lundi 31 octobre 2011

Vampires and Volts,
de Marcus Sedgwick

Reçu le lundi 31 octobre 2011, 3 reviews
Résumé :
Faites connaissance avec la merveilleusement bizarre famille des Otherhand et leur dévoué gardien Edgar le corbeau, et découvrez les sombres secrets du château Otherhand.
C'est Hallowe'en et les Otherhand participent à la Chasse Annuelle aux Citrouilles. Et il faut s'occuper des préparations pour le Grand Ball de Halloween. Minty est toute agitée. Solstice est occupée à pulvériser des fausses toiles d'araignée un peu partout. Valevine est en charge de désorganiser les plans de tout le monde, et Cudweed semble plus affamé que jamais et étrangement préoccupé par des "cerveaux frais". En fait, lorsque Silas, le petit frère oublié de Valevine, arrive avec son groupe, les Otherhand auraient mieux fait de surveiller la liste des invités. Il ne faut pas longtemps au futé Edgar pour se rendre compte que les vampires sont de la partie et qu'ils n'ont pas tous de fausses dents...

Mon avis :
It's Hallowe'en!! Yiha!
Rien de tel pour fêter dignement cet évènement qu'un livre de saison, à la belle couverture orange ornée de citrouilles. C'est Hallowe'en aussi chez les Otherhand, qui préparent une chasse au potiron, un grand bal costumé, et accessoirement, une chasse aux vampires qui n'était pas au programme ! Faites attention à ne pas vous prendre une citrouille particulièrement squishy sur la tête et joignez-vous à Edgar pour sauver la famille d'un nouveau péril !


Pumpkin Brains! Pumpkin brains everywhere! Orange, gooey, stringy, chewy, crunchy, slimy, smelly pumpkin brains.
Un début qui met bien dans l'ambiance ! Au château Otherhand c'est la fête, comme tous les ans pour Hallowe'en ! La chasse aux citrouilles est prise très au sérieux par cette famille loufoque, et lorsque Valevine annonce avoir joué des coudes (ou de l'allumette...) pour organiser le grand bal de Hallowe'en, le château est en ébullition pour terminer les préparatifs à temps. Sauf que comme le dit ce bon vieux Edgar, ce bal n'est que le début des ennuis : une suite de décès mystérieux parmi le personnel de maison laisse présager que des vampires rôdent entre les murs...

Si vous n'avez encore jamais passé la soirée plongé dans les aventures d'Edgar et de la famille Otherhand, vous ne savez pas ce que c'est que de s'offrir un bon moment de détente avec une histoire drôle, originale, pleine de rebondissements et de mauvaise foi de corbeau grincheux. Il serait temps d'y remédier ! Ce tome, bien que faisant partie d'une série, peut très bien se lire seul : on y trouve une courte présentation des personnages, des lieux, un mystère qui apparaît et se résout dans les dernières pages. Bref, un excellent moyen de se distraire dans l'ambiance de saison !

Le style reste comme toujours le point fort de cette série, grâce à son corbeau narrateur qui n'en rate pas une pour lancer une pique ou une note d'humour sur ses petits protégés. Il perd aussi un peu la tête, il faut excuser ses divagations... L'intervention de l'oncle Silas avec son groupe déjanté apporte sa petite touche de fraîcheur à l'histoire, et ce mélange de renouveau et de familiarité permet de retrouver ses personnages préférés sans s'ennuyer pour autant.

Some of the statues around the castle need to be seen to be believed. And some can't be believed even when seen, like the hippopotamus being squashed by what appears to be a lemon meringue pie.

Grâce aux petites anecdotes et illustrations sur le château et ses occupants, on a le sentiment d'être plongé dans un univers à multiples facettes où il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir, en plus de l'histoire propre à chaque volume. Parfait pour tous les âges, c'est aussi l'occasion de se mettre à l'anglais pour y apprendre de nouvelles expressions excentriques qui ne manqueront pas d'impressionner votre entourage.
Et cette première phrase, ça ne vous rappellerai pas un certain "crunchy, creamy, cookie, candy, cupcake" ?

Ma note : 8,5/10

Ce volume est le quatrième d'une hexalogie, dont vous trouverez ici les chroniques du premier, second et troisième tome, et celles de la suite bientôt ! Et pensez à faire un tour sur le site de la saga pour y lire quelques extraits !




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jeudi 27 octobre 2011

Drive,
de Nicolas Winding Refn

Reçu le jeudi 27 octobre 2011, 5 reviews
Synopsis :
Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide de lui venir en aide, mais l’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un.

Mon avis :
Je ne sais pas si vous avez déjà vu la bande annonce de ce film, mais j'en ai rarement vu des qui desservent autant la version longue. Bien que les critiques étaient toutes positives à son sujet, j'avais l'impression que ce serait typiquement un film pour mec, avec des voitures, des malfrats et des jolies filles — pas vraiment mon genre, donc. Eh bien raté, ce n'est pas du tout ça. Il suffit d'ignorer toutes les communications à son sujet et y aller, et ouvrir grand les yeux, et se dire "ah, c'était donc ça."

"Ça", c'est une surprise. Si vous n'avez pas lu le synopsis ci-dessus, c'est bien. Si vous l'avez fait, ce n'est pas grave. Dites-vous juste que ce film est à propos du type le plus bizarre et moins bavard de la planète, qui aime conduire, qui aime une fille mariée, et qui aime qu'on ne lui cause pas d'ennuis. Mais que lorsqu'on lui cause des ennuis... on n'en ressort pas indemne, c'est le moins qu'on puisse dire.

Je crois que je n'ai jamais vu de personnage aussi dérangeant que celui interprété par Ryan Gostling. Pas qu'il soit spécialement tordu, au contraire : c'est un jeune homme normal, qui conduit pour des scènes de poursuites ou de cascades, et qui travaille dans un garage. Il tombe amoureux de sa voisine, rien de bien extraordinaire. Non, ce qui est étonnant, c'est qu'il ne dit presque jamais rien, mais on comprend tout. Il se contente de quelques mots, de regards appuyés, et d'une conduite chargée d'émotion. Parfois il tue des gens, sans rien dire non plus. Il ne change même pas de fringues quand elles sont couvertes de sang. Non, vraiment, ce type... quel ovni.

À côté de lui les autres personnage sont d'un ordinaire surprenant. Des malfrats qui ressemblent à des malfrats, se comportent comme des malfrats et magouillent comme des malfrats, une fille jolie mais pas trop, innocente comme tout, des mecs complices qui sont perdus d'avance... un ordinaire qu'on ne voit pas d'ordinaire, et qui se mèle étrangement bien à cette ambiance sombre et lente du film. Beaucoup de contemplation, de silences, de bains de sang aussi brefs que sauvage. La musique 70's qui accompagne le tout est parfaite (et parfaitement kitsch) et j'en ressort toute troublée, ravie d'avoir sauté le pas.

Ma note : 8,5/10

Pas de bande annonce, ça ne servirait à rien, mais un peu de musique (du film, bien sûr), ça ne fait pas de mal !



Long-métrage américain
Genre : Action, thriller
Durée : 01h40min
Année de production : 2011
Distributeur : Wild Side Films / Le Pacte
Date de sortie en France : 5 octobre 2011

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mardi 25 octobre 2011

Les étranges talents de Flavia de Luce,
de Alan Bradley

Reçu le mardi 25 octobre 2011, 5 reviews
Résumé :
Été 1950. Le paisible manoir de Buckshaw est agité par de surprenants événements. Un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d’un plant de concombres, et le maître de la famille, le colonel de Luce, n’est plus lui-même. Le plus mystérieux ? Quelqu’un a subtilisé un morceau de l’écœurante tarte à la crème de Mme Mullet.
Avec son œil affuté et son laboratoire de chimie, c’est Flavia, l’une des trois filles de Luce, qui va mener l’enquête dans le passé tourmenté de son père.

Mon avis :
Impossible de passer à côté de ce titre qui a suscité l'engouement à sa sortie (j'ai même eu la chance de le gagner), et pourtant il m'a fallu bien longtemps pour me décider à le lire. Une histoire de jeune fille curieuse qui mène l'enquête pour trouver le coupable du meurtre qui a eu lieu dans le plan de concombre, c'est alléchant, non ? Avec sa couverture aux airs de famille Addams, ce livre avait tout pour me plaire. Tout, ou presque.

Flavia de Luce est un peu le petit génie incompris de la famille. Depuis la mort de sa mère, Harriett, son père le colonel de Luce passe le plus clair de son temps avec ses timbres, ou à méditer dans la vieille voiture qui prend la poussière au garage. Ses deux sœurs Fély et Daffy ont des préoccupations à des kilomètres des siennes et ne cessent de lui faire la vie dure. La cuisinière madame Mullet fait des tartes répugnantes. Il n'y a qu'avec Dogger le jardinier qu'elle s'entend, bien qu'elle préfère passer son temps dans son laboratoire de chimie qu'à papoter avec quiconque.

Oui, la chimie, c'est un peu la grande passion de Flavia. Carrément envahissante, je dirais même. Elle nous parle de ses poisons - sa passion -, ses solutions, son thé en éprouvette, ses antidotes, la formule de ci ou ça, et au bout d'un moment ça en devient un peu lassant. Car en plus de la chimie, on a aussi souvent le droit aux informations capitales comme le nom de l'inventeur de la machine à découper les céréales (ne la cherchez pas, c'est juste un exemple) qui ont tendance à rendre ce côté pédagogique absolument barbant. Je dois être trop vieille pour ça, je crois.

Mais heureusement qu'il y a le meurtre, l'enquête, les suspects et les fausses pistes pour faire oublier tout ça ! Il y a peu de temps pour s'ennuyer alors que la demoiselle court d'un village à l'autre pour confirmer ses soupçons et récolter de nouveaux indices. Le suspense ne fait pas long feu pour peu qu'on réfléchisse un peu, mais les rebondissements sont bien trouvés et la jeune enquêtrice sait se montrer sympathique sous ses airs de je-sais-tout quand elle veut.

Ce livre est le premier d'une série (4 tomes parus en anglais) où Flavia de Luce semble résoudre un nouveau mystère à chaque épisode. Si elle ressemble en quelques points aux Raven Mysteries de Marcus Sedgwick (mon chouchou du moment), il lui manque cependant l'humour et le décalage nécessaire pour en faire une saga vraiment attachante. Pas très tentée par la suite pour le moment, mais je pense que les plus jeunes y trouveront leur compte - une bonne idée cadeau avec les fêtes qui approchent !

Ma note : 7/10



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jeudi 20 octobre 2011

Le dernier des vampires,
de Willis Hall

Reçu le jeudi 20 octobre 2011, 9 reviews
Résumé :
Pour les Hollins, quinze jours de vacances, c'est l'aventure, surtout quand on ne sait pas lire une carte ! Un soir, ils plantent leur tente au pied d'un château biscornu. Une étrange musique s'échappe d'une tourelle, dans la nuit des yeux luisent... Qui est donc le mystérieux comte Alucard qui règne sur ces lieux non moins étranges ?

Mon avis :
La première fois que j'ai lu ce livre, je devais être tout juste assez haute pour pouvoir l'attraper dans la bibliothèque. Si on en juge l'état de sa couverture, je l'ai maintes et maintes fois relu depuis... et aujourd'hui, j'ai bien envie de vous en parler. Parce qu'il y a des livres comme ça qui, inconsciemment, ont sûrement beaucoup joué sur notre développement littéraire (et le reste aussi), et on ne peut pas s'empêcher d'essayer de convaincre tout le monde de les lire. Et je veux vraiment, vraiment vous convaincre de lire celui-ci !

Les Hollins, c'est un peu cette famille anglaise très typique, qui part tous les ans à Crabton-sur-mer, mène sa petite vie ennuyeuse et mange du boeuf en gelée. Mais depuis le jour où Euphémia Hollins est entrée dans une agence de voyage, elle ne pense plus qu'aux Caraïbes, Acapulco et autres destinations de rêve... en guise de rêve, cette année, les Hollins vont visiter le Continent. L'Europe. Après avoir pris à gauche en Belgique, ils perdent un peu de vue le pays dans lequel ils sont, mais heureusement qu'au détour d'une lugubre forêt, un champ parfait pour y planter la tente se découvre à eux. Et avec ce ravissant château à côté, pas moyen de faire plus pittoresque !

Avant, les vampires, c'était bien. C'était des types vieillots qui portaient des capes, se transformaient en chauve souris et mangeaient des fruits. Enfin, non, pas tous, mais Alucard, lui, s'est mis aux fruits pour changer de cet infâme sang humain. Pas de chance pour lui, les habitants du village ne veulent rien savoir, et surtout pas qu'il existe, sinon... Mais l'arrivée de la famille Hollins, et surtout d'Edgar (qui a tout de suite deviné qu'Alucard, c'est Dracula à l'envers), va remuer son morne quotidien.

Vous l'avez compris, les personnages de cette histoire sont hauts en couleur, et on ne s'ennuie pas une minute à leurs côtés. Albert qui parle dans toutes les langues aux villageois pour ne pas révéler qu'il est perdu, Euphémia qui nourrit les loups de la forêt en protestant que les gens du château s'occupent mal de leurs chiens, le conte Alucard toujours caché dans son armoire et Edgar qui joue aux aventuriers dans le château... et je ne parle pas des villageois paranoïaques et des loups idiots qui apportent aussi leur point de vue !

Bien sûr, l'histoire est courte (comptez une heure), les "révélations" assez légères une fois qu'on a dépassé la quinzaine, mais l'humour, lui, est intemporel, les situations rocambolesques excellentes, l'action omniprésente et la fin loin d'être prévisible. À chaque relecture je retombe en enfance, attendant avec impatience les meilleurs moments et riant toujours aux mêmes blagues... oui, il fut un temps où les vampires, c'était bien. Ce livre est fait pour vous si vous en doutez encore !

Ma note : 10/10 (lisez-le !)

Attendez, j'ai oublié de vous parler des super illustrations en noir et blanc, du Majestic, des pêches au sirop, des fourches et des pieux... oh et puis zut, vous verrez bien !


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mardi 18 octobre 2011

Stardust,
de Neil Gaiman

Reçu le mardi 18 octobre 2011, 4 reviews
Résumé :
Dans la campagne anglaise, à l'aube de l'ère victorienne, la vie s'écoule paisiblement au petit village de Wall, ainsi nommé du fait de l'épaisse muraille qui ceint le hameau et le sépare de la forêt du Pays des Fées. Le jeune Tristran Thorn se consume d'amour pour la belle Victoria Forrester, qui ne le lui rend guère. Une nuit, alors qu'ils contemplent le firmament, une étoile tombe du ciel...

Mon avis :
Ce livre traînait dans ma bibliothèque depuis un moment et j'attendais une occasion spéciale pour le lire. Souvenez-vous, l'an dernier, Lalou avait gagné ici une version similaire illustrée, et alors que je m'attendais à ce qu'on s'en charge en lecture commune, c'est ma petite Lyra qui l'a doublée. Et contrairement à ce que je craignais, je n'ai pas mis si longtemps à le lire ! Un Gaiman de plus à mon actif, un Gaiman de moins dans ma PAL... peut-être pas le meilleur, j'en ai peur.

Au village de Wall se trouve un mur qui le sépare de Faery, un monde plein de magie et de secrets. Tous les neuf ans, un marché est organisé à la lisière du mur, où des habitants des deux mondes se rencontrent exceptionnellement. Cette année, Tristran Thorn va profiter de l'occasion pour partir à l'aventure dans le monde de Faery, à la recherche d'une étoile filante qu'il a promis à sa dulcinée en échange de son coeur. Mais le chemin est long pour la trouver, et il n'est pas le seul à chercher l'étoile filante pour satisfaire ses intérêts. Une sorcière et ses deux sœurs veulent son cœur pour retrouver leur jeunesse, alors que les héritiers de Stormhold recherchent le médaillon qu'elle possède pour pouvoir accéder au trône du royaume...

Bon bon, un conte de fée pour adulte. Pourquoi pas ? Il y a les créatures de la forêt, les licornes, les sorcières et les artefacts magiques... oui, c'est bien un conte de fée. Mais pas de joyeuse promenade dans la forêt : il est question ici de trahisons, de meurtres, d'actes égoïstes et cruels. Bref, ce n'est pas une aventure de tout repos... et pourtant, j'ai eu le sentiment qu'il ne s'y passait grand chose. Comme si tout le monde se contentait d'avancer, d'accomplir son destin, et voilà.

D'autant que les personnages n'aident pas vraiment à s'attacher à l'histoire. Bien qu'ils soient tous vaillants, originaux, avec leur caractère propre et leur histoire, il leur manque ce petit quelque chose qui fait qu'on les trouve touchants, qu'on s'identifie à eux. Sans être de purs personnages de conte, puisqu'on suit leurs erreurs, leurs déceptions et leurs doutes dans cette quête qui les fera petit à petit évoluer, la façon dont ils agissent semble aussi détachée que celle des personnages de Grimm. Si l'histoire ne manque pas d'aventure et de magie, elle manque très certainement de sentiments et d'émotion.



Et en y réfléchissant, c'est sûrement l'une des marques de fabrique de Gaiman. Lui qui sait raconter les histoires comme personne et dont l'imagination semble sans fin n'a jamais pu m'arracher un sourire ou une larme. Il parvient toujours à tromper l'ennui du quotidien, à apporter un peu de magie dans nos vies le temps d'une lecture, à nous tenir en haleine le temps de quelques passages, mais une fois le livre refermé, il manque l'envie de le rouvrir. Stardust est un parfait conte de fée pour adulte, qu'on lit le soir pour se changer les idées, et qu'on referme le matin, déjà oublié.

Ma note : 7/10

N'oubliez pas de passer chez Lyra pour voir ce qu'elle en a pensé, et pendant que vous y êtes, profitez-en pour faire un tour sur Beware of the Froggies où vous pourrez en savoir plus tout en travaillant votre anglais !


J'ai eu la chance de lire cette magnifique édition illustrée par Charles Vess, que je recommande chaleureusement pour le simple plaisir de regarder les illustrations se succéder au fil des pages, collant parfaitement à l'ambiance du livre. Les amateurs du septième art auront sûrement vu le film adapté de ce livre il y a quelques années, très différent dans son développement sans toutefois se démarquer totalement du livre. Si comme moi, vous n'avez pas été très emballé par celui-ci et que vous aimez les pirates, regardez-le, vous ne serez pas déçus !

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jeudi 13 octobre 2011

Un bon coup de swap...
[... et ça repart]

Reçu le jeudi 13 octobre 2011, 7 reviews
Ya des jours comme ça, on n'a pas le moral, il fait trois degrés alors que c'est sensé être l'automne, la fermeture éclair du blouson reste coincée, toutes les biscottes sont cassées en deux... pour ces jours là, heureusement, on a inventé les Morues. C'est pas grave si vous n'aimez pas le poisson, ne partez pas. Ces morues là, elles sont sans odeur (enfin...), sans écaille et les yeux presque pas globuleux (pas de chance, on ne recrute plus). Et puis de temps en temps, à manger trop de brandade, elles se mettent à faire des plans sur la comète, et c'est comme ça qu'on se retrouve avec d'énormes swap sur les bras. Franchement, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire parfois...

La dernière fois, souvenez-vous, je m'étais faite envahir par les petites affaires de Guu, qui avait peur que je meure de faim. Visiblement, elles se sont passées le mot avec Erato parce qu'il y a de quoi nourrir une armée dans ce paquet... mais chut, suspense. Lisez plutôt.

Mercredi dernier, en plein webséminaire, un énorme colis arrive. Impossible de résister à la tentation. Lyra réclame de squatter la webcam, moi le balcon, le chat le carton, et tout le monde se retrouve sur la moquette à déballer comme des fous. Non, en fait c'est moi qui déballais tout comme une folle. J'ai dis que c'était mon colis ? C'est mon colis.
D'abord, on sort tout. Trouze mille paquets, à deux-trois limaces près. Tout est emballé, même des mini trucs tous ronds scotchés de partout.
J'avoue, j'admire.


Notez les étiquettes, qui aident beaucoup à deviner le contenu.

Je lis la carte : "J'espère que ça te plaira, j'ai complètement oublié ce que j'ai emballé, débrouille-toi, bisous." Ok, super. Je décide d'ouvrir par représentant d'étiquette : Barbe Noire, Barbossa, et puis ce qui reste ensuite parce que je ne reconnais personne. Jack est absent. Je la soupçonne de faire de la rétention d'autocollant Panini. Lyra se moque de moi. Tout va bien.
J'essaye de deviner avant chaque ouverture de paquet, pour le fun. "Une kimidoll !" raté. "Un livre !" raté. "C'est mou, euh, des chaussettes !" ah, enfin ! Je m'extasie sur tout, reste perplexe parfois, lutte pour ne pas engloutir les sablés parmesan moutarde et fais voler des papiers partout.
Et voilà ce que ça donne :


Ooooooh.


L'occupant du carton (désormais vide) a eu vent d'une arrivée massive de Goodies sur le canapé. Il arrive, nonchalant, prêt à y faire son marché.


On me dit dans l'oreillette qu'il n'y a rien pour moi...

Il repartira comme il est venu, déçu.
Mais détaillons plutôt tout ça :



Commençons par le plus important : la bouffe. (Moi, un ventre sur pattes ? Pas du tout.) J'avais très discrètement fait savoir que j'étais fan des sablés parmesan moutarde de Michel & Augustin, et mon appel fut entendu. Le paquet est même déjà ouvert sur la photo... oups ! Le Mont Blanc pistache, une autre de mes petites faiblesses, est accompagné d'un paquet de bonbons dur japonais à la prune qui durent longtemps (délicieux), des biscuits sablés au chocolat blanc en forme d'adorables ours polaires (j'ai des scrupules à les manger), un pot de sortes de petits choux au chocolat séchés made in Japan, du Cadbury au lait format boutons et mentos (un chocolat et ça repart !), des pom'potes que je déguste lentement et sans en perdre une miette (pluuus, il m'en faut pluuus) et enfin, un petit paquet d'agar-agar en poudre, pour que je me mette aux recettes de pudding de ma bienfaitrice.



Des livres ! (Nooon ? Siii !) On sent bien la conspiration chez les morues avec l'École des saveurs, qui sera sans doute l'un des rares livres lu (et apprécié ?) par nous huit, un policier japonais pour me réconcilier avec le genre (et que je zyeutais déjà, avouons-le), un autre policier un peu déjanté qui me faisait aussi envie (fidèle à elle-même, la mini-morue tente sans vergogne de me convertir à sa passion) et enfin, mais pas des moindres, le premier tome de A comme Association. Mais ça ne va pas du tout, ça ! Comment je vais faire pour tenir sans la suite, moi, maintenant ?!



Et enfin, ce que je préfère, les conneries ! (oh, quelle vulgarité !) Une petite carte marrante (vous savez, celle qui parle de l'amnésie de l'emballeuse...), une autre très old school, un marque page en métal tout fin (je ne suis pas une emo !), un album de photos marrantes de Rango (Rangoooo, Rangooooo ♫), une vache avec de l'herbe qui pousse sur sa tête (oui alors, euh, en hiver, ya pas de soleil, il fait froid... ça pousse pas des masses), des strings à orteils abeille hyper kitsch (pas moyen de deviner ce que c'était sur le moment avec Lyra), un carnet avec des chevaux (hu ?), des autocollants Jack Sparrow (c'est donc là qu'ils étaient... et maintenant c'est moi la fangirl, damned !), et enfin, mon top 3 !
En troisième position, les expériences au crochet de la miss, version mignon chaton et joli onigiri (plus un haricot, qui serait prétendument un cœur) ; en seconde position, ce manju dans son bain qui ventouse à la fenêtre (guest star de cet article) ; et en première position, les chaussettes avec un petit cochon qui fait caca ! Lyra peut témoigner, je ne m'en remettais pas. Je ne les porterai même pas, elles seront sur l'autel des Chaussettes à Vénérer.

Et voilà chers lecteurs, c'était donc la deuxième édition du Swap de la Mort qui Tue, et je suis plus que comblée par les attention de ma swappeuse chérie. Retrouvez ceux de Guu, Sita, Lalou, Snow, Lyra, Lelf, et bien sûr Era sur leurs blogs respectifs !



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mardi 11 octobre 2011

Zombillénium 2 : Ressources Humaines,
de Arthur de Pins

Reçu le mardi 11 octobre 2011, 6 reviews
Résumé :
Tags sur les murs, avertissement du curé du coin : visiblement les esprits s'échauffent autour de Zombillénium. Quand on n'embauche que des morts (ou des sorcières !) dans une région où le taux de chômage est à 25%, il faut bien s'attendre à quelques frictions. Si l'on ajoute à ça des visiteurs une miette pénibles et des employés qui, pour être morts, n'en aimeraient pas moins prendre des vacances, on comprend que ce n'est pas trop le moment de venir parler revendications salariales à Francis Von Bloodt.

Mon avis :
J'avais complètement craqué pour le tome 1 de cette bande dessinée l'an dernier, et dire que j'attendais la sortie de la suite avec impatience est un faible mot. C'est ma chère Era qui a servi de courrier-relais pour me permettre de l'avoir entre les mains, et je me suis littéralement jetée dessus à peine le paquet ouvert. Verdict ?

Si vous n'avez pas lu le premier tome, j'ai presque envie de dire que ce n'est pas grave. L'histoire est celle d'un jeune garçon que ses charmants parents emmènent fêter son anniversaire à Zombillénium, où il va découvrir d'intéressants détails sur sa personne. Ajouté à cela une bande de vandales qui filment les sous-sols du parc et quelques ennuis au sein de l'équipe des morts (plus ou moins vivants), voilà une bonne intrigue qui fera tenir 48 pages.

Oui, mais... (oh non, pas un "mais" !)
Voilà, l'histoire du premier tome était fun, originale, elle présentait plein de personnages qui sont des figures constantes du parc et on s'attendait ici à les retrouver. Eh bien non, on ne fait que survoler ces personnages pour à la place se farcir l'histoire de Tim, ses idiots de parents, et ses "problèmes" qui m'ont parus un peu trop tirés par les cheveux. Pourquoi ne pas continuer à exploiter le filon d'Aurélien, de Gretchen...? Il y a pourtant des éléments amusants dans ce tome, les réunions RH, les révoltes des locaux, mais au final elles passent au second plan et c'est bien dommage.

Je ne dirais rien sur le style graphique, si vous aimez le genre, vous aimerez : c'est tout aussi beau et soigné que les autres créations d'Arthur de Pins, que j'admire toujours autant. Et le petit journal maison (à lire après, pas avant comme je l'ai fait...) et un petit plus agréable à cette BD qui comme les autres, est toujours trop courte pour bien exploiter le potentiel de l'histoire. Il n'empêche que je n'ai pas autant rit, que les morts-vivants m'ont manqué, et que j'espère que le prochain tome reprendra la voie de raison avec un vrai fil rouge — et Aurélien en meilleure place qu'en simple guest star.

Et si elle pouvait sortir dans moins d'une éternité, ce serait parfait !

Ma note : 7,9/10


Allez, je sais que j'ai été un peu dure, mais laissez vous quand même tenter !



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vendredi 7 octobre 2011

Winnie l'ourson (2011),
de Stephen J. Anderson & Don Hall

Reçu le vendredi 7 octobre 2011, 9 reviews
Synopsis :
Un nouveau jour se lève dans la Forêt des rêves bleus. Comme à l'habitude, Winnie l'ourson se réveille avec une faim de loup et s'aperçoit qu'il n'a plus de miel. Il part en chercher, mais cela va s'avérer plus compliqué que prévu. Il commence par être interrompu en cours de route par un concours pour trouver une nouvelle queue à Bourriquet. Poursuivant son chemin, Winnie trouve ensuite un mot de Jean-Christophe où il est écrit : "Je suis sorti. Des choses à faire. Je reviens bientôt". Mais Maître Hibou interprète mal le message et raconte à tous que le jeune garçon a été enlevé par une créature mystérieuse. Winnie et ses amis se lancent alors dans une folle équipée pour le sortir des griffes d'un ravisseur imaginaire.

Mon avis :
Quoi, Winnie The Pooh ? La nana qui se repaît des romans de Brite, qui adule Sanderson et lit de la SF pour se changer les idées regarde Winnie The Pooh ? Eh oui, que voulez-vous. Quand on passe sa petite enfance à se repasser le 33 tours (ouch, le coup de vieux) pour s'endormir, ça laisse des traces. Et bien que je sois sûre que la plupart d'entre vous pense que Pooh est juste un ours en peluche stupide et ennuyeux, je suis au regret de vous dire que vous avez tort, et que si vous laissez cinq minutes de côtés vos préjugés je me ferais un plaisir de vous expliquer pourquoi.

Ce film est plus ou moins un remake du dessin animé original, réalisé en 1977. Comme ce dernier, on retrouve au début de l'histoire les véritables jouets en peluche de Christopher Robin (revampés pour l'occasion) et l'interaction entre le dessin animé et le livre (écrit par A. A. Milne) au cours du film. Disney nous a fait grâce de ses graphismes 3D & co suitants de modernité pour préserver le charme authentique de Winnie The Pooh, qui est aujourd'hui un classique des plus indémodables.

Le scénario se base sur certaines des histoires du livre mais contrairement à son prédécesseur, il prend ici quelques libertés, et c'est tant mieux. L'humour est fin et mis à l'air du temps, les chansons réduites et revues sur des airs modernes, les blagues et situations amusantes plus explicites qu'autrefois (le bon vieux gag de la porte dans la figure, le "knock knock" "who is it?" "Pooh!" "Pooh who?",...), tout en gardant des doubleurs aux voix proches des originales. On y retrouve aussi les mimiques de ce bon vieux Pooh (les sourcils !) et sa façon de se promener à travers les pages du livre virtuel et d'y mélanger les lettres.

Car il y a quelque chose dans Winnie the Pooh que vous ne retrouverez pas dans les autres dessins animés : une sorte de pédagogie subtile mais poussée sur le langage. Que ce soit dans les chansons, les enquêtes ou les interactions avec le livre, tout tourne autour des mots, des jeux aux fautes d'orthographes, des chansons à rimes aux quiproquos. Vous en connaissez vous, d'autres films pour gamins qui ne sont ni violents, ni larmoyants, ni niais, ni répétitifs, ni énervants, mais éducatifs et drôles à la fois ? Allez-y, j'attends.

J'ai personnellement été ravie par cette nouvelle version qui se veut fidèle à l'ancienne et originale à la fois, apportant de nouveaux éléments à l'histoire. La scène/chanson autour du Backson rappelle l'Étrange Noël de Mr Jack et c'est un vrai plaisir de voir ce mélange de genre opéré avec autant de brio. Petit coup de cœur pour le générique de fin à la Toy Story, où les peluches sont mises en scène dans des situations du dessin animé. C'est monsieur Lasseter que je dois remercier ?

Ma note : 9/10



Et arrêtez de croire que les trucs pour enfants ne sont que pour les enfants ! J'en connais plus d'un à qui ça ne ferait pas de mal de regarder ça en VO pour commencer...

Titre original : Winnie The Pooh
Long-métrage américain
Genre : Animation
Durée : 01h03min
Année de production : 2011
Distributeur : The Walt Disney Company France
Date de sortie en France : 13 avril 2011






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mardi 4 octobre 2011

Des livres, encore des livres !

Reçu le mardi 4 octobre 2011, 12 reviews
Septembre, c'est un peu le mois des livres ici. Il y a la rentrée littéraire, la rentrée tout court (c'était il y a longtemps...), une année de plus au compteur (ouch)... bref, plein de bonnes raisons pour recevoir de nouveaux livres. Et cette année n'est sûrement pas en reste niveau bouquins ! C'est sûr qu'avec ma PAL qui frôle la centaine, le temps fou que je mets à choisir mes prochaines lectures et l'état d'encombrement critique de mes (déjà trop nombreuses) bibliothèques, il fallait bien ça pour marquer le coup !

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, je vous parlais d'une opération organisée par PriceMinister pour faire découvrir aux blogueurs leur sélection lors de la rentrée littéraire. Pour avoir eu la chance de participer à cette sélection, ils m'ont fait parvenir trois livres que j'ai moi aussi choisi dans cette liste, et c'est la librairie Chapitre qui s'est chargée de les envoyer (jusqu'en Finlande) ainsi que ceux des 300 blogueurs participants à l'opération. Merci à eux pour cette prouesse logistique !



Quant à la petite touche de SF et à celle de BD, il faut remercier mes très chères Snow et Aceituna, qui ont mis la main à la pâte pour célébrer mon vieillissement (prématuré). Je ne vous montrerai pas le colis rempli de chocolat, de pâte d'amande et de nougat d'une certaine Laku, ce serait hors sujet... De toute façon, il n'en reste presque plus...

Edit morue : Et aujourd'hui, dans deux petits paquets froissés, sont arrivés deux beaux spécimens choisis par ma chère et tendre petite morue Lyra Sullyvan. Comment dire "mille mercis" en morue ? Blop ? Le premier (Will & Will) est à consommer immédiatement, le second à mettre de côté pour une possible lecture commune...



Edit morue 2 : Et aujourd'hui (enfin non, hier), dans deux paquets saucissonnés, sont arrivés les folies de mademoiselle c'est-presque-rien Guu et d'une de mes charmantes lectrices qui me trouve en manque de chocolat (d'habitude personne me croit !!). Pas de surprise quand on voit les albums débiles / creepy / idiots / complètement nawak qui viennent de la morue, et je vous ai fait grâce du kilos et demi de kinder qui accompagnaient la carte et le Murakami. Ce sont mes kinder.



À bientôt pour encore plus de livres !



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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
All images © the incredible Shaun Tan