dimanche 30 janvier 2011

The City & The City,
de China Miéville

Reçu le dimanche 30 janvier 2011, 9 reviews
Résumé :
Quand une femme est retrouvée assassinée dans la ville de Beszel, quelque part en Europe, cela ressemble à une affaire classique pour l'inspecteur Tyador Borlú de la brigade des crimes extrêmes. Pour son enquête, Borlú doit voyager entre Beszel la décadente et son égale, rivale et proche voisine, la cité vibrante d'Ul Qoma.
Mais cette traversée de frontière est comme nulle autre, un voyage aussi psychique que physique, une vue de l'invisible. Avec le détective Ul Qoman Qussin Dhatt, Borlú est entraîné dans les dessous sordides d'une tentative des nationalistes d'éradiquer leur ville voisine, et ceux des unificationistes qui rêvent de dissoudre les deux villes en une. Alors que les détectives découvrent les secrets de la victime, ils commencent à suspecter une vérité qui pourrait leur coûter plus que leur vie. Contre eux se dressent des pouvoirs meurtriers à Beszel et Ul Qoma, ainsi que le plus terrifiant d'entre eux : celui qui se cache entre les deux villes.

Mon avis :
Approchez, venez voir... Regardez ces deux villes, là, quelque part aux environs de la Mer Noire, ou serait-ce un simple lac ? Regardez plus près, on dirait qu'il n'y en a qu'une, mais en se concentrant bien on voit que les architectures sont différentes, l'attitude des habitants, leurs vêtements... ou plutôt, ne les voyez pas. Vous devez choisir votre camp, choisir votre sol et vous y tenir, car si vous regardez de l'autre côté, que vous touchez le mur de votre voisin qui vit dans un autre pays, Breach va peut-être vous attraper. Et si vous vous demandez pourquoi cette fille, tuée dans une ville et retrouvée dans l'autre, doit se contenter d'un petit inspecteur Besz pour résoudre son meurtre, prenez un visa avec lui pour Ul Qoma, et tout vous sera révélé.

Ça ne vous plaît pas trop, je suis sure. Eh bien, à Tyador Borlú non plus. Se voir refiler une enquête qui aurait dû être conduite par Breach - si un meurtre passé d'une ville à l'autre n'est pas une infraction, qu'est-ce qui l'est ? -, et pire encore, devoir coopérer avec la police d'Ul Qoma pour le résoudre... il s'en serait bien passé. Habitué depuis toujours à ne pas voir les bâtiments, les rues, les habitants et les véhicules de cette ville qui s'intercale à la sienne, il doit tout refaire en sens inverse. Et la bande d'illuminés qui prétendent qu'une troisième ville se cache au milieu des deux autres, ignorée de tous, épargnée de la loi du Breach, ne l'aident pas plus à résoudre son enquête que ses nouveaux collègues peu coopératifs. Sauf que des gens disparaissent, des questions se soulèvent... et si la mystérieuse Orciny était derrière tout ça ?

Je vous vois douter, être un peu perdu par cette explication alambiquée. Monsieur Miéville ne vous fera pas de cadeau avec cette histoire, car rien n'est simple et rien ne le paraît : une ville dans un ville, visible mais invisible, à portée de main mais intouchable, voisine mais étrangère. La vieille Bezsel et son histoire, sa culture ancienne, son amertume de voir tous les trésors et tout l'argent dans les mains de la rutilante Ul Qoma, pleine d'étrangers et de curiosités. Et le Breach, partout et nulle part, surveillant les moindres faits et gestes de ceux tentants de passer d'une ville à l'autre sans permis. Il vous faudra de nombreuses pages pour vous y retrouver, mais une fois que vous connaîtrez le chemin, vous ne voudrez plus en repartir.

De toute façon, Tyad n'a pas l'intention de vous lâcher. Tout ça ressemble fort aux enquêtes que vous connaissez déjà ; un meurtre, un flic sceptique, une associée fouineuse, un collègue pas coopératif, des disparitions, des révélations, un grand final. Oui, c'est classique, mais aussi bien plus que ça : vous allez vite douter de chaque indice, de chaque piste un peu tordue qui ne cesse d'être abandonnée. On vous fera croire des choses pour les réfuter, puis réfuter leur réfutation, pour finalement les considérer à nouveau... on vous fera y croire jusqu'au bout, mais qu'est-ce qui est vrai en réalité ?

À vous de voir si vous craquez pour Tyad, si Dhatt et son franc parler vous attirent ou si le mystérieux Bowden vous interpelle ; à vous de voir si Orciny existe, si Breach doit tomber, si les artefacts au look steampunk que déterrait Mahalia sont vraiment magiques ; et si vous voulez tout savoir, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Lisez-le.

Ma note ? Un monument comme ça, ça ne se note pas.

Ce livre a été dévoré à toute vitesse pour pousser ma chère petite Lelf à le finir... et sans vouloir me vanter, elle l'a fini dans les temps ! Ça mérite bien d'aller faire un tour sur son article, non ?

Profitez-en, les premiers chapitres sont en lecture gratuite sur amazon : clic sur l'image !





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samedi 29 janvier 2011

Be Ur Books
[Tag]

Reçu le samedi 29 janvier 2011, 8 reviews
Aujourd'hui est définitivement un grand jour ! Non seulement le blog revêt une nouvelle parure, codée à la sueur de mon front et de celui de Mr Muffin - il était temps de mettre un peu de Shaun Tan dans nos vies, n'est-ce pas ? - mais je participe également au premier tag de sa petite existence, organisé par la reine du tag, j'ai nommé :
Miss Lalou.
Être vos livres... pas facile tout de même, il y en a tellement, et pourtant difficile de trouver ceux qui collent bien. Je ne pense pas m'en être trop mal sortie, et j'espère vous donner envie de jeter un œil à cette collection de chefs d'œuvres au passage !

Décris-toi : Self Made Man (Poppy Z. Brite)

Comment te sens-tu : Ecstasy (Ryu Murakami)

Décris là où tu vis actuellement : Le club des petites filles mortes (Gudule)

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : De l'autre côté du miroir (Lewis Carroll)

Ton animal préféré : Le tigre blanc (Aravind Adiga)

Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : Le dernier des vampires (Willis Hall)

Toi et tes ami(e)s, vous êtes : Les magiciens (Lev Grossman)

Comment est le temps : Black Sun (Uki Ogasawara)

Ton moment préféré dans la journée : After Dark (Haruki Murakami)

Qu’est ce que la vie pour toi : Fragile Things (Neil Gaiman)

Ta peur : Le Vide (Patrick Senécal)

Pensée du jour : I am a cat (Natsume Sōseki)

Comment aimerais-tu mourir : La triste fin du petit enfant huître (Tim Burton)

La condition actuelle de ton âme : Âmes Perdues (Poppy Z. Brite)

Allo le monde, est-ce que tu vas bien? : The Lost Thing (Shaun Tan)

Ta passion : The art of Tim Burton

Le défaut qui t’horripile le plus : Lies and Kisses (Masara Minase)

Le métier qui te fait rêver : Pirates (Michael Crichton)

Ton histoire d’Amour : Loveholic (Toko Kawai)

Ton rêve le plus cher : Le rêve de la forêt profonde (Malcolm J. Bosse)

Celui que tu étais dans une autre vie : Le César aux pieds nus (Cristina Rodriguez)

J'ai rajouté le dernier pour les prochains, je trouvais que c'était un peu trop facile... et si tout le monde en rajoute un, j'adorerai voir la tête de celui qui sera au bout de la chaîne !!

Il paraît que c'est le moment de choisir qui je tag... alors, ce sera tous ceux nés en février, ceux dont le nom contient un Z, ceux qui ont déjà mangé un edelweiss et le possesseur de mon deuxième gant Gremlin, trouvé dans la neige, qui se sent vachement seul (venez poster vos liens en commentaire après). Bon tag !

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dimanche 23 janvier 2011

Quand ce n'est plus Nowel, ça l'est encore !

Reçu le dimanche 23 janvier 2011, 9 reviews
Non, c'est vrai, Noël était il y a presque un mois déjà, et je suis franchement en retard pour vous en parler. Pourtant, c'est maintenant que les cadeaux sont finis, que la mornitude de la vie a repris son cours, qu'on savoure avec encore plus de plaisir ces souvenirs d'un bon moment !

Surtout qu'une surprise aussi inattendue que merveilleuse est venue interrompre la froide monotonie de janvier...







Un soir, sur le palier, une enveloppe en carton a attirée mon attention. Que de scotch, de carton, de carton encore... puis un petit cri de joie, de l'admiration et une petite lèvre tremblotante face à cette inespérée (mais tout de même un peu espérée) surprise :


Souvenez-vous, première découverte de l'année avec Charles à l'école des dragons... M. Philippe-Henri Turin m'a fait l'immense plaisir de m'envoyer (en Finlande !) cette magnifique illustration à l'encre de Charles. Pas la peine de dire que c'est décidé, je me jetterai sur la suite sans faute !

Souvenez vous également, il y a quelques semaines de ça, sur le blog des miss Lelf et miss Lyra... un complot international visant à l'achat compulsif et irraisonné de livres s'est abattu sur nous toutes et nous a fait repartir avec une quantité astronomique de bouquins. Je viens aujourd'hui confesser mes péchés (enfin, surtout les leurs en fait) !


À la rangée du fond ainsi qu'à l'avant, le complot des BDs : Péchés Mignons (le 4, c'est le mieux il paraît), Billy Brouillard, Siegfried (tome 1), Garance, Alim le tanneur (tomes 1&2), tous poussés par les avisés conseils de Lelf dans ma besace (un sac plastique, en fait).

Puis à droite, Le Déchronologue et Les Magiciens, achats de rigueur pour le passage à l'Atalante (où on m'a menacée de prendre Wang, je tiens à le préciser !!).

Pour le reste, je suis (encore plus) innocente : The City & The City et Elantris reviennent des Utopiales 2010 où ils se sont gracieusement faits dédicacer ; L'ombre du vent, une offrande de ma chère Lyra pour me convertir à son coup de cœur (une bonne idée vu mon attrait pour Marina du même auteur) ; Lettres du Père Noël (et des gâteaux pandas, des biscuits pucca, de la sauce à brochettes...), l'objet du mini-swap-cheap secrètement organisé avec Erato ; et enfin, Barracuda et Pilleurs d'Âmes, cadeau de ma petite Lelfichou qui a fait un auteur heureux en guidant son livre jusqu'en Finlande :)

Pas besoin de dire que depuis, j'ai acheté la suite (si disponible) de toutes ces BDs , plus d'autres (recommandées par on-sait-qui), je ne manquerai pas de chroniquer bientôt !

Et merci à toutes ! *hugz*

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vendredi 21 janvier 2011

Haruki Murakami Reading Challenge 2011
[défi]

Reçu le vendredi 21 janvier 2011, 13 reviews
Pour mon premier challenge de 2011, je n'ai pas pu m'empêcher de craquer sur celui-ci, organisé par Tanabata ; une bonne excuse pour découvrir la suite des œuvres d'un de mes auteurs préférés, j'ai nommé Haruki Murakami (Murakami-sama ?). Avec deux de ses livres dans ma bibliothèque, je ne devrais pas avoir trop de mal à terminer au moins le premier niveau...


Le principe :
Le but du challenge est simplement d'encourager les gens à découvrir ou redécouvrir les talents uniques de Haruki Murakami. La participation minimum est de lire 1 livre en 2011 ! Mais différents niveaux de participation sont disponibles si vous souhaitez vous plonger plus en profondeur dans les mondes surréels de Murakami.

Niveaux de participation :
Hajime (début) - lire 1 livre
Sheep Man (homme mouton) - lire 3 livres
Toru - lire 5 livres
Nakata - lire 7 livres
Sumire - lire 10 livres ou plus
Super-frog (super grenouille) - lire tout ce qu'a écrit Murakami ! (disponible dans la langue que vous choisissez, la liste des livres en anglais est ici)

En résumé...
* Le but est simplement de lire quelque chose écrit par Haruki Murakami
* Que vous connaissiez déjà ou pas, tout le monde est le bienvenu
* Vous pouvez vous inscrire n'importe quand
* Vous pouvez utilisez les logos disponibles ici en les stockant avant sur votre propre blog
* Pas la peine de dire quels livres vous voulez lire, et si vous le faites pour pouvez en changer n'importe quand
* Vous pouvez changer votre niveau de participation n'importe quand
* Pas la peine d'avoir un blog pour participer, vous pouvez partager vos avis sur d'autres plateformes (exemples anglais : Goodreads, LibraryThing, etc.)
* Vous pouvez utiliser vos avis pour plusieurs challenges à la fois
* Les livres doivent être lus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011
* Ils peuvent être dans n'importe quel format (papier, ebook, audio...)
* Les relectures sont permises et encouragées
* Il y aura des prix trimestriels (détails plus tard)
* Et surtout, amusez-vous !

Le petit plus :
On peut enregistrer ses chroniques, même parues avant 2011, sur la page reviews du blog. L'auteur fera ensuite une collection de tous les avis sur les oeuvres de Murakami, la classe non ?

Ma participation :
Je sais que je devrais prendre Hajime mais j'ai toujours voulu être un mouton, je n'y peux rien ! Ce sera donc avec After Dark, Norwegian Wood et peut-être le tout nouveau (pas encore paru) 1Q84 à la fin de l'année pour finir en beauté que je serai Sheep Man (ou Sheep Woman peut-être ?).

Tous les détails sur le blog du challenge. Et bon Murakami !

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jeudi 20 janvier 2011

Billy Brouillard,
de Guillaume Bianco

Reçu le jeudi 20 janvier 2011, 4 reviews
Résumé :
Je m'appelle Billy Brouillard.
J'aime la solitude et la nuit, la pluie et la mélancolie.
Mais la mort me fait peur.

Pourquoi m'a-t-elle pris Tarzan ?
Pourquoi m'a-t-elle pris mon chat ?
Qui est-elle exactement ?
Où nous emmène-t-elle le moment venu ?

Ce soir, je percerai son secret, ce soir je retrouverai Tarzan ...

Je m'appelle Billy Brouillard ...
J'ai un super pouvoir, une sorte de don ...
Le don de trouble vue ...

Mon avis :
Le petit Billy m’a plus d’une fois fait de l’œil depuis les étagères – virtuelles ou réelles – où il trônait, et super-Lelf a mis la main à la pâte pour qu’il finisse sur la mienne, bien sûr ! Dans l’esprit Burtonien des amateurs de bizarre, le petit Billy aime la nuit, les créatures étranges, tourmenter sa petite sœur et imaginer de folles aventures. Et nous, on aime le regarder faire !

Le petit Billy est un garçon comme les autres – ou presque : plutôt que les journées ensoleillées et jouer avec ses amis, il aime se promener la nuit et rencontrer des fantômes avec qui il s’invente de douteux périples. Tarzan, son chat moche mais mignon, vient de mourir, et Billy s’interroge sur la mort. Qui est-elle, comment agit-elle, et surtout, quand viendra-t-elle le prendre ?

Loin des bandes dessinées habituelles, Billy Brouillard est une espèce d’album alternant entre narration « BD » peu conventionnelle (adieu les cases !) en noir et blanc, poèmes (glauques) illustrés, fausses coupures de presse du docteur Price, expert en sciences occultes, et extraits de l’Encyclopédie Curieuse et Bizarre de Cryptozoologie par Billy Brouillard, abordant aussi bien les mystérieux Coléopandres que les redoutables Petites Sœurs. Les amoureux des histoires cohérentes qui se suivent n’ont qu’à bien se tenir, Billy n’en fait qu’à sa tête et il va vous cultiver à sa manière !

Si le parallèle avec l’univers favori de mon cher Burton est indéniable, il faut tout de fois noter que cet album est loin d’être aussi innocent qu’on le penserait ; faussement orienté jeunesse, il n’hésite pas à illustrer les peurs les plus terribles, à laisser Billy se comporter comme une sale tête à claques avec sa sœur et à faire une fixation morbide sur les vers et les asticots qui se nourrissent des cadavres. Âmes sensibles, vous repasserez...

Mais malgré ses mauvaises habitudes, Billy et sa quête de la connaissance de la mort, ses tentatives pour retrouver l’âme de son chat et ses aventures nocturnes avec les enfants morts du quartier sont bien distrayantes. Les petits poèmes rappellent La triste fin du petit enfant huître et on en redemande de ces petits contes illustrés par de délicieux portraits !

Un bel album à confier aux casse-cous, têtes brûlées et autres charmantes personnes sans peur et sans reproche qui plongeront sans attendre dans les délires issus de l’imagination bien trop débordante de Mr Bianco. Je ne saurais trop vous recommander la page 13, indéniablement la meilleure de l’ouvrage !

Mon ratio d’impatience : 2 (c’était bien, hein, mais c’est pas à suivre, alors pas d’impatience… même si j'ai acheté la suite !)


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lundi 17 janvier 2011

Tokyo Sanpo,
de Florent Chavouet

Reçu le lundi 17 janvier 2011, 7 reviews
Résumé :
"Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde.
Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au cœur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. À mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine.
Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."

Mon avis :
N'y allons pas par quatre chemins, ce livre est une petite merveille - rien que ça, j'ai bien dit une merveille ! Avec son humour bête, ses crayons de couleur et ses anecdotes rocambolesques, Florent Chavouet a fait un livre qui n'est peut-être pas parfait, mais tellement drôle, original et inattendu que ses petits défauts font aussi partie de son charme. Si le résumé vous a fait rire, c'est bon, il est déjà fait pour vous.

Tout d'abord, il est difficile de classer ce livre quelque part. Ce n'est pas un guide touristique et pourtant il est plein de cartes, ce n'est pas un album et pourtant il est plein de dessins, ce n'est pas un récit de voyage et pourtant il parle d'un touriste au Japon ; quelque part, c'est un peu tout ça à la fois. Plutôt que de nous faire un step by step de son voyage, Florent Chavouet nous balade dans Tokyo de quartier en quartier à l'aide d'illustrations diverses et variées, allant du kōban (poste de police) du quartier aux bâtiments les plus curieux, en passant par d'amusantes interludes sur la vie japonaise.

Plutôt que de commencer par le principal, je vais parler de ces fameuses interludes absolument géniales. Après un fou rire à la page 58, je n'ai pas pu m'empêcher d'attendre impatiemment la prochaine coupure bête. Les étranges habitudes japonaises, les étiquettes de fruits et les blagues à 2¥ se succèdent pour notre plus grand plaisir, et on aurait presque de la peine pour ce pauvre Florent qui ne gare jamais son vélo où il faut et reçoit régulièrement son étiquette rouge de stationnement gênant.

Mais en dehors de ces interludes musicaux humoristiques, les dessins de Tokyo sont aussi beaux qu'inattendus, avec le côté enfantin des crayons de couleur mêlé à une multitude de petit détails et d'annotations qui les rendent riches et étonnants. On leur pardonne même leur perspective parfois tordue et bizarre ! L'auteur nous invite ainsi à partager ses occupations favorites : lever le nez en l'air, observer les différents passants et déterrer des plantes à la cuillère pour décorer ses fenêtres, sans oublier repérer les étranges insectes qui traînent dans la ville !

Avec son format grand et épais (donc lourd), Tokyo Sanpo n'est pas très facile à lire, il fait mal aux bras à force de le tourner dans tous les sens pour déchiffrer les cartes avec leurs annotations en tout petit à côté. Non, il n'est pas facile, mais il se mérite, et franchement, si vous aimez ce genre d'humour, vous allez être totalement ravis. Moi c'est déjà fait : prochain arrêt, Manabe Shima !

Ma note : 9/10

Découvrez des planches du livre, des photos et plein d'autres petites choses sur le site officiel, ainsi que sur le blog de l'auteur !


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vendredi 14 janvier 2011

Raiponce,
de Byron Howard et Nathan Greno

Reçu le vendredi 14 janvier 2011, 6 reviews
Synopsis :
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d'émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.

Mon avis :
Dire que je ne passe qu'une fois par an en France et que je trouve quand même le temps d'aller au cinéma... oui, mais ce film ne sortait qu'en mars ici, pour une fois c'est une avant première française à laquelle j'ai eu droit ! Et les critiques sur ce dernier Disney étaient plutôt positives, je n'ai pas pu résister à aller le voir. Alors, sans Pixar, c'est quoi Disney ?

Bah avouons-le, c'est toujours des princesses, des châteaux et des sorcières, ou plutôt c'est toujours des contes récupérés par-ci par-là. Sauf que pour une fois, ils ont fait un effort : fini de reprendre les grandes lignes pour y coller un Happy End, on a le droit ici à de vrais personnages avec de vraies personnalités ! Raiponce est complètement impulsive, vaguement tarée, un peu bipolaire parfois... plutôt amusante en général, et c'est tant mieux. Flynn est un peu le cliché du bandit beau gosse mais un peu d’auto-dérision le sauve de la ringarditude où il aurait pu finir. Quant au cheval, ha ha... je ne peux pas en parler, j'en ris encore !

L'animation n'est pas la plus stupéfiante jamais vue mais elle tient la route, avec une sorte de mélange entre le style classique de Disney et la 3D moderne (pas sûre que la 3D apporte grand chose au film mais il n'y avait pas le choix, que voulez-vous). Le gros gros bémol du film, ça reste (comme toujours) ces maudites chansons, interprétées en français avec l'habituelle médiocrité des acteurs qui sonnent faux. Mais bref, c'est pour les enfants, tout ça... allez chercher du pop-corn quand ça chante, vous ne raterez rien.

Mais quand même, bien que ce soit un Disney qui s'assume, que le fond soit classique et la fin prévisible, s'il y a une chose que vous devriez retenir (en plus que la princesse soit cool, ce qui est déjà plutôt cool, non ?) c'est le cheval. Ce cheval, il vous sauve tout, les chansons, les méchants clichés, bref, il est trop fort. Ha ha ha ha, Haaaa ha ha haaaa...

Ma note : 7,7/10



Titre original : Tangled
Long-métrage américain
Genre : Animation , Famille
Durée : 01h41
Année de production : 2010
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 1 décembre 2010

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mercredi 12 janvier 2011

Marina,
de Carlos Ruiz Zafón

Reçu le mercredi 12 janvier 2011, 10 reviews
Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette dépaysante découverte.


Résumé :
Óscar Drai, 15 ans, vit dans un pensionnat de Barcelone. Il sort souvent en cachette pour aller se promener. Un jour, il pénètre dans une maison qui lui semble abandonnée et rencontre la jolie Marina. Ils deviennent amis. Désormais, tous les après-midi et le week-end, Oscar s'évade pour la rejoindre. Ensemble, ils commencent à suivre une vieille femme entièrement vêtue de noir. Sans le savoir, cette dernière les mène dans un repaire étrange, truffé de marionnettes mutilées. Ils retrouvent alors la trace d'un couple légendaire, Mihail Kolvenik et Eva Irinova, rencontrent un médecin, un policier à la retraite, un savant fou... Les voilà lancés dans une aventure inoubliable, qui sera également celle de leur premier amour.

Mon avis :
Je n'avais entendu que du bien de Carlos Ruiz Zafón depuis le succès de l'Ombre du Vent, que je m'étais promise de lire un jour, mais c'est finalement Marina qui a eu l'opportunité de croiser mon chemin le premier. Et quel livre pour une première rencontre ! Loin du simple roman historico-romantico-nostalgique auquel je m'attendais, il m'a transportée le temps d'une lecture dans une vieille Barcelone tombant en morceaux, dans ses noirs égouts et dans l'esprit tordu de quelques habitants de choix, figures anciennes qui refont surface pour poursuivre leurs noirs dessins. Irrésistible, assurément.

L'histoire commence par une sorte de prologue qui annonce la couleur : Óscar a des souvenirs à nous raconter dont il souhaite se libérer. Ses souvenirs d'un vieux collège où il était en internat, de la belle Marina qu'il a rencontrée par hasard dans une maison qu'il croyait inhabitée, de la femme en noir devant la tombe au papillon, et de là, l'incroyable aventure qu'ils ont vécue ensemble. Parcourant les rues de la vieille Barcelone, ses bâtiments gothiques, ses cimetières cachés, ses théâtres inachevés et ses plages désertes, ils vont faire remonter l'horreur d'anciens secrets dont les instigateurs laissent derrière eux une piste de monstres et de cadavres qu'Óscar et Marina ne peuvent s'empêcher de suivre, quoi qu'il leur en coûte.

La plupart du temps, le style de l'auteur est là pour accompagner l'histoire, mais j'ai l'impression ici que l'histoire se laisse porter par son style autant que l'inverse. Expert de la métaphore poétique et des pensées imagées, le romancier espagnol sait séduire avec ses mots et ses visions, avec ses touchantes descriptions et ses diamonologues qu'on trouverait interminables sous la plume de n'importe qui d'autre. Rien que pour ça, il mérite le détour.

Mais plutôt que de se contenter d'une histoire médiocre, l'auteur sait aussi travailler son intrigue, et ce qui semble au début n'être que la banale histoire du premier amour d'un collégien se transforme rapidement en une enquête pleine de suspense et de rebondissements. Non seulement la logique et la cohérence sont implacables, mais l'originalité est également de mise, et on découvre l'horrible histoire de Mihail en même temps qu'Óscar, avec probablement les mêmes grimaces. Le mystère entoure chacun des personnages à sa façon et berce l'histoire de son atmosphère brumeuse, confondant parfois la part de rêve et de réalité.

Le cocktail fonctionne de tous les côtés, que ce soit grâce aux personnages intenses, réalistes et attachants, ou aux décors riches en détails et en surprises (moi qui ne suis pas fan de l'Espagne, impossible de ne pas se laisser séduire par la cité en ruines qu'il nous conte au détour de chaque ruelle). On se perd avec plaisir dans ces paysages désuets sans vouloir les quitter jusqu'à la dernière ligne.

Si j'avais pu choisir d'arrêter l'histoire une fois l'enquête résolue, j'aurais accepté avec plaisir, mais Óscar a voulu nous conter ses souvenirs jusqu'au bout, ne nous épargnant pas un dénouement attendu dont je me serais probablement passé. Heureusement, de l'impression finale ne reste que le mystère, et le plaisir d'un bon livre que l'on dévore sans compter.

Ma note : 8,5/10


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lundi 10 janvier 2011

Barracuda : Esclaves,
de Jean Dufaux & Jérémy

Reçu le lundi 10 janvier 2011, 7 reviews
Résumé :
A bord du Barracuda, les hommes de Blackdog affûtent lames et grappins en vue d'un abordage juteux ! La routine pour Raffy, le fils de Blackdog, qui a déjà fait couler beaucoup de son sang pour son jeune âge. Pour Emilio et Maria, jeunes nobles espagnols, le choc est plus brutal. Vendus comme esclaves à Puerto Blanco, ils se font en outre dérober la carte qui mène au diamant du Kashar, le plus gros du monde, connu pour n'avoir jamais entraîné que mort et désolation dans son sillage ! Il en faut plus pour décourager les pirates du Barracuda, qui savent que butin rime souvent avec destin...

Mon avis :
Ma chère petite Lelf a décidé de définitivement me convertir aux BDs, et à l’occasion d’une rencontre de Noël, elle m’a préparé un colis spécial Pirates contenant le premier tome de Barracuda. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’avais dévoré cette BD comme il se doit, et me voilà maintenant forcée d’attendre la suite… Damned !

Au carrefour des plus grandes histoires de la piraterie – Pirates de Caraïbes, l’Île au Trésor… - Dufaux a choisi d’écrire cette aventure à la fois classique et originale, plus centrée vers la terre que vers la mer. Accompagné par Jérémy (le dessinateur de Murena), il nous fait suivre l’étrange destin de 3 jeunes gens sur l’île de Puerto Blanco, Raffy le pirate, Maria la belle et Emilio/Emilia, déguisé en femme pour être sauvé d’une mort certaine.

Après un début assez conventionnel (le navire pirate attaquant un galion espagnol), on est vite entraîné dans une histoire riche en personnages et rebondissements qui ne laisse pas une minute pour s’ennuyer. De l’envie de vengeance de Raffy à la colère de Maria, les héros ont des caractères bien trempés, suivant chacun leur voie pour se retrouver ensuite.

Rien à redire du côté des dessins. Comme avec Murena, le trait est précis, réaliste et expressif, les couleurs chaudes et sombres se pliant bien à l’ambiance des Caraïbes, et l’indéniable beauté des personnages (Emilio est un vrai petit ange blond) contraste parfaitement avec la cruauté qui se lit sur les traits des pirates. Rien de tel qu’un capitaine balafré accompagné d’une sorcière aux yeux de serpents pour se mettre dans le bain !

Seul regret, les maigres 50 pages qui n’offrent qu’un prélude à une histoire potentiellement passionnante, pour l’instant gorgée de mystère et de questions sans réponse. Il ne reste qu’à ronger son frein en espérant que messieurs Dufaux et Jérémy trouvent le temps de réaliser la suite… et vite !

Mon ratio d’impatience : 8 (Raffy ou Emilio, mon cœur balance…)


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samedi 8 janvier 2011

Mister B. Gone (Jakabok : le démon de Gutenberg),
de Clive Barker

Reçu le samedi 8 janvier 2011, 5 reviews
Résumé :
Jakabok Botch habite le neuvième cercle de l'enfer, juste derrière le labyrinthe d'immondices sur lequel règne son père, Gatmuss un démon toujours prêt à mettre une sévère correction à ceux qui ont la malchance de croiser son chemin. Dès qu'il a un moment de libre, Jakabok écrit, divague, invente des machines, parfois musicales, pour torturer son père. Des écrits qu'il cache dans sa chambre, jusqu'au jour où sa mère les trouve et y met le feu... Jusqu'au jour où Gatmuss le laisse rôtir, tête la première, dans le brasier de ses fantasmes de vengeance. Atrocement brûlé, effrayé à l'idée d'être occis par son géniteur, Jakabok n'a plus d'autre choix : il lui faut fuir le neuvième cercle de l'enfer. Un monde inconnu et un étrange compagnon de route l'attendent en haut...

Mon avis :
Burn this book (Brûlez ce livre).
Voilà les 3 premiers mots qui ouvrent le récit plus qu’étrange de Mister B. (Jakabok Botch), démon de son état, aujourd’hui prisonnier de ces pages. Barker avait toujours rêvé d’écrire un livre possédé et il a su le faire comme personne d’autre, avec assez de rebondissements pour qu’on pardonne au démon de régulièrement nous insulter ; après tout, qui brûlerait un aussi bon livre ?

Jakabok était un démon ordinaire, vivant dans le neuvième cercle (le dépotoir) en compagnie de son père alcoolique et violent (un important démon) et une mère intolérante. Jakabok, pauvre créature chétive et rejetée, s’est alors retrouvé brûlé sur tout l’avant du corps et du visage pour avoir osé coucher sa colère par écrit. C’est dans cet affreux état qu’il se fait capturer par de curieux humains, rencontre le démon Quitoon qui deviendra son partenaire pour les centenaires à venir, et nous raconte son parcours à travers le monde qui l’a amené au Grand Secret, à se retrouver mystérieusement prisonnier d’un livre.

I've started counting, in my head. I'll tell you why later.
For now, just know that I'm counting, and that the end is in sight. I'm not talking about the end of this book, I'm talking about THE END, as in the end of everything you know, which is to say: only yourself. That's all we can ever know, isn't it? When the rythm of the dance stops, we're on our own, all of us, damned Humankind and demon-lovers alike. The objects of our affections have been spirited away. We are alone in a wilderness, and a great wind is blowing and a great bell tolling, summoning us to judgement.
Que je sois damnée si vous n'êtes pas touchés par la noire poésie de ces mots.

Je n’ai encore jamais pensé être déçue avec un Barker et ce n’est pas avec celui-ci que ça va arriver. S’éloignant de son univers jeunesse pour retrouver ses racines d’auteur d’horreur, il fait ici parler un improbable démon, tentant de nous convaincre de nous débarrasser de son livre, que ce soit par des cajoleries ou des menaces, et nous dévoilant petit à petit les tenants et aboutissants de sa longue existence. Et d’autant que l’idée répugne, on serait presque tenté de lui céder et lui offrir ce baptême de feu qu’il attend tellement !

L’action est rythmée par une alternance entre le discours direct de Mister B. envers le lecteur (mais tu vas brûler ce livre, à la fin !!) et les passages ou il raconte ses épopées avec Quitoon. La relation ambigüe de Mister B. avec les autres personnages – son premier amour aussi bref que tragique, ses parents, les humains… - atteint son paroxysme à travers les sentiments partagés qu’il entretient pour Quitoon, celui qu’il aime, dont il ne peut se passer et qu’il craint à la fois (malheureusement à raison), faisant de Jakabok un personnage aussi inattendu que riche, une sorte de anti-héros qu’on ne croise pas souvent.

Le temps de quelques centaines de pages, Barker arrive à nous faire ressentir un large panel d’émotions : la curiosité, l’amusement, la pitié pour Mister B., la colère envers ceux qui le tourmentent (ou la peine pour ceux qu’il tourmente lui-même...), l’inquiétude, pour terminer sur... eh bien, parlez-en avec Mister B. si vous voulez tout savoir, je suis sûre qu’il est impatient de tout vous dire. À moins que vous préfériez le jeter au feu ?

Ma note : 8,5/10


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jeudi 6 janvier 2011

Charles à l’école des dragons,
d'Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin

Reçu le jeudi 6 janvier 2011, 5 reviews
Résumé :
Comme tous les dragons de son âge, Charles doit apprendre à voler et à cracher du feu. Mais comment faire avec de si grandes ailes, avec de si gros pieds ? C’est sûr, Charles est différent des autres dragons. Plutôt que de prendre son envol, il reste désespérément cloué au sol. Plutôt que de brûler son cahier, il le noircit avec des mots, en passant son temps à écrire des poésies bizarres. À l’école, les autres dragons se moquent constamment de lui. Pourtant, il doit bien exister quelqu’un, ici ou là, capable d’aider Charles. Capable de l’aimer. De lui faire sortir le nez de son cahier, pour visiter le monde si vaste, et rejoindre l’horizon si lointain...

Mon avis :
Après avoir croisé cet album chez Iluze, ce fut le coup de cœur instantané pour les images et je n’ai pas pu résister à me jeter dessus dans la première librairie venue. Je reproche souvent aux albums jeunesse de se lire trop vite, et bien que celui-ci ne déroge pas à la règle, le souvenir qu’il laisse mérite amplement le détour. Plus qu’un livre pour enfants, c’est une vraie petite œuvre d’art haute en couleur qui trouvera sa place dans n’importe quelle bibliothèque !

Charles est un adorable petit dragon, le plus beau selon ses parents, le plus moche selon ses petits camarades, qui aime lire et écrire plutôt que de jouer avec les autres. Il invente des poésies sur chacun et sur le monde, apaisant sa frustration d’être incapable de voler et cracher du feu comme les autres petits dragons en noircissant ses cahiers d’encre. Mais il va découvrir un jour qu’il est capable d’être plus qu’un simple gribouilleur…

Dans son format géant, l’auteur et l'illustrateur nous offrent ici une symphonie de couleurs plus éclatantes les unes que les autres, des dragons de toutes les formes et des paysages riches en détails pour illustrer la touchante histoire de Charles avec une agréable justesse. Les plus jeune ne pourront que craquer pour le héros auquel on s’identifie facilement tandis que les grands replongerons dans la magie de cet album avec toujours le même plaisir.



De très beaux dessins, une histoire classique mais efficace et une fin qui ravira les lecteurs de tout âge, que demander de plus ? L'illustrateur semble laisser entendre qu'il y aura une suite... croisons les doigts !

Ma note : 9/10

Et pour les fans, M. Turin a contribué à un autre album sur les dragons, Tendres Dragons (comment dire qu'il me fait très envie ?).


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mercredi 5 janvier 2011

Movies Addict II

Reçu le mercredi 5 janvier 2011, 4 reviews
Welcome amigo, to the land without end...

Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, cette année encore c'est l'heure de l'aperçu cinéma-tesque ! 22 films chroniqués l'an dernier (pour un peu plus d'une trentaine vus, mais festivals obligent, impossible de parler de tout), un nouveau record en vue pour 2011 ?




Voyons voir les petits bijoux qui se profilent à l'horizon...

Arrietty le petit monde des chapardeurs, de Hiromasa Yonebayashi


La nouvelle petite merveille des studio Ghibli arrive et comme toujours, je fonds devant les images, je fonds devant la musique, je foooonds... La torture va être de le regarder sur petit écran seulement (la VO sous-titré finnois, c'est chaud, je vous raconte pas).
Sortie en Finlande : inconnue

Les Voyages de Gulliver, de Rob Letterman



Jack Black se la ramène en grand pour une adaptation un peu délirante d'un vieux classique lu petite... faut bien rigoler de temps en temps !
Sortie en Finlande : 18 février 2011

Black Swan, de Darren Aronofsky



Découvert à l'instant, nouveau film du réalisateur de Requiem For A Dream avec la belle Nathalie Portman, un long métrage à l'ambiance fantastique un peu glauque qui j'avoue, me tente bien.
Sortie en Finlande : 25 février 2011

L'Agence (The Adjustment Bureau), de George Nolfi



Difficile de dire si c'est une sorte de film qui surfe sur la vague Inception ou si l'intrigue fantastique va vraiment tenir la route, mais j'aime bien l'idée du plan et des observateurs (un goût de Fringe, vous ne trouvez pas ?). Pourquoi pas.
Sortie en Finlande : 11 mars 2011

Rango, de Gore Verbinski





RANGO !!! C'est LE film d'animation de l'année, avec LA meilleure bande-annonce jamais vue, et Johnny Depp qui fait la voix en VO ! Si vous me dites que vous n'irez pas le voir, je vous trucide.
... but the lizard, he's going to die ^^
Sortie en Finlande : 8 avril 2011

Sucker Punch, de Zack Snyder


La cendrillon des super-héros se la joue un peu pétasse mais quand même, cette étrange bande annonce attise ma curiosité. Soit on va tomber dans le vrai pétasse avec une quête bien trop conventionné - donc, un film chiant - soit ils font très mal les trailers et ça va être bien. Seul moyen de le savoir, y aller !
Sortie en Finlande : 13 avril 2011

Rio, de Carlos Saldanha



Je sais, je suis une vraie gamine, j'y peux rien, mais ils sont pas super chou ces perroquets ? Et les décors ont l'air sympa, ça mérite de lui laisser une chance...
Sortie en Finlande : 15 avril 2011

Source Code, de Duncan Jones



Je sais que je suis une geek mais ne partez pas en courant, ce n'est pas la biographie d'un programmeur ! Cette histoire d'altération de réalité semble prometteuse, je suis partante pour l'aventure.
Sortie en Finlande : 15 avril 2011

Thor, de Kenneth Branagh



Le blondinet ne paye pas de mine mais il faut laisser sa chance à tout le monde, et qui sait, ce sera peut-être un bon film ? J'ai un fan de Marvel à la maison qui ne dira pas le contraire en tout cas...
Sortie en Finlande : 29 avril 2011

Pirate des Caraïbes 4, de Rob Marshall





Jaaack !! Non, je ne vais pas faire mais fillasse, mais admettez que les chances que ce nouvel opus de la saga de Pirates la plus célèbre du grand écran soit nul sont tellement proches de zéro que ça en devient ridicule de douter. Je me contente de mourir d'impatience.
Sortie en Finlande : 18 mai 2011

Harry Potter et les reliques de la mort - partie 2, de David Yates



Après la première partie de ce dernier volet des aventures de Pot-Pot plus que réussie, je n'en attends pas moins de la suite ! Ça a intérêt d'être bien, non mais.
Sortie en Finlande : 15 juillet 2011

Detective Dee, de Tsui Hark



La grande amoureuse du cinéma asiatique que je suis serait bien incapable de résister à une bande annonce aussi alléchante... espérons qu'il passera en version sous-titrée anglaise lors d'un festival, sinon ce sera DVD !
Sortie en Finlande : inconnue

Et tout ça n'est qu'un aperçu ! Qui saura de quoi 2011 sera fait ?

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mardi 4 janvier 2011

Les Ftlops de 2010

Reçu le mardi 4 janvier 2011, 8 reviews
C'est dur à dire, hein ? Ftlops, ftlops, ça fait un peu russe sur les bords... mais non, en fait, c'est juste pour ne pas sortir un barbare "bilan". Je n'ai pas trop l'habitude de faire comme tout le monde, ne citons pas les tags et autres petites choses que je n'ai jamais la patience de suivre, mais pour une fois je cède à la tentation de faire un petit tour de ma première année bloguesque. Ça en jette, non ?



Bon bien commencer les ftlops, parlons des inconditionnels de l'année, des perles insoupçonnées, bref, des must have que je recommande à tout le monde les yeux fermés.
Les Tops


À lire :



Brandon Sanderson, mon héros, mon modèle, que dis-je, l'inévitable expression de mon fanatisme dévoué envers quiconque capable de me transporter comme il le fait dans ses merveilleux romans. Vous aimez la fantasy ? Ils sont faits pour vous. Vous n'aimez pas la fantasy ? Moi non plus, mais ils sont quand même faits pour vous ! C'est pas beau, ça ?



Cristina Rodríguez, la reine de la Rome Antique, semi historienne de génie, que j'ai découverte grâce à Livraddict et que je ne vais plus lâcher (surtout maintenant que j'ai tous ses livres). À lire au moins une fois, rien que pour se réconcilier avec l'histoire.



Gaiman, incontournable, avec un livre mariant parfaitement le fantastique, le mythologique et le réel, et Murakami, Dieu du mystique-poétique, qui n'a que des chef d’œuvres à son actif (mais celui-ci est particulièrement top, je vous jure).


À lire ET à regarder :




Dans la série des images qui en jettent et des textes qui détonnent, Mr De Pins avec une BD belle, drôle, fantastique, à suspense, bref, que du bon, et Shaun Tan, un autre Dieu mais de la poésie visuelle cette fois-ci, qui mélange les images et les mots comme vous ne l'avez jamais vu, avec une justesse inégalée, et tristement méconnu dans l'hexagone.






À voir :




Parce que les bouquins c'est bien mais que le ciné c'est mieux bien aussi, cette année trois coups de cœur qui raviront tout un chacun : Inception, LE film de l'année, avec ses multiples interprétations, ses acteurs d'enfer et son scénario original, Little Big Soldier pour son humour "Jackie Chan", ses cascades de fou et son ambiance Chine ancienne, et Dragons, le meilleur film d'animation de l'année avec de l'action, de l'humour et d'adorables dragons (comment y résister ?).






Et maintenant... Les Flops (eh oui, il y en a aussi)


Lus :





Si Les aigles de Rome avaient été une bonne surprise, Murena a été une déception
totale, avec un arrière goût de manuel d'histoire déguisé en BD - trop de documentation tue le plaisir. Même schéma pour le Trône de Fer : coup de cœur pour la saga de l'Assassin Royal, on me recommande celui là et paf, déception, trop de noirceur et de cruauté qui dégoûtent complètement de l'histoire. Ne parlons même pas du désastre de Mr Laurie et son humour de routier soûl, quant à Aubenque et son thriller faussement américain, ils m'ont convaincu que le genre n'est pas du tout fait pour moi !




Vus :





Dans la série je perds mon temps au cinéma, il y a eu notamment L'apprenti Sorcier, un ramassis de niaiserie qui m'a laissé de marbre, Iron Man 2 qui était trop tout - sauf trop bien - et La Route, vainqueur du grand prix de l'ennui de l'année.




 



Je vous épargne les envies 2011 pour aujourd'hui... ce sera pour la prochaine fois !

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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
All images © the incredible Shaun Tan