est assez original et fait partie de ces débats j'aime/je déteste. Si le rendu mi-réaliste mi-cartoon est particulièrement soigné et détaillé, la rabat-joie que je suis regrette le style basique en 2D de la série animée. Trop réalistes pour moi peut-être, malgré leur nez gros comme un melon pour certains, j'étais presque un peu mal à l'aise face à ces visages que je ne reconnaissais pas. Mais beaucoup ont aimé, et je pense qu'il faut le voir pour se faire son propre avis.

Je ne crierai pas au miracle, ni au scandale d'ailleurs, mais s'il a été tout à fait plaisant et divertissant j'ai tout de même trouvé que ce film se la jouait trop action à l'américaine, trop gags, trop trop. Ça ne m'empêche pas d'attendre les prochains, que j'irai sûrement voir avec plaisir, mais à choisir, je me repasserai plutôt cent fois la série animée que ce film un peu surfait.

Ma note : 7/10



Titre original : The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn
Long-métrage Néo-Zélandais, Américain
Genre : Aventure, Animation, Action
Durée : 01h46min
Année de production : 2011
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Date de sortie en France : 26 octobre 2011


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mardi 15 novembre 2011

Le Mage du prince,
de Karen Miller

Reçu le mardi 15 novembre 2011, 6 reviews
Résumé :
Au Royaume de Lur, une immense barrière magique protège les habitants des ravages du sorcier Morg depuis six cents ans. Les Doranens gouvernent le royaume grâce à la magie tandis que les Olkens ont interdiction absolue de l'utiliser... sous peine de mort. Le jeune Asher a quitté sa famille de pêcheurs pour faire fortune à Dorana, la capitale. Très vite, il devient l'assistant du Prince Gar et apprend la vie de château. Ses origines modestes et sa gouaille lui valent l'inimitié de bon nombre de nobles à la cour. Mais dans l'ombre, on veille sur lui : une confrérie secrète attend l'avènement d'un mage innocent qui sauvera Lur des Derniers Jours. En attendant, Asher a bien du mal à éviter les pièges que lui tend, jour après jour, l'entourage de la famille royale...

Mon avis :
Je n'aurais sans doute jamais eu l'opportunité de lire ce livre aussi tôt si Lyra n'avait pas, quelques semaines à peine après me l'avoir sournoisement offert en cadeau, proposé que l'on fasse une lecture commune dessus. "Encore de la fantasy," soupirai-je. Les première pages sont affreusement clichées en plus. Et puis soudain, le déclic, et 600 pages plus tard, j'abdique : c'était bien une bonne idée !

L'histoire est celle d'Asher, un pêcheur qui décide d'aller travailler à la capitale pendant un an dans l'espoir d'y gagner assez d'argent pour acheter un bateau à son père et lui à son retour. Dès ses premières minutes en ville, il se retrouve dans les pattes du Prince, qui pour le récompenser de son aide lui offre un poste à ses écuries. Puis comme assistant dans la tâche d'arbitrer les affaires des habitants. Asher et son franc parler, ses sautes d'humeur et sa sympathie va déstabiliser le Prince et le faire enfin sortir de son retranchement. Mais certains ne voient pas d'un bon oeil sa présence, et d'autres son persuadés que la fin des temps approche, et que c'est lui qui devra les sauver du chaos.

Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais en le commençant mais pour avoir lu pas mal d'avis positifs dessus, je me doutais qu'il avait quelque chose de spécial. Ce quelque chose, ce sont ses personnages, et ça tombe bien car rien n'est plus facile que de me conquérir avec de bons personnages. Asher est tout de suite attachant, un peu anti-héros sur les bords mais quand même courageux et avec un sens aigu du devoir. Ou alors une passion pour les salaires élevés, à voir. Le prince Gar, surnommé l'estropié car incapable de pratiquer la magie que possèdent les membres de la famille royale, s'avère être un compagnon agréable avec du potentiel, bien que l'on regrette qu'il soit souvent bien trop passif et soumis avec son entourage.

Hormis nos deux héros, il y a la belle et froide Dathne, obsédée par sa prophétie et le destin de Lur, qui j'espère se montrera un peu moins passive dans le second tome. Matt, l'écuyer qu'elle harcèle sans merci, est le profil typique du meilleur ami au bon coeur qu'on aime avoir avec soi. Quant aux méchants, ce sont tous des gros méchants comme dans les contes, de vils magiciens, des fouineurs machiavélique... nécessaires sans être agréables, selon moi.

Du côté de l'histoire, par contre, c'est là que le bât blesse. On pourrait en quelque sorte dire qu'il ne se passe rien dans ce premier tome - il s'agit juste de l'arrivée et de la mise en place du quotidien d'Asher, ni plus ni moins - mais ce ne serait pas tout à fait exact. À chaque fois qu'un évènement important ou un retournement de situation se produit... on le voit arriver à des kilomètres. Pour l'effet de surprise, on repassera.

Cela dit, si vous n'êtes pas des accros au suspense, je vous suggère très fortement de vous laisser tenter. Les pages, bien que nombreuses, filent à toute vitesse, et Asher est vraiment un excellent personnage apportant avec lui plein d'humour et de bonne humeur. J'ai rarement autant ri avec de la fantasy, et je ne compte pas me priver de lire la suite !

Ma note : 8/10

Je peux déjà vous dire que ma petite Lyra est emballée elle aussi mais si vous voulez savoir pourquoi, ne traînez pas à faire un tour sur son article !



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vendredi 11 novembre 2011

Firefly/Serenity,
de Joss Whedon

Reçu le vendredi 11 novembre 2011, 7 reviews
Synopsis :
Le capitaine Malcolm Reynolds est un vétéran endurci, qui eut le tort de choisir le mauvais camp dans la guerre galactique. Les armes se sont tues, l'ordre règne sous l'autorité de l'Alliance, et Malcolm le rebelle s'est lancé dans de nouvelles aventures aux commandes du vaisseau Serenity.
A l'école des futures élites, la jeune River manifeste également une farouche indépendance d'esprit. Ses facultés télépathiques et ses dons de lutteuse inquiètent les dirigeants. Ceux-ci ont choisi de mettre l'adolescente au secret. Une équipe médicale s'efforce de modeler son esprit et de juguler ses "mauvaises tendances" par l'administration de drogues.
Lorsque son frère, Simon, l'extrait de force du Centre de Conditionnement et se réfugie avec elle à bord du Serenity, l'Alliance est bien déterminée à les retrouver et les neutraliser...

Mon avis :
Comment ça, la série est sortie il y a presque dix ans ?! Mieux vaut tard que jamais, non ? Et puis je suis sûre que parmi vous, il y en a au moins quelques-uns qui n'en n'ont jamais entendu parler, et au moins quelques autres qui vont subitement avoir une furieuse envie de la revoir. Alors, vous avez vu cette bonne action que je suis en train d'accomplir ?

Je vous ai mis le synopsis du film qui clôt la série mais ne vous en faites pas, il n'y a pas de spoilers. C'est aussi la première fois que je viens vous parler d'une série et pourtant, j'en regarde un paquet. Celle-ci m'a laissé l'impression qu'elle voulait qu'on parle d'elle, qu'on s'indigne qu'elle se soit terminée après une seule toute petite saison, et qu'on fasse cinq minutes l'apologie de ses qualités que le synopsis ne laisse pas présager.

Si comme moi, vous y voyez un Battlestar Galactica like (je n'ai rien contre cette série, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit), vous vous trompez ! Il faut au moins regarder les deux premiers épisodes pour se faire une bonne idée du potentiel de ce vieux vaisseau un peu crasseux et de son équipage vaguement improbable. Mal est un cow-boy du futur, accompagné de sa fidèle Zoé et de Jayne, ce bon vieux Jayne, vénal comme pas deux, idiot comme ses pieds et pervers - bref, mon type de personnage préféré, avouons-le.



Les autres occupants ont aussi leur charme, chacun différent, équilibrant de leur mieux cet étrange mode de vie qu'ils partagent à bord de Serenity. Les épisodes alternent entre des aventures à bord du vaisseaux et d'autres à la surface de diverses planètes, atteignant un juste milieu entre la familiarité et la nouveauté. Si certains scénarios restent des classiques, c'est l'attachement aux personnages qui les font passer comme une lettre à la poste.

Je n'ai pas besoin de vous raconter la frustration que l'on ressent après seulement 15 petits épisodes et un film (plutôt centré sur River, d'ailleurs) qui laissent derrière eux trop de mystère, trop de zones d'ombres et un affreux goût de trop peu. Parfois, on se demande ce qui leur passe par la tête à mettre fin aux rares séries intéressantes qui sont produites...

Ma note : à voir absolument



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mardi 8 novembre 2011

Contagion,
de Steven Soderbergh

Reçu le mardi 8 novembre 2011, 5 reviews
Synopsis :
Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

Mon avis :
Ce film est du genre de ceux qu'on ne peut pas manquer, grâce aux multiples minois connus collés sur l'affiche pour crier "venez voir mon film plein de stars !". Pourtant, sous ses couverts de blockbuster sensationnel - enfin, j'espère qu'il a fait sensation chez vous, ce qui n'est pas le cas dans ma contrée gelée -, ce film n'est qu'un autre scénario catastrophe de plus, avec son épidémie mystérieuse et sa population qui panique. Du déjà vu, mais plein de minois connus, est-ce que ça excuse tout ?

Personnellement, je n'ai pas envie de lui excuser grand chose. L'idée de départ était bonne, le développement n'était pas mal non plus, les acteurs plutôt convaincants et même certaines situations bien trouvées. Mais alors qu'est-ce qui cloche ? Eh bien, j'ai trouvé qu'il ne s'y passait rien. Sans vouloir vous spoiler, on pourrait résumer le scénario en trois mots : épidémie - panique - vaccin. Je sens déjà que vous tremblez d'excitation face à ce programme de folie, n'est-ce pas ? Chacun de ces aspects est cela dit traité de façon relativement réaliste et fouillée, mais c'est d'un pragmatisme et d'une banalité tellement flagrante que je ne vois pas vraiment l'intérêt de se déplacer pour ça.

En fait, en enlevant les rôles de Marion Cotillard et de Matt Damon (ainsi que celui de Jude Law, si on aime les fouineurs), qui apportaient une petite diversion appréciable au scénario de base, on se croirait dans un documentaire informatif du ministère de la Défense : "ce qu'il faut et ne faut pas faire en cas d'épidémie". Pour un documentaire, je l'aurais trouvé particulièrement réussi. Pour un film de 68 millions de dollars ? Ils auraient pu trouver mieux. Il aurait pu trouver une idée originale, une fin sensationnelle, un déroulement plein de suspense.

L'original, le suspense et le sensationnel, je crois qu'on peut s'asseoir dessus. Les acteurs sont bons, parce que ce sont de bons acteurs, et leurs fans seront contents de voir leur tête. L'histoire tient la route, parce que tout de même, monsieur Soderbergh s'est un peu cassé le beignet sur les recherches et compagnie. Certains y trouveront sûrement de l'émotion si les morts innocentes vous émeuvent. Je ne sais pas ce que j'y ai trouvé, d'une part pas grand chose à redire, et de l'autre pas grand chose à en dire.

C'était tellement palpitant que j'ai failli m'étouffer avec un pop-corn, rendez-vous compte.

Ma note : 5/10



Long-métrage émirati, américain
Genre drame, thriller
Durée : 01h46min Année de production : 2011
Distributeur : Warner Bros. France
Date de sortie en France : 9 novembre 2011


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vendredi 4 novembre 2011

Uncle Montague's Tales of Terror,
de Chris Priestley

Reçu le vendredi 4 novembre 2011, 8 reviews
Summary :
Assis dans une vieille maison froide et qui craque, caché derrière un bois d'arbres morts, le jeune Edgar ne se lasse pas des histoires étranges et effrayantes que lui raconte son oncle Montague. Mais alors que les histoires s'enchaînent, il semblerait que quelque chose de sinistre rôde dans les environs. Les histoires qui font froid dans le dos de l'oncle Montague auraient-elles quelque chose - ou quelqu'un - en commun ?

Mon avis :
Halloween, ce n'est pas encore fini ! À l'occasion d'une lecture commune avec ma chère Nathalie, j'ai prolongé le plaisir de l'ambiance d'Halloween en me plongeant dans ces histoires délicieusement effrayantes que l'oncle Montague raconte à son neveu Edgar. Classées jeunesse, elles ne manqueront pourtant pas de dresser les cheveux sur la tête des plus grands. Je ne sais pas vous, mais je vais dormir la lumière allumée quelques jours...

Bon, d'accord, j'exagère peut-être un peu, mais à peine ! Si vous trouviez déjà que les contes de Grimm n'étaient pas très réjouissants, ceux-là à côté les font passer pour des berceuses. Oncle Montague habite dans une très vieille maison où il n'y a pas l'électricité, où tout grince et craque et secoue les portes, et où Edgar vient se réfugier lorsqu'il est en manque d'histoires. Pour chaque objet insolite qui réside dans le bureau de l'oncle Montague, une affreuse histoire y est rattachée, se terminant le plus souvent par la mort ou le décès de son protagoniste...

D'habitude, dans les histoires pour faire peur aux enfants, on retrouve le schéma habituel de l’événement fantastique suivi par un moment effrayant, et qui se révèle finalement bénin car tout finit bien. Ici, rien ne finit bien, les enfants font souvent preuve de trop de curiosité ou de désobéissance et quelque part, ils récoltent ce qu'ils ont semé... À chaque chapitre, une nouvelle histoire vient conter le destin tragique d'un petit héros de plus, et Edgar se délecte de ces histoires qu'il juge inventées de toutes pièces. Ce n'est pourtant pas ce que son oncle lui affirme !

Le mélange entre les histoires et le récit au présent de la visite d'Edgar au manoir de son oncle est tout a fait plaisant, chacune offrant une sorte d'interlude à la trame principale que l'auteur ne manque pas d'étoffer. D'où viennent tous ces bruits, ces silhouettes dans les bois, à quoi ressemble vraiment Franz, à qui appartiennent tous ces objets que l'oncle Montague pense hantés ? Si les réactions d'Edgar restent très enfantines, on se prend rapidement au jeu de cette ambiance morbide, à en avoir soi-même la chair de poule lorsqu'il est question d'un nouveau fantôme au visage écorché...

Bien qu'il s'agisse du premier tome d'une série, il couvre parfaitement l'histoire de l'oncle Montague grâce au dernier chapitre plus personnel et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Les illustrations en noir et blanc de David Roberts collent parfaitement à l'ambiance glauque du récit, et on regretterait presque de ne pas en avoir plus ! Comme le dit si bien Nathalie dans sa chronique, c'est un livre parfait pour lire aux enfants au coin du feu. Enfin, ne vous étonnez pas s'ils arrêtent de grimper aux arbres après ça !

Ma note : 8/10

Et si l'an prochain, on remettait ça avec Tales of Terror from the Black Ship ?



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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
All images © the incredible Shaun Tan