mardi 26 octobre 2010

Despicable Me (Moi, Moche et Méchant),
de Pierre Coffin et Chris Renaud

Reçu le mardi 26 octobre 2010, 8 reviews
Synopsis :
Pauvre Gru, être un super méchant, ce n'est pas facile. Entouré de son armée de minions, il va devoir se montrer plus malin qu'un impitoyable ennemi, Vector, qui tente de l'empêcher de voler la lune ! Et pour y parvenir, il va se retrouver avec 3 petits problèmes sur les bras...

Mon avis :
It's so fluffy I'm gonna die!
Rien que pour cette ligne, vous devriez aller voir ce film. Ça et les minions. D'accord, le scénario ne casse pas des briques, la fin est prévisible et pas mal d'éléments plutôt clichés, mais, mais... It's so fluffy!!

Une histoire de super-vilain, ce n'est pas si souvent qu'on y a droit. Et Gru est un bon vieux modèle de super-vilain, avec son affreux petit chien, ses animaux empaillés et ses gadgets rutilants. Son but : devenir le meilleur, et pour ça, voler la lune ! Pour y arriver, une armée de minions (mignons !) vont lui prêter main forte, mais face à la forteresse de Vector il n'y a qu'une solution : envoyer des petites filles infiltrer les lieux à sa place. Sauf qu'une fois le devoir accompli, elles ne vont pas le laisser tranquille pour autant...


J'attendais ce film avec impatience depuis la première bande annonce diffusée, qui m'a rendue complètement accroc des minions et d'Agnes (la petite brunette). Certes, l'histoire ne tourne pas exactement autour d'eux, et Vector est marrant quand il veut, et j'adore l'accent moitié russe de Gru en VO, mais les scènes les plus marrantes du film sont définitivement celles avec Agnes et les minions.

Côté animation, les petits parisiens de chez Mac Guff ont bien fait leur boulot : ça ne ressemble peut-être pas à du Pixar mais ça tient plus que bien la route, avec un style très cartoon qui colle bien à l'ambiance de l'histoire. Pas mal de scènes sont un peu là pour la 3D, comme la descente dans le labo de Gru ou la scène du générique de fin, mais ceux qui aiment que ça bouge un peu (et les petits qui tiennent leurs lunettes avec les mains parce qu'elles sont trop lourdes pour leur nez) devraient être ravis.

Je ne vais pas en dire plus pour ne pas vous gâcher le plaisir : allez le voir !!

Ma note : 8/10




Long-métrage américain .
Genre : Animation
Durée : 01h35min
Année de production : 2010
Distributeur : Universal Pictures International France
Date de sortie en France : 6 octobre 2010

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mercredi 20 octobre 2010

Manga [défi]

Reçu le mercredi 20 octobre 2010, 5 reviews
Comment ça, encore un challenge ?!
(Je plaide coupable...)
Pour ma défense, c'est la faute à Setsuka qui a décidé de faire un challenge ou j'avais déjà tout ce qu'il fallait pour y participer. En plus, j'ai eu le droit de faire le logo (vous reconnaissez cette image ?), c'est pas trop cool quand même ?

La principe :
Lire 5 manga maximum au choix de 5 séries différentes (défi Libre), lire un nombre choisi de manga dans la liste des 100 indispensables (défi "Les 100 séries indispensables") ou lire 5 manga maximum au choix et les comparer avec l'animé correspondant (défi Mangas VS Animés). Tous les détails sur le sujet du challenge.

Ma participation :
Alors, je vais lire 5 seinen bien glauques avec du sang partout... ah ah, comment ça vous ne me croyez pas ? Puisque c'est ça, vous ne saurez rien, il vous faudra patienter ! Tout ce que je peux vous dire c'est que je participe au défi Libre et que je pense que les cinq manga seront vite lus !

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mardi 19 octobre 2010

Murena, tome 1 : La Pourpre et l'or, de Dufaux & Delaby

Reçu le mardi 19 octobre 2010, 0 reviews
Résumé :
"Il était d'un naturel féroce et sanguinaire qui se trahissait dans les moindres choses comme dans les grandes... Dans tous les combats de gladiateurs donnés par lui ou quelqu'un d'autre, il faisait égorger même ceux qui tombaient par hasard pour observer leur visage quand ils expiraient."
Suétone, Claude XXXIV

Mon avis :
On va finir par croire que je suis abonnée à ce thème, mais la Rome antique en BD, ce n'est pas si fréquent que ça ! En attendant la sortie du tome 3 des Aigles de Rome, j'ai lu le premier tome de cette série que l'on m'a maintes fois recommandée. Eh bien...

... je suis déçue. Plutôt que l'histoire d'un personnage, c'est celle de la succession d'un césar que nous dépeint ce premier tome. L'empereur Claude est marié à Agrippine et a adopté son fils, Néron, lui promettant la succession, mais il se rend finalement compte avoir négligé son fils légitime et décide de répugner sa femme et Néron pour se marier avec une de ses concubines. Agrippine fomente alors un plan pour mettre son fils sur le trône et se débarrasser des éléments gênants...

L'un dans l'autre, j'ai eu l'impression de lire une version illustrée de la biographie de Claude. Aucun personnage n'est attachant, au contraire : chacun montre sa face perfide et calculatrice, prêt à mentir à ses amis et à tuer sans remord. Les femmes sont des manipulatrices, et les quelques personnages appréciables de l'histoire n'ont pas exactement le temps d'antenne qu'ils méritent.

Du côté des dessins, bien qu'ils soient précis et agréables, le côté crayonné me rebute un peu. Les couleurs sont cependant bien choisies, retranscrivant l'ambiance chaude de l'époque, mais un peu plus d'émotion et un peu moins de visages grimaçants aurait allégé un peu l'ensemble. Et côté sensualité qu'on retrouve d'habitude, il faudra repasser.

Quant à la quatrième de couverture citant un extrait de la vie des Césars par Suétone, c'est définitivement la cerise sur le gâteau... Je regrette de ne pas avoir trouvé dans cette bande dessinée un peu de fiction pour contrer l'historique pur, les manigances politiques et la mauvaise image naturelle qu'on semble associer à toute une époque (merci Suétone ?). Pas de suite pour moi cette fois-ci.

Ma note : 5/10


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lundi 18 octobre 2010

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond,
de Haruki Murakami

Reçu le lundi 18 octobre 2010, 2 reviews
Résumé :
Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu'est l'homme... Avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

Mon avis :
En tant que grande admiratrice du travail de Murakami, ce livre faisait partie de ceux que j'avais la ferme intention de lire ; Nathalie l'a bien compris, car à l'occasion de mon anniversaire, elle me l'a glissé dans la boîte aux lettres ! Ni une ni deux, j'ai profité de la lecture d'un pavé pour intercaler ce petit livre, et on peut dire qu'il m'a agréablement surprise.

En règle générale, je n'aime pas les (auto)biographies, mais je suis toujours un peu curieuse d'en savoir plus sur la vie des gens que j'admire. Le choix de l'auteur de parler de lui à travers sa passion pour la course à pieds est original et un peu déroutant, surtout pour la non sportive que je suis, mais comme à son habitude Murakami parvient à faire de la simple réalité quelque chose d'assez extraordinaire.

Plutôt que de nous parler bêtement de sa carrière d'écrivain, il explique sa vision de l'écriture à travers sa vision de la course : un processus long, difficile, douloureux mais gratifiant à la fois, et qui demande beaucoup de persévérance. Avec l'humilité qu'on retrouve souvent chez les japonais, il évoque ses faiblesses, se décrit comme quelqu'un de peu appréciable et qui n'a pas le talent pour écrire facilement des histoires. Pour lui, chaque écrivain s'abreuve à une source, et si certains ont la leur toujours abondante, la sienne est enfouie sous des roches qu'il doit patiemment forer pour en retirer quelque chose.

Et la course dans tout ça ? Eh bien, elle est partout. De la préparation du marathon de New York à celle d'un triathlon au Japon, de ses débuts de coureur à ses objectifs fous (comme refaire la course originelle de Marathon en Grèce), il partage ses doutes, ses espoirs et ses impressions, avec l'enthousiasme des passionnés. Les coureurs se retrouveront sans doute dans ses mots, car pour lui seuls ceux qui ont fait l'expérience des contraintes physiques et mentales de la course à pieds peuvent vraiment comprendre ce qu'il ressent.

Voir un auteur aussi grandiose (si je peux me permettre) se dépeindre de façon aussi naturelle et ordinaire, plein de défauts mais également de principes qu'il maintient envers et contre tout, est aussi surprenant que rafraîchissant. En parlant simplement de sa propre expérience, il offre des conseils précieux, et pas seulement aux aspirants auteurs ! J'aurais presque envie d'aller faire mon jogging à Central Park, c'est pour dire...

Ma note : 8/10


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mercredi 13 octobre 2010

Le Puits de l'Ascension (Mistborn tome 2),
de Brandon Sanderson

Reçu le mercredi 13 octobre 2010, 6 reviews
Résumé :
En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin, la gamine des rues devenue Mistborn, et Elend Venture, le jeune noble idéaliste, doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?

Mon avis :
Suite au coup de foudre du premier tome, je n'ai pas pu résister bien longtemps à lire le second de cette époustouflante trilogie. L'excitation a fait place au doute un instant, celui de voir l'action se transformer en magouilles politiques dont les auteurs de Fantasy sont tellement friands, mais l'auteur a su une fois encore jouer de sa magie pour concentrer le suspense aux bons moments et, avouons-le, nous garder scotchés comme des mangoustes à l'histoire.

Vin n'est plus la petite voleuse invisible de Luthadel, ni la fausse bourgeoise au service de Kell : désormais, mademoiselle est l'espoir du nouvel Empire, la mistborn du roi Elend Venture, sa compagne... bref quelqu'un de très important, qui n'aime pas du tout l'être. Et Elend n'aime pas du tout se retrouver à gérer un royaume désordonné, désemparé et assiégé par les armées de son propre père, d'un seigneur voisin belliqueux et d'un ancien ami s'étant mis des créatures effroyables dans la poche. Quand au reste de la fine équipe, beaucoup se sentent dépassés par les événements, et pas seulement politiques ; Sazed, l'érudit de Terris, découvre que les brumes commencent à s'attarder en journée et surtout, à tuer des gens...

Adieu l'excitation des débuts, la présentation des personnages et le renversement spectaculaire de l'Empire ! Ici, c'est l'angoisse, l'incertitude et la paperasse qui gouvernent une grande partie de l'histoire. Les nouvelles responsabilités de chacun ne sont pas très bien accueillies, et Elend, à vouloir se montrer trop idéaliste, se retrouve en difficulté face à une population qui n'a connu que la "protection" de la dictature. Vin, elle, ne s'intéresse pas trop (comme moi) à la politique qui accapare tant son amoureux pour se concentrer sur quelque chose de bien plus passionnant : serait-elle le nouveau Héros des Âges qui viendra sauver le monde de la menace invisible ?

Eh bien, vous le saurez si vous lisez ce livre jusqu'au bout. Il faudra vous armer d'un peu de courage pour traverser les petits complots et trahisons de ces messieurs les chefs d'états, et faire fi des états d'âmes des petits jeunes qui ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent et qui ils aiment, mais vous en serez récompensés : au moment où l'histoire aurait pu sombrer dans la niaiserie (voire carrément devenir une déception), tout s'enchaîne brusquement pour remettre le récit sur les rails, et la fin inattendue est un vrai petit moment de bonheur.

Les fans de Sazed seront d'ailleurs ravis du retour en force de ce dernier, véritable moteur de ce tome en dehors des deux "héros". La part de mystère et de magie qui n'est pas négligée à côté de la trame politique permet de garder en haleine et on regrette simplement ne pas avoir l'occasion de découvrir plus de métaux allomantiques dans ce second volume. Je ne vois qu'une solution... se jeter sur le troisième !

Ma note : 9/10

Pas encore commencé à lire le cycle ? Tt-tt, lisez mon avis sur le tome 1 d'abord...

Et si vous voulez un peu de spoil, gratuit mais tout en beauté, la carte des métaux allomantiques est disponible sur le fantastique site de l'auteur !


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vendredi 8 octobre 2010

Apocalypse bébé, de Virginie Despentes

Reçu le vendredi 8 octobre 2010, 5 reviews
Résumé :
Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se recontrer, et finissent par composer, sur ton ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

Mon avis :
Première fois, premier choc : on entend parler de l'auteur, on sait qu'elle fait dans la provoc', le résumé ne cache rien de l'ambiance du bouquin, et pourtant, le choc reste inévitable. Trop difficile à définir pour le qualifier de bon ou mauvais, simplement une explosion de mots, de violence et de trash dans une histoire qui laisse un goût amer... mais pas si déplaisant.

Lucie est une paumée, une fille célibataire, insignifiante, qui prends des adolescents en filature pour une petite boîte de privés mal payés. Sauf que la dernière en date a disparue au milieu de la filature, et que la grand mère vient de faire un scandale pour qu'ils la retrouvent. Lucie se retrouve alors trimballée dans cette enquête qui ne l'inspire pas, accompagnée d'une lesbienne violente et vicieuse qui ne lui dit pas la moitié des choses qu'elle devrait savoir, espérant retrouver une gamine rebelle dont la famille de tordus ne lui facilite pas la tâche. Ça ne pourrait pas aller mieux.

Le ton est rapidement donné : Despentes ne mâche pas ses mots, elle nous les crache à la figure avec toute la délicatesse du monde. Dans son monde, rien n'est rose, rien n'est gratuit, rien n'est facile. Surtout pas être Lucie, une pauvre fille, seule et sans intérêt, et de devoir se coltiner cette folle de Hyène, à la réputation aussi incroyable qu'invraisemblable, insupportable, immanquable, imbuvable. Et de s'avouer qu'on ne s'en sortirait jamais sans elle. Parce que la Hyène, aussi pénible qu'elle soit, va aussi lui ouvrir les yeux sur beaucoup de choses (un peu trop parfois...), lui faire se rendre compte de ce qu'elle rate en se complaisant dans son quotidien vide de sens.

Parlons-en, de la Hyène. Plus de première fraîcheur et pourtant, elle fait toujours se retourner les gens sur son passage. Lesbienne et fière de l'être, elle siffle les filles dans la rue, drague tout ce qui a des seins et se tient comme un camionneur obscène. Quand au langage, n'en parlons pas ; toute notion de vulgarité devient obsolète en sa présence, elle défie les lois de la bienséance. Sa technique pour avoir des informations, la violence, l'extorsion, le chantage, et un poil d'humour noir pour englober le tout.

De l'humour, il en faut pour lire cette satire sereinement, je peux vous le dire. De l'humour au trois millième degré, celui qui stigmatise la cité, qui caricature les bourges, qui prône la violence familiale, qui banalise le viol. Faut rire de ce que dit l'auteur, à travers la Hyène, Yacine et les autres, tellement l'absurdité antisociale fait froid dans le dos. Parce qu'il n'y a rien d'autre à en faire, juste se marrer un peu et lire les phrases à voix haute tellement c'est surprenant de les voir couchées sur papier.

Morceau choisi, spécial informaticiens (NDR: Rafik est le chef du service) :
Rafik leur parle mal, les paye mal, ne les remercie jamais, ne les félicite pas. Rafik les traite comme ils aiment être traités, et ils le respectent, et en retour, ils travaillent impeccablement bien.
Et pour le plaisir, un second, version Mâle de la cité cette fois :
Il se demande qu'est-ce que foutent les mères, pendant ce temps. Encore en train de se peindre la face, elles ne savent même pas se maquiller, tant qu'à être des putes elles pourraient au moins faire un effort, apprendre à s'arranger. Mais même ça, être des salopes correctes, c'est au-delà de leurs forces.
Ne paniquez pas, ce n'est pas comme ça d'un bout à l'autre, mais soyons honnête, ça reste un bon aperçu.

Si vous êtes toujours là, c'est que vous êtes assez solides pour vous lancer dans cette folie, dévorer ce livre comme on regarde un film d'horreur, répugné mais incapable de s'en détourner. Vous allez rencontrer des gouines ("gouines, gouines, gouine, je n'ai jamais autant entendu répéter ce mot"), des gentils qui ne le sont pas vraiment, des méchants qui n'en ont pas l'air, et des gosses irrécupérables qu'on va tout faire pour récupérer. Vous allez bien vous éclater, si si. Essayez pour voir !

Ma note : 7/10

Merci à Priceminister pour ce livre !


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mardi 5 octobre 2010

Spin, de Robert Charles Wilson

Reçu le mardi 5 octobre 2010, 11 reviews
Résumé :
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre...
Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Mon avis :
La science-fiction est quelque chose de bien particulier en ce sens où on s'attend toujours à quelque chose et qu'on finit toujours pas être surpris de ce qu'on y trouve. Mettons ici, on s'attend à une histoire d'astrophysique, de colonisation de galaxies et autres aventures très "SF", mais au final, on découvre que c'est l'émotion humaine qui dirige cette histoire ; celle des derniers jours d'un peuple effrayé, blasé, se sachant plus en quoi croire. Et ce qu'il y a de vraiment particulier avec la SF, surtout avec celle-ci, c'est que bien qu'elle défie les attentes, elle ne déçoit jamais.

Le narrateur, Tyler Dupree, nous raconte au fil des chapitres comment il a appris la nouvelle du Spin, cette membrane entourant la terre pour la ralentir, en voyant les étoiles disparaître du ciel une nuit de son enfance. Ses deux amis de l'époque, Jason et Diane, prennent plus ou moins bien la nouvelle - le premier, génie de son état, décide de participer aux recherches astrophysiques menées par son père, et la seconde se tourne vers la nouvelle religion en vogue pour oublier l'horreur que lui inspire l'imminente fin du monde. Tyler, partagé toutes ces années entre son meilleur ami, la fille dont il est secrètement amoureux et sa propre perception de l'étrange phénomène qui les accable, va découvrir que certains sacrifices sont nécessaires pour atteindre un but qui les dépasse tous.

Comme souvent dans les romans écrits à la première personne, c'est difficile de ne pas s'attacher au personnage principal. Tyler est un homme plein de défauts et de contradictions, attendrissant dans sa maladresse, et le voir essayer de se partager entre ses deux meilleurs amis sans vraiment savoir où se mettre est assez touchant. Jason joue au scientifique froid et borné mais on sent que la présence de Tyler l'apaise, particulièrement face à la guerre qu'il mène contre son père. Quant à Diane et son fanatisme religieux, je ne suis probablement pas la seule à la trouver exaspérante, bien que le point de vue de Tyler à son égard soit défendable. Les chapitres "futurs" intercalés à ceux du passé offrent heureusement la confirmation que la jeune femme a retrouvé la raison depuis !

Fidèle à ses collègues du genre, l'auteur possède un style fluide et agréable, et malgré quelques dérives scientifiques dans ses explications du Spin (tout à fait logiques et "plausibles", cela dit) qui laissent les littéraires dans mon genre franchement sceptiques, les petites notes de poésie qu'il distille au fil des pages suffisent à faire oublier ces ponctuelles dérives :
Mais cela a constitué pour moi le premier signe que Diane vivait dans un monde plus vaste que celui de la Grande Maison, un monde dans lequel chagrin et joie se déplaçaient avec une lourdeur de marées, avec le poids de l'océan derrière eux.

Je me dois donc de remercier Aurel pour m'avoir collé ce livre entre les mains, ainsi que mes co-lecteurs de m'avoir poussé à le lire aussi vite. Rien de tel qu'un bon livre de SF pour se laisser immerger dans un autre univers, et le temps d'une lecture, se demander ce qu'on ferait si la fin du monde approchait. Arrêter de passer l'aspirateur, peut-être ?

Ma note : 8,5/10

Passez voir les avis de Lelf, Taliesin, Spocky et Julien le naufragé, qui ont participé à cette lecture commune !


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dimanche 3 octobre 2010

Toy Story 3,
de Lee Unkrich

Reçu le dimanche 3 octobre 2010, 2 reviews
Synopsis :
Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s'apprête à partir pour l'université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve... à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d'échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l'éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso.

Mon avis :
À l'occasion de la sortie de ce troisième opus de la série phare de Pixar, j'en ai profité pour (re)visionner les deux premiers films. C'est donc avec l'univers bien frais dans ma mémoire que j'ai profité du dernier en date. Fidèle à sa réputation, les géants de l'animation ont encore une fois créé un cocktail d'action, d'humour et d'émotion qui se dévore aussi vite qu'un paquet de pop-corn.

Dans la lignée des précédents, ce nouveau Toy Story se consacre à suivre les aventures des jouets d'Andy, cette fois-ci mis au placard alors que leur propriétaire part à l'université. Mais plutôt que de partir au grenier, ils vont se retrouver à la crèche locale, où un tyran martyrise les jouets locaux en les jetant dans les griffes des plus petits.

Comme toujours, Andy et Buzz se partagent la vedette, le cow boy dans son éternel rôle de privilégié/sauveur et le ranger de l'espace dans celui de l'acolyte un peu à côté de la plaque. L'arrivée de nouveaux jouets apporte un peu de nouveauté par rapport aux premiers films et Ken se montre tout à fait hilarant dans son rôle de séducteur incompris !

L'empreinte Disney se ressent ici à travers les moments dramatiques de rigueur (heureusement, pas autant que dans Up!) et le happy end, lui aussi de circonstance, mais on notera tout de même que certaines scènes sont vraiment inquiétantes... de quoi filer une bonne frousse aux plus petits !

Pixar a été fidèle à sa réputation avec ce nouvel opus, mélange de rétro et d'originalité, pas leur meilleur mais parfait pour se détendre un moment et se rappeler que l'on est jamais trop vieux pour jouer !

Ma note : 7/10



Long-métrage américain
Genre : Animation , Aventure , Comédie
Durée : 01h40min
Année de production : 2010
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 14 juillet 2010

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