vendredi 29 juillet 2011

The Time of the Ghost,
de Diana Wynne Jones

Reçu le vendredi 29 juillet 2011, 8 reviews
Résumé :
Un fantôme du futur peut-il sauver une vie dans le passé ? Le fantôme apparaît un jour d'été, seule dans un monde qu'elle a connu autrefois, au milieu de gens qui furent sa famille. Elle sait qu'elle est une des quatre sœurs, mais laquelle ? La seule chose dont elle peut être sûre, c'est qu'il y a eu un accident. Alors qu'elle lutte pour retrouver son identité, elle se rend compte qu'une force maléfique se déploie autour d'elle. Quelque chose de terrible est sur le point de se produire. Une des sœurs va mourir, à moins que le fantôme parvienne à utiliser le futur pour modifier le passé. Mais comment les prévenir, alors qu'ils ne savent même pas qu'elle existe ?

Mon avis :
Nouvelle lecture en VO pour le cercle des habitués de Livraddict, et une fois encore c'est Diana Wynne Jones qui a été retenue avec cette histoire de fantômes. Enfin, un seul fantôme pour être exact : celui d'une des sœurs Melford (mais laquelle ?) qui nous fait voyager à travers le temps pour dénouer les mystères qui entourent sa venue. Mélangeant le réel et l'imaginaire, cette histoire est un labyrinthe dans la vie de cette famille pas commune, où l'on a tôt fait de se perdre.

"Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Il y a eu un accident !" Voilà les pensées que ressassent le fantôme, celui d'une des sœurs Melford - Sally, selon elle, mais cela reste encore à déterminer. Après avoir passé du temps à tester ses "pouvoirs" de fantômes et à espionner le quotidien de sa famille, vivant dans une école pour garçons anglaise, elle va tenter de faire savoir sa présence pour leur annoncer cette terrible prémonition : il va arriver quelque chose de terrible à l'une d'elles. Et il n'est peut-être pas trop tard pour l'empêcher !

Vous me connaissez, si j'ai craqué sur le livre, c'est d'abord et surtout pour son auteur (bien évidemment) mais aussi pour sa couverture pleine de couleurs et de relief. Une histoire de fantôme, ça ne peut qu'être bien, non ? Eh bien finalement, je crois que j'ai surtout été déçue. Déçue de ne pas avoir été emportée par l'ambiance, de ne pas avoir trouvé les personnages attachants, de pas avoir senti le suspense qui donne envie de connaître le dénouement. Et pourtant les retournements de situation sont là, les révélations aussi, et le style narratif riche et plaisant de l'auteur est présent à l'appel, mais il a manqué quelque chose pour que je puisse vraiment l'apprécier.

Il faut dire que les personnages laissent une étrange image derrière eux. Sans doute à cause de la perception déformée du fantôme, on se sent dans les premières pages embarqué dans une histoire de contes de fées, avec une famille au physique invraisemblable, un chien géant, des offrandes à une déesse imaginaire... puis tout retombe. Il s'agit en fait d'une école classique, d'élèves classiques, de sœurs classiquement insupportables. On a le temps de critiquer l'atmosphère familiale assez déplaisante alors qu'elles se font maintes fois réprimander, mais au-delà du mystère qu'il instigue, ce fantôme n'est pas exactement un être exceptionnel.

Heureusement que la fin vient sauver un peu tout ça : une fois le lien fait entre la condition du fantôme et la raison de sa présence, la folle aventure des enfants pour tenter de changer le cours de l'histoire devient plus passionnante, et on se réjouit des rebondissements jusqu'à la dernière page. Cela ne suffit pas cependant à laisser un souvenir marquant ; ce livre inspire pour un mois un sentiment de confusion et de perplexité. Espérons que ma prochaine excursion dans l'univers de la grande Diana Wynne Jones sera un peu plus concluante !

Ma note : 7/10

Et vous connaissez le jeu, il est temps maintenant d'aller voir ce qu'en ont pensé les co-lecteurs : Flo_boss, Nathalie (qui apporte une excellente généalogie à l'histoire), Lyra, Heclea, Aily, Lelf.... et même Sita qui, je sais que c'est dur à croire, a terminé sa chronique avant moi ! Comme quoi... Miracles happen!



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jeudi 28 juillet 2011

Norwegian Wood,
de Tran Anh Hung

Reçu le jeudi 28 juillet 2011, 2 reviews
Synopsis :
Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.

Mon avis :
Vous vous souvenez que j'ai lu ce livre il y a quelques semaines de cela ? Une bien triste expérience, pour moi la grande amatrice de Murakami qui fut franchement déçue de cette romance plate et impersonnelle à l'ambiance aussi morne que ses personnages. Et pourtant, je tenais absolument à en voir l'adaptation qui semblait prometteuse. Après tout, les histoires lentes et contemplatives font parfois de bons films... parfois seulement, malheureusement.

L'histoire est la même que celle du livre : le narrateur, Watanabe, se retrouve après le suicide de son meilleur ami à passer ses dimanches avec la petite amie de celui-ci, Naoko. Le temps de se rapprocher et Naoko disparaît, avant de lui faire parvenir des nouvelles du sanatorium où elle tente de récupérer. Tout en lui restant fidèle, Watanabe va faire la rencontre de Midori, une fille un peu vulgaire et difficile qui va lui faire se poser des questions sur ce que l'avenir leur réserve.

S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à ce film, c'est sa fidélité à l'oeuvre originale. Les passages omis et accélérés auraient pourtant été intéressants à montrer, plus que les longues journées avec Naoko, mais il faut avouer que l'histoire tourne tout de même autour de cette relation et qu'il aurait été impossible de l'éclipser. Les décors ont un côté National Geographic par moment, qui donne envie de faire un tour dans les forêts japonaises et sur les rochers du littoral ; un bon équilibre avec les personnages qui eux, sont aussi froids et inattachants que ceux du livre, et dont on regrette rarement l'absence. Bref, il lui est fidèle en tout, y compris tout ce que je lui reprochais : sa lenteur, son manque d'action, sa froideur.

En un mot : ennuyeux. C'est ce que je retiendrais de ce film qui aurait pu être doux et poétique, et qui au final m'a paru interminable et barbant. Un échec sur lequel je ne m'attarderais pas pour autant, puisque c'est avec impatience que j'attends la sortie du nouveau livre de Haruki Murakami (1Q84) et qui sait, à la prochaine adaptation d'une de ses oeuvres, je me jetterai sûrement encore dessus !

Ma note : 6/10

Pas de place de ciné pour cette fois, les films japonais en VO non sous-titrée au cinéma c'est encore au-dessus de mes forces !



Titre original : Noruwei No More
Long-métrage japonais
Genre : Drame , Romance
Durée : 02h13min
Année de production : 2010
Distributeur : Pretty Pictures


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vendredi 22 juillet 2011

La vie de Norman,
de Stan Silas

Reçu le vendredi 22 juillet 2011, 7 reviews
Résumé :
Norman a huit ans et il est fan de films d’horreur : Freddy Krugger, Jason Vorhees et Michael Myers sont ses modèles, dont il reproduit les exploits dans la vie réelle. Jérémy, le petit nouveau qui vient d’emménager au village, rejoindra vite la longue liste des enfants disparus et ne fera plus parler de lui… Mais Garance veille ! Cette jolie blondinette, va mener l’enquête sur l’étrange absence de son petit amoureux…

Mon avis :
Comment ne pas craquer sur l'adorable petit Norman, avec son joli petit masque de tueur en série ? Je dois dire qu'une BD délicieusement glauque comme celle-ci, impossible qu'elle me passe sous le nez. D'ailleurs, entre la conspiration Lelf et le challenge d'Erato, je me suis même jetée dessus à peine reçue, et malgré sa longueur assez conséquente, j'avoue que j'en aurais bien voulu un peu plus !

Qui est Norman ? On ne le sait pas vraiment. C'est un élève d'une petite école d'un petit village, avec des photos de sa mère chez lui. C'est aussi un genre de maniaco-depressif qui adore tuer ses camarades de classe et les enterrer dans des endroits improbables. Mais manque de chance, une petite fouineuse de la classe va commencer à enquêter sur sa dernière victime, et il va avoir bien du mal à s'en débarrasser...

La première chose qui m'a attirée dans cette BD, comme toujours j'ai envie de dire, ce sont les dessins. Rien de sérieux et de très travaillé pour une fois, on est dans un style très cartoon et très mignon. Et c'est justement cette overdose de mignon sur un sujet aussi terrible qu'un tueur en série de 8 ans qui fait tout son charme. J'adore, que dire de plus. Ces petits yeux de chatons sont tout simplement irrésistibles.

Niveau histoire, il y a du bon, mais il y a un peu à jeter aussi. On sent l'attrait de l'auteur pour l'humour au second degré avec des personnages ultra clichés : la petite fille riche, la prof célibataire alcoolique, la pauvre qui ne se lave pas, le beau gosse homo... bref, une joyeuse petite troupe pas du tout ordinaire, à qui il arrive des choses pas du tout communes auxquelles on croirait presque. Le fil rouge est tout à fait sympathique, partant d'un cas assez "classique" de tueur en série pour virer vers le savant fou, le mysticisme et les enquêtes mal organisées. Bref, c'est la folie, et je ne vous parle même pas de la réanimation de boyaux en live du bac à sable.


Mais qu'est-ce qui cloche, alors ? Eh bien, tout simplement, j'ai l'impression qu'il en manque des morceaux. Qui est cette petite chose violette qui guide Norman dans ses pires actes ? Sa conscience, son démon ? Où est sa famille ? D'où vient ce zombie qui pille le frigo ? Que fait la police ? Bref, c'est mignon, c'est délirant, c'est un peu n'importe quoi, et j'ai l'impression qu'il ne faut pas se poser trop de questions pour vraiment l'apprécier. Alors j'apprécie bêtement, du coup. C'était génial.

Ma note : 8/10

Le tome 2 sort en octobre et viendra sans doute répondre à quelques unes de mes questions. Espérons-le. Sinon je vais encore devoir apprécier bêtement.

Comme je vous le disais, je profite de cette BD pour remplir mon contrat du challenge organisé par miss Lalou, où Erato m'a demandé de lire le Te de Porcinet (juste parce qu'elle voulait savoir si elle pouvait se l'acheter en anglais) et La Vie de Norman. Eh bien c'est chose faite ! Au tour maintenant de mademoiselle Guu, qui aura le choix entre Chasse au Trésor de Raphaëlle Adam et Féerie de Paul J. McAuley (mais qui pense lire les deux elle aussi). Amuse-toi bien petit guupi !



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mercredi 20 juillet 2011

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2,
de David Yates

Reçu le mercredi 20 juillet 2011, 7 reviews
Synopsis :
Le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers s'est transformé en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

Mon avis :
Harry Potter, c'est fini. Vous l'attendiez celle-là, hein ? C'était vraiment histoire de parce que soyons honnêtes, ça fait longtemps que c'est fini. Les films n'ont jamais été spécialement exceptionnels à mes yeux, des adaptations comme on en voit souvent, avec un peu plus de budget peut-être, mais ça s'arrête là. Et cette impression d'avoir l'imagination bridée par des acteurs qu'on nous impose est un tantinet désagréable... mais soit, il était de mise d'aller voir ce dernier volet quand même, pour le principe. Après tout, c'était le dernier !

Ai-je vraiment besoin de vous raconter l'histoire ? Harry, Ron et Hermione doivent retrouver les dernier horcruxes afin de détruire les "morceaux" de Voldemort et pouvoir enfin le tuer. Vont-ils réussir ? Que vous ayez lu le livre ou non, je suppose que vous le devinez... Il y aura des combats, des révélations, des larmes, de la sueur et du sang, comme dans tout bonne "bataille finale" qui se respecte, et il y aura la conclusion de ces huit interminables films, enfin là, dans presque toute sa splendeur.

Que dire sur ce film ? Il est d'une continuité étrangement linéaire avec le reste de la série, chaque film meilleur que le précédent, des acteurs qui s'améliorent au fil du temps, des effets spéciaux qui en jettent un peu. De là à dire que c'est mon préféré, je ne sais pas, mais on ne peut pas nier que David Yates a fait du bon travail. Les moments essentiels du livre sont là, même ceux que l'on n'aime pas, et on sent la volonté de respecter le travail de l'auteur plutôt que de faire un film sensationnel. Pour ceux comme moi qui n'ont pas relu la série depuis longtemps, le plongeon immédiat dans l'action est un peu rude, et un résumé des épisodes précédents aurait presque été appréciable. Seul avantage : profiter de l'effet de surprise offert par les trous de mémoire.

Certains ont regretté le manque d'émotions du film, son passage un peu trop rapide sur les drames et les exploits de certains, mais je l'ai trouvé très bien dosé au contraire. Loin d'être friande des moments larmoyants (d'ailleurs, si j'ai toujours trouvé le suspense des livres tout à fait prenant, je ne les ai jamais trouvé particulièrement émotionnels), le focus sur l'action et le "grandiose" de ce final a été tout a fait satisfaisant. Huit films plus tard, ce ne sera peut-être pas une saga que je re-regarderais souvent, mais une qui meublera sans doute avec plaisir de futures longues soirées d'hiver.

Ma note : 8/10



Titre original : Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 2
Long-métrage américain, britannique
Genre : Fantastique
Durée : 02h10min
Année de production : 2011
Distributeur : Warner Bros. France
Date de sortie en France : 13 juillet 2011

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jeudi 14 juillet 2011

Le Te de Porcinet,
de Benjamin Hoff

Reçu le jeudi 14 juillet 2011, 5 reviews
Résumé :
Dans la philosophie taoïste chinoise, le terme Te désigne la vertu du tao, son efficacité ou son application pratique. Te est indissociable du principe universel et unitaire qu'est le tao. Le sage, c'est l'homme de Te, décrit par Lao tseu dans le Tao te king et par Tchouang-tseu dans ses œuvres.
Après le succès mondial du Tao de Pooh, Benjamin Hoff poursuit ainsi sa pérégrination dans le monde de la philosophie chinoise, avec la même maîtrise des textes classiques, mais aussi la même verve et le même humour. En guise de compagnons de voyage, on retrouvera ses personnages favoris : A. A. Milne, Pooh l'ourson à la bonhomie spontanée, le morne Bourriquet, le professoral Maître Hibou, le rationnel Coco Lapin, l'imprévoyant Tigrou et bien sûr Porcinet, qui incarne mieux que quiconque le pouvoir de Te et l'harmonie avec la nature.

Mon avis :
Après mon engouement (renouvelé) pour le Tao de Pooh, il était temps de continuer l'aventure du désormais célèbre Benjamin Hoff avec cette fois-ci les aventures de Porcinet, ce très petit animal capable de grandes choses. À travers les enseignements du Taoïsme, on y découvre la "vertue", celle de ceux qui savent vivre en harmonie avec ce qui les entoure au lieu de lutter contre la nature, et les ravages déjà causés par les Bourriquets, Tigrous et autres perturbateurs de l'ordre naturel.

Ici encore, l'auteur nous expose des principes simples du Tao à travers l'oeuvre de A. A. Milne, Winnie the Pooh : Porcinet est la représention du petit animal, celui qui est persécuté mais parvient à de grandes choses grâce à sa petite taille. Mêlant pseudo-discussions avec Winnie et ses amis, humour, anecdotes, chansons et explications sérieuses de l'application du Tao, il cherche à nous ouvrir les yeux sur des comportements qui nous semblent normaux mais vont à l'encontre de notre bien-être et de celui de la planète.

Contrairement au Tao de Pooh plus centré sur le développement personnel et l'approche sereine du quotidien et de ses problèmes, on se retrouve ici confronté aux caractères de ceux qui nous entourent, nos dirigeants, nos ancêtres, et tous ceux qui en ignorant la Voie ont corrompu l'harmonie du monde. Des Bourriquets, ces égocentriques négatifs qui polluent les esprits faibles et ne jurent qu'en la technologie, aux Tigrous, incapables de finir ce qu'ils ont commencé ou de se concentrer assez longtemps pour comprendre réellement les choses, il fait le tour de tout ce qui constitue le stress du quotidien et nous montre comment le contourner.

"Wunga wunga, moomba noonga — great Tin God, save us from hexachlorobenzene, ethylene dibromide, toxaphene, chlordane, parathion, and everything else you've given us that's gone wrong." Well, wunga wunga everybody — and lots of luck!

Car le Tao est une voie qui agit sans effort, comme vous le savez déjà. Telle l'eau, elle contourne naturellement les obstacles et prend les choses comme elles viennent avec sérénité. Comme l'explique l'auteur, la vie sauvage n'est devenue sauvage qu'une fois que l'homme a rompu la communion développée pendant des années par des peuples comme les indiens d'Amérique, pour qui la forêt était la normalité plutôt qu'un lieu dont il est exclu. En s'éloignant de leur vraie nature, les humains ont apporté avec eux la ruine, la destruction, et un déséquilibre des forces qui causera leur perte — la Grande Purification, celle qui a vu disparaître les dinosaures au profit de petits animaux pouvant s'adapter, arrivera une nouvelle fois pour nettoyer les catastrophes humaines et laisser une chance à une nouvelle "espèce" de se construire.

Mais si ce livre pointe du doigt les nombreux échecs du monde actuel, que ce soit dans les domaines politiques ou militaires, ou même simplement dans le respect d'autrui, il n'est pas pour autant fataliste. Au contraire, il encourage les porcinets, ceux d'entre nous qui se sentent insignifiants et désemparés, à cesser d'angoisser pour des "et si" et à se concentrer sur leurs propres forces. Ghandi n'était-il pas un petit homme, après tout ? C'est avec le calme et la sagesse qu'on accomplit de grandes choses, et l'avenir doit se montrer plein de promesses et non de craintes.

Et comme rien n'est plus efficace que la philosophie par la détente et l'humour, à défaut de vous faire partager les amusantes interventions de nos amis en peluche, je vous laisse sur une petite blague qui a fait un sacré effet à Pooh :

"All right, Piglet, here's one for you. What's the difference between a filing cabinet and a kangaroo?"
"I don't know," said Piget.
"You don't? You don't know the difference between a filing cabinet and a kangaroo?"
"No," said Piglet.
"Well, then, I won't let you file any of my papers."
Silence.
"I don't get it," said Pooh.

Ma note : 8/10

Le challenge Yes We Kant, c'est fini ! Rendez vous bientôt pour un petit récapitulatif de l'état des challenges !




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mardi 12 juillet 2011

Bride's Story (vol.1),
de Kaoru Mori

Reçu le mardi 12 juillet 2011, 6 reviews
Résumé :
La vie d'Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux... un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs... La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l'aïeule acariâtre, une ribambelle d'enfants et Smith, l'explorateur anglais venu étudier leurs traditions. Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d'Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte...

Mon avis :
J'ai beau faire la sourde oreille, dur de passer à côté de ce manga dont tout le monde parle ces derniers temps. Et comme on pouvait s'en douter, je n'ai pas mis très longtemps à craquer pour cette magnifique couverture et son magnifique contenu, lu sans attendre. Un premier voyage sur la route de la soie qui donne envie de plus !

Amir vient d'arriver dans sa nouvelle famille, celle de son mari, Karluk, douze ans. Du haut de ses vingt ans, elle ne semble pourtant pas se plaindre de la différence d'âge. Au contraire : mettant ses capacités au service de la famille, elle leur fait profiter de ses talents de chasseuse, de cavalière, et d'épouse aussi. En échange, elle va découvrir les moeurs et histoires de ce clan, auquel ses frères tentent de la reprendre à son insu pour lui faire subir un mariage plus intéressant...

J'ai eu beaucoup de difficulté à classer ce manga quelque part. On ne peut pas vraiment dire qu'il contienne beaucoup d'action, étant donné qu'on passe la majeure partie à découvrir la vie de cette famille d'ex-nomades d'Asie centrale. On ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup de romance non plus, vu la différence d'âge des jeunes mariés qui rend plus propices les jeux que les marques d'affection. Et pourtant, on ne s'ennuie pas au long de cette histoire exotique, cette découverte d'un autre pays, d'autres mœurs, d'autres merveilles. Un voyage en Orient comme on a rarement l'occasion d'en faire.

S'il fallait une seule bonne raison pour se laisser tenter par ce livre, je choisirai sans hésiter les dessins. Kaoru Mori est experte en détails, en paysages, en tenues richement brodées et en objets de tous les jours dépeints avec un réalisme impressionnant. On imagine facilement le temps considérable passé à dessiner les vêtements, les tentures et les moulages qui peuplent l'histoire, sans compter que les personnages affichent eux aussi des traits aussi plaisants qu'expressifs. Un chef d’œuvre miniature, à n'en pas douter !

Alors si vous n'aviez jamais vu la route de la soie, rencontré de nomades ou chassé le lapin à l'arc, Amir se fera un plaisir de vous y emmener dans cet excellent manga dont la suite se fait déjà attendre avec impatience. Et ne vous inquiétez pas de ne pas aimer les shojos... ce n'est d'habitude pas mon fort non plus !

Ma note : 8,5/10

Allez, encore un manga pour le challenge, c'est bientôt la fin !



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vendredi 8 juillet 2011

Les mensonges de Locke Lamora,
de Scott Lynch

Reçu le vendredi 8 juillet 2011, 18 reviews
Résumé :
On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire...

Mon avis :
Il s'est passé une chose très étrange avec ce livre : je l'ai acheté il y a longtemps (ainsi que la suite, tant qu'à faire) avec l'irrépressible envie de le lire, persuadée que je l'adorerais. Puis il est resté de côté jusqu'à cette lecture commune, et lorsque je l'ai commencé... la mayonnaise n'a pas pris. Le concept était génial mais pas l'exploitation, et une fois convaincue que je ne le finirais jamais à temps, tout à coup, je ne pouvais plus le lâcher. J'en suis encore toute retournée, d'ailleurs.

L'histoire est celle d'un petit gang de voleurs de Camorr, les Salauds Gentilshommes (en français), qui organisent des arnaques remarquables pour vider les poches des nobles. Orphelins, ils font leurs grands débuts sous la coupe du père Chains, prêtre de l'ordre du Nameless Thirtheenth, qui va leur apprendre tout ce qu'il faut savoir pour être les meilleurs arnaqueurs qui soient. Un talent qu'ils vont mettre en oeuvre pour essayer de dérober une partie de la fortune de Don Salvara dans leur meilleur coup jamais organisé, sauf que... sauf qu'un certain Roi Gris vient de faire irruption dans la ville, qu'il assassine des chefs de gangs, et que bien malgré lui, Locke Lamora va se retrouver embarqué dans ses sombres affaires.

Je ne vous ai pas raconté la moitié de l'histoire mais ça n'a pas d'importance, le mieux sera de la découvrir par vous-même. Ce que je peux vous dire, c'est que si le style n'est pas forcément mon favori, les personnages et les dialogues sont absolument irrésistibles et drôles et charmants, l'univers riche et plein de mystères, le suspense et les retournements de situation omniprésents... bref, c'est une excellente aventure, comme vous l'avez compris. Je ne me souviens pas avoir autant ri avec un livre de fantasy auparavant et ça fait franchement du bien.

Le grand atout de ce roman, au delà de son rythme presque effréné (qui fait que passé la moitié, on ne peut plus le lâcher, pas sans remord en tout cas), ce sont ses personnages, et bien évidemment, Locke en tête. Cerveau du gang, il imagine les opérations les plus risquées, culottées et invraisemblables pour remplir un peu plus ses coffres qui débordent déjà. L'argent ne l'intéresse pas tant que le plaisir de monter une arnaque avec déguisements et mises en scène, à laquelle ses compère se joignent gaiement : Calo et Galdo Sanza, les jumeaux diaboliques, Jean Tannen, le maître des haches, et Bug, leur jeune apprenti avec un certain penchant pour les hauteurs. Comme je vous l'ai déjà dit, ils sont drôles et charmants en plus, bien qu'un peu vulgaires. Bref, le must du brigand, en quelque sorte.

Mais alors, ce livre serait-il la révélation de l'année, mon coup de cœur intersidéral de l'été ? Eh bien... non. Parce que pendant près de 100 pages, Mr Lynch a essayé de me décrire de fond en comble le décor complexe de cette ville imaginaire et que j'ai lourdement peiné à en imaginer le moindre pont. Parce que Mr Lynch nous a fait miroiter d'anciens mystères avec les bâtiments en Elderglass, indestructibles, abandonnés par une civilisation (extraterrestre ?) dont il ne nous dit rien. Parce que Mr Lynch n'a fait que mentionner le dernier membre du gang, Sabetha, toujours absente sauf dans le cœur de Locke, et que j'ai regretté de rien avoir à me mettre sous la dents avant la fin de ce premier volume. Et enfin parce Mr Lynch, oui c'est à vous que je parle, vous êtes bien, bien trop cruel avec vos personnages.

Et pourtant, vous le devinez... j'ai déjà signé pour la suite. Les 7 tomes sûrement, moi qui déteste les séries. Mais vu comment ce premier livre a réussi à m'empêcher de dormir cette nuit, c'est le minimum que je lui doive.

Ma note : 9/10

Retrouvez les avis de mes co-lecteurs que j'ai heureusement réussi à rattraper au dernier moment : Taliesin, BlackWolf, Ceinwin, Malouuh et Ptitetrolle.


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mercredi 6 juillet 2011

Sang d'Encre,
de Poppy Z. Brite

Reçu le mercredi 6 juillet 2011, 5 reviews
Résumé par l'auteur :
En 1972, le dessinateur underground Bobby McGee assassine sa famille à Missing Mile, Caroline du Nord, laissant seulement Trevor, 5 ans, en vie. Vingt ans plus tard, espérant comprendre pourquoi c'est arrivé, Trevor retourne dans la maison abandonnée où sa famille est morte. Il y est rejoint par Zachary Bosch, un hacker de la Nouvelle Orléans essayant d'échapper au FBI. Ensemble, ils essayent de percer le secret de la folie de Bobby McGee, rencontrent les esprits toujours prisonniers de la maison, traînent à l'If Sacré (le nightclub de Missing Mile, maison du groupe de Steve et Ghost, Lost Souls?, qui sont en tournée pendant cette histoire), et, à ne pas oublier, ont des tonnes et des tonnes de relations sexuelles chaudes et détaillées. Livre très embrumé (je ne crois pas que le bangh se soit écarté de plus de quelques mètres de mon bureau pendant que je l'écrivais), Drawing Blood contient bien trop de blagues personnelles, de références à la culture pop des années 90 et de clichés sur la Nouvelle Orléans, mais il a été écrit avec beaucoup d'affection et ses personnages sont parmi mes favoris. Son titre original était Birdland, que l'éditeur a refusé parce que "ça ne sonne pas comme un livre d'horreur", et c'est toujours comme ça que je pense à lui.

Mon avis :
J'avais eu du mal à parler de Lost Souls mais je crois que cette fois-ci, on dépasse toutes les bornes. Comment est-ce que je peux vous expliquer de façon cohérente la passion que m'inspire ce livre, les frissons que ses mots me procurent, le bonheur malsain qui me traverse à chaque fois que je fais tourner ses pages ? Je pourrais vous raconter l'histoire de fond en comble, vous en citer des passages de mémoire, mais... je vais essayer de vous en parler décemment, pour voir. Ne comptez pas sur moi pour être objective.

Birdland is a mirror that reflects our deaths. Birdland never existed.


Bienvenue à Birdland, l'univers torturé d'un des auteurs de comics undergound les plus célèbres des années 60, Bobby McGee. Bobby qui a assassiné sa famille avant de se suicider, laissant son fils Trevor seul rescapé du drame, avec le reste de sa vie pour essayer de comprendre pourquoi il a été épargné. C'est ce qu'il tente de faire, à 25 ans, lorsqu'il revient dans sa maison, le lieu du crime, décidé à n'en partir qu'une fois qu'il y aura trouvé des réponses. Arrive Zach, hacker de son état, les feds au cul (comme on dit), de passage à Missing Mile par le plus pur des hasard, de passage chez Trevor par le plus pur des signes du destin. Zach qui va se faire embarquer par la folie du jeune homme, la folie de la Maison, la folie de Birdland.

He knew it would be Birdland, the true Birdland that lay paradoxically far beyond the house and deep wihtin it. But Trevor was realizing that Birdland wasn't just the place of his past, the place in his childood where he has found his talent, his dreams. It was also the place where his dreams could find him, and some of them were very bad. It was a place of scars, and of wounds that had never healed.

Je crois qu'il y a autant de façons de parler de cette histoire qu'il y a de gens pour l'apprécier. On commence par le drame psychologique, le polar road-trip américain, le phony-gothic des années 70, le roman d'horreur avec hémoglobine et hallucinations en prime, l'histoire d'amour innocente... bref, il est indescriptible. On peut aimer chacun de ses aspects, certains seulement, ou ce mélange hétéroclite qu'ils forment, cette histoire à la fois simple et complexe, pleine d'illusions et de sentiments primitifs comme on les ressent rarement d'habitude. Et la folie, omniprésente, presque incongrue dans ce décor si terre à terre, que Zach tente d'étouffer de son mieux à grand coup d'amour.

When you substract the impossible, what's left? The improbable, the strange but true. The supernatural, or if you liked, the supranatural: outside the boundaries of most experience, but possible in a place were no boundaries are drawn.

Zach, cette étrange créature pleine de contradictions, ce lien fragile entre Trevor et la réalité. Sa facette hacker un peu clichée est atténuée par cette façon de penser qu'il cultive, cette passion pour le monde et les créatures qui le peuplent, cette faiblesse pour le plaisir simple et immédiat que Trevor lui fait remettre en question, aux dépens de ceux qui ont échoué avant lui.
The crucial fact many computer hackers never seemed to realise - and the reason some of them were perceived as such geeks - was that the world and all its sentient beings and their billion of stories comprised the most intricate, fascinating system of all.

De l'autre côté de l'équation, Trevor est une sorte d'âme perdue lui aussi, comme Missing Mile aime les cultiver. Traumatisé par le meurtre familial, il reprend la passion de son père pour en faire son obsession : dessiner des comics compulsivement, partout, tout le temps. Dessiner le cadavre de sa mère en écoutant le jazz de Charlie Parker, dessiner ses rêves, dessiner des visions malsaines qui semblent le hanter comme cette question qu'il ressasse sans cesse : pourquoi suis-je encore vivant ?

The abyss stares back into you? Ha! Nothing to see but a liver pickled in whiskey and the ashes of a million burnt-out dreams.

Et plus que Birdland, c'est cette vie que Zach va lui faire découvrir, aidé par Kinsey et par Terry, cette réalité qui s'offre à lui au-delà de l'horreur de sa courte existence, qui va y répondre. En chemin, on y rencontre un paquet de fantômes, de drogues, de jeunes asiatiques en colère, de délires et de références kitsch à ces années d'un autre siècle dont on se souvient avec une affection particulière. Le tout enveloppé par une petite touche ringarde absolument adorable.

Il y a des gens qui sont sûrement capables de vous montrer chaque petit défaut qui vous gâcherait l'aventure - si vous la tentez -, mais pas moi. Je n'y peux rien. À chaque relecture, je retombe amoureuse.

"... There is a Creole saying... he has le coeur comme un artichaud."
Eddy fumbled for her high school French. "A heart like an artichoke?"
"Oui. He has a leaf for everyone, but makes a meal for no one."

La challenge continue avec toujours le même plaisir... prochain arrêt en nouvelles, dans la jungle verdoyante des Contes de la Fée Verte.




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mardi 5 juillet 2011

Border,
de Kazuma Kodaka

Reçu le mardi 5 juillet 2011, 2 reviews
Résumé :
Bienvenue dans cette agence secrète de détectives où travaillent les hommes les plus incroyables du coin... mais ne prenez pas cette équipe classe et stylée pour une bande de poseurs ! Ils font toujours respecter la loi avec facilité et piègent tous les criminels, trafiquants et gang lords... mais arriveront-ils à résoudre les mystères de leur propre passé ?

Mon avis :
Ca fait longtemps que je veux vous parler de Kazuma Kodaka, une (autre) de mes mangaka préférées. Malheureusement, il aura fallu attendre jusqu'à aujourd'hui pour qu'une de ses œuvres (autre que Kizuna) soit publiée en anglais. Mais pas n'importe laquelle, tout de même ! Border fait partie de cette petite catégorie de yaoi qui possèdent une vraie histoire, de vrais personnages, de l'action, de l'humour... bref, celle des bons manga, dont on a envie de parler. Et j'ai très envie de vous en parler !

L'histoire est celle d'une agence de détectives secrète, le Charlie's Angels japonais où les blondes sont de beaux mecs qui neutralisent les brigands avant l'arrivée de la police. Gadgets, opérations spéciales, infiltration, une vraie bande de James Bond en puissance... enfin, si James Bond était gay et qu'il se faisait draguer par ses confrères, bien sûr. Mais Yamato Suou, le chef de l'agence, n'est pas vraiment un joli coeur : formé par les forces spéciales américaines, il y a gagné des cicatrices que ses bienfaits ont bien du mal à effacer.

Par quoi je commence ? Les fantastiques dessins ? Je pense que ce style est probablement le plus parfait que j'ai pu voir jusqu'à maintenant, que ce soit au niveau du sens des proportions, des expressions ou de la variété des personnages (qui ont d'habitude la fâcheuse tendance de tous se ressembler). Les décors ne sont pas laissés pour compte non plus et si quelques méchants sont un tantinet clichés, on se délecte tout de même du physique de nos héros !



Du côté de l'histoire, vous savez déjà de quoi ça parle : les enquêtes d'une petite agence de détectives secrète qui se charge de coincer dealers, proxénètes et autres joyeux trafiquants. Si les moyens semblent aussi impressionnants que rocambolesques, toute cette action est un vrai plaisir qui change des bonnes vieilles romances. D'ailleurs, la romance, si on ignore les tentatives désespérées de Tamaki de draguer Yamato, est relativement inexistante. Les souvenirs du passé de Yamato sont les seuls à avoir une portée romantique que le drame contrebalance suffisamment pour ne pas tomber dans le fleur bleue.


Alors, qu'est-ce qui vous retient de lire ce livre ? Sûrement pas l'humour des protagoniste, ni le potentiel de personnages secondaires comme le lieutenant Makita qu'on sent se rapprocher doucement de la bande. Les amateurs de détails sulfureux y trouveront aussi leur compte, surtout qu'un adorable petit asiat' comme Yamato jeune et sa belle gueule de militaire ne sont pas désagréables à regarder. Vivement que les tomes suivants sortent !

Ma note : 9/10

Vous pouvez lire le premier volume et une partie du second en anglais sur Animea grâce à l'excellent travail d'une des meilleurs teams de scantrad, Dangerous Pleasure.

Oh, j'allais oublier ! C'est encore un billet pour le challenge Manga ça !



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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
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