mercredi 29 septembre 2010

Les Aigles de Rome - livre II,
de Marini

Reçu le mercredi 29 septembre 2010, 2 reviews
Résumé :
À Rome, en l’an 763, deux jeunes gens entraînés au métier de la guerre et élevés comme deux frères vont découvrir les blessures de l’amour, au risque de mettre leur amitié en péril… Entre Histoire et grande aventure, une saga épique pleine de bruit et de fureur.

Mon avis :
Après ma lecture du livre I, je m'étais promis de poursuivre avec cette série et c'est désormais chose faite. On retrouve dans ce second tome tous les ingrédients du premier, l'aventure initiatique remplacée cette fois-ci par les premiers amours, les joies de la guerre et autres réjouissances du même genre.

On retrouve Marcus et Arminius, plus amis que jamais, vivant la vie et les magouilles de Rome. Arminius est dévoré par l'ambition, celle de diriger des troupes et surtout, de retrouver sa Germanie natale, alors que Marcus n'est intéressé que par les femmes - ou plutôt une femme, Priscilla, celle d'un autre, qu'il ne peut bien sûr pas avoir.

Après un premier tome au rythme soutenu, celui-ci semble un peu plus plat niveau action. La période d'initiation s'est changée en découverte des jeux de l'amour, et Marcus est bien trop obnubilé par les femmes pour son propre bien, tandis qu'Arminius en a une vision dégradante qui n'est pas tellement mieux. Il faut dire aussi qu'à part les femmes des autres, l'auteur nous dépeint ici les femmes comme des objets de décoration à fonction sexuelle, et c'est difficile de prendre position contre le comportement du blondinet barbare. La faute de l'époque, peut-être ?

Les amateurs de la Rome antique (comme moi) y trouveront tout de même leur compte, avec des dessins toujours aussi aboutis et une ambiance violente et sulfureuse caractéristique. On regrette simplement qu'il n'y ait pas un peu plus d'action, mais la suite que l'on devine par le suspense de fin devrait y remédier. Il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience !

Ma note : 7,5/10

La chronique du livre I est par là !


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lundi 27 septembre 2010

L'Empire Ultime (Mistborn tome 1),
de Brandon Sanderson

Reçu le lundi 27 septembre 2010, 14 reviews
Résumé :
Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur Maître sur le monde.
La jeune Vin ne connaît de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Mon avis :
Encore une fois, c'est Lelf qui est venue perturber mon petit périple littéraire en me collant une lecture commune sous le nez pour ce livre qui semblait prometteur, et pauvre hère que je suis, je n'ai pu que céder. Quelle bonne idée j'ai eue ! Non seulement il m'a réconciliée avec la fantasy (le Trône de Fer m'ayant refroidie il y a peu) mais il m'a rendue complètement obsédée par cette trilogie que je suis impatiente de terminer.

Difficile de résumer cette histoire sans en dire trop ou pas assez, d'autant plus pour moi qui ai simplement envie de tout raconter en long, en large et en travers, avec l'excitation caractéristiques des groupies (mais je m'en abstiendrai). L'histoire a un arrière goût de prélude, d'aventure initiatique de Vin, de son intégration au groupe de mercenaires de Kelsier et de la découverte de sa nature et de ses pouvoirs. Mais surtout, on sent qu'il n'est que le début d'une succession d’événements qui vont renverser le monde, un qui nous semble étranger mais pourtant proche, et on ne peut que se demander de quelle façon il va bien pouvoir être altéré à nouveau.

L'action connaît ses hauts et ses bas comme dans n'importe quelle épopée (même les meilleures, si si), le début étant consacré à un état des lieux et à la présentation des personnages, le milieu à la collecte d'information et la fin à l'action proprement dite. Mais tout au long de ces phases, de savamment dosées interruptions - action ou révélations - permettent de garder le lecteur accroché, même s'il a mieux à faire à ce moment que de terminer un chapitre au suspense insoutenable... on ne va pas s'en plaindre !

J'ai eu un indéniable coup de cœur immodéré pour Kelsier, le voleur charismatique et mystérieux, guidé par ses idées folles et sa soif de revanche. Impossible de passer à côté de sa personnalité omniprésente, même si Vin est techniquement l’héroïne de l'histoire. Et pour une fille, elle se défend bien - mis à part une paranoïa justifiée mais lassante, sa curiosité et son sens de l'aventure en font un personnage riche et attachant, bien qu'un peu naïf. La bande de mercenaires qui les accompagne forme une équipe singulière : entre Ham la brute philosophe, Breeze le manipulateur, Clubs le grincheux, Sazed le mystérieux érudit et Marsh, le grand frère bougon, tous valent leur pesant d'or et ne sont pas sans rappeler la fine équipe d'Inception de par leurs personnalités marquées et leurs talents aussi complémentaires qu'indispensables.

C'est avec un plaisir sans fin que je me replongerai dans l'univers de cendres et de soleil rouge de Mistborn, sous la plume fluide et magique de Mr Sanderson, pour savoir ce qui va se passer. Rendez-vous bientôt pour la chronique de la suite !

Ma note : 10/10 (je n'ai pas pu m'en empêcher)

Allez vite lire les avis de mes co-lecteurs Nathalie, Lelf, Taliesin et Phooka.

Et pour la chronique du tome 2, c'est par là !


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lundi 20 septembre 2010

Little Big Soldier,
de Sheng Ding

Reçu le lundi 20 septembre 2010, 0 reviews
Synopsis :
Dans les temps les plus sombres de la Chine, quand les chefs de guerre sans scrupule enchaînaient les batailles pour satisfaire leurs envies de conquêtes, des millions de personnes ont péri, et ceux qui ont survécu n'avaient plus que le choix de tuer ou d'être tué. Les bataillons des états en guerre Wei et Liang se sont affrontés dans un bain de sang de l'aube au crépuscule. Seuls deux hommes ont survécu : un soldat Liang, expert à faire le mort à l'aide d'une fausse flèche mécanique plantée dans son plastron, et le général rival de Wei. Le soldat décide de capturer le général afin de le ramener à Liang et de l'échanger contre les 5 hectares de terre, l'argent et l'exemption de service militaire promis comme récompense. Le jeune général captif n'est cependant pas décidé à se laisser embarquer facilement, et c'est dans un bien étrange voyage que les deux hommes vont s'embarquer afin d'atteindre leur but.

Mon avis :
À l'occasion du festival du film international d'Helsinki, Rakkautta & Anarkiaa (Amour & Anarchie), j'ai eu l'occasion d'aller voir ce film inattendu, prenant la relève de Red Cliff comme coup de cœur de l’événement. Loin de l'étrange image occidentale de Jackie Chan, il dirige ici un film plein d'émotions, d'action et d'humour, dans le magnifique cadre de la Chine à l'époque des Royaumes Combattants.

Jackie Chan y joue le rôle d'un paysan malin, ayant feint la mort lors du massacre entre les armées Lian et Wei, qui emporte avec lui le général ennemi en otage en espérant l'échanger contre la récompense promise - de l'argent, des terres et de la tranquillité. Mais chaque rencontre sur la route va apporter son petit lot de malheur : une femme le dupe pour voler son cheval, des bandits s'emparent de son otage, et surtout, un mystérieux prince est en train de battre la campagne pour retrouver le général coûte que coûte.

On oublie parfois qu'avant Rush Hour, Jackie Chan est surtout un grand acteur chinois avec plus de cent films à son actif. Il a lui même écrit l'histoire de Little Big Soldier et participé à sa réalisation, en plus d'y jouer le rôle principal et d'y effectuer (comme toujours) ses cascades lui-même. Le personnage qu'il interprète est un peu naïf, obnubilé par ses maigres attentes de paysans (il refuse les terres que le général monnaye en échange de sa vie car il ne saurait pas quoi faire de tout ça) et ne pense qu'à chanter et parler des légumes qu'il plantera. Derrière cette façade, il cache tout de même un homme d'honneur, rusé et facétieux, qui refuse de tuer malgré son poste de soldat. Le général Wei, interprété par Leehom Wang (mesdemoiselles, vous pouvez baver), passe du guerrier irascible à un homme raisonnable, prenant conscience des attentes du "petit peuple" face aux ambitions des chefs d'état pour petit à petit devenir un sympathique personnage.

Le ton du film est partagé entre le drame et l'humour, un mélange que Chan fait fonctionner comme personne, et sans passer une heure trente à se marrer, on apprécie les petites touches d'humour distillées un peu partout dans leur périple (que ce soit via des cascades ou des discours bien trouvés). Les fans de grandes épopées y trouveront leur compte, bien que l'aspect batailles soit vite troqué pour celui de l'aventure initiatique, et l'aspect historique auquel la fin fait honneur encadre parfaitement le film.

Envie de passer un bon moment devant le (petit) grand écran ? Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Ma note : 9/10

(À défaut de bande annonce sous-titrée, je vous mets un super behind the scene)


Et un petit mot en passant sur Red Cliff, l’histoire d'une légendaire bataille entre deux nations de la Chine qu'un époustouflant stratège organise avec une ruse sans pareille, le meilleur film épique asiatique que j'aie vu (et si vous avez bavé sur Mr Wang, préparez vous à saigner du nez devant Mr Kaneshiro et son charme à tomber).



Long-métrage chinois
Genre : Humour, Action, Historique
Durée : 1h36min
Année de production : 2010
Date de sortie en Chine : 14 février 2010

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samedi 18 septembre 2010

Zombillénium tome 1, d'Arthur de Pins

Reçu le samedi 18 septembre 2010, 7 reviews
Résumé :
Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, un homme au bout du rouleau, trompé par sa femme ; et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...

Mon avis :
Whaou ! J'ai craqué dès que j'ai vu cette BD sur le blog d'Archessia, j'étais impatiente de la lire après l'article de Mr Zombi, et à la minute où elle est arrivée, je me suis jetée dessus pour la lire. Et il n'y a pas à dire, je suis déjà mordue !

La première fois qu'Aurélien rencontre Gretchen, elle lui joue un petit tour pendable, qui va malheureusement l'entraîner dans un bête accident de voiture provoquant sa mort. La bonne nouvelle, c'est que le conducteur est un vampire, et qu'il va s'occuper de ramener Aurélien à la vie pour lui proposer un poste de vendeur de barbe à papa dans le parc d'attraction le plus étrange du coin, Zombillénium, qui n'embauche que des morts (vivants). Un jeu d'enfant comme un pourrait le croire, sauf que ce pauvre Aurélien a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie, et surtout, à ses petits moments d'émotion...

Tout est bon à prendre dans cette bande dessinée : les dessins - simples, précis, amusants et agréables (bien proportionnés et expressifs, que demander de plus ?) -, le scénario original, l'humour bête (et moins bête) mélangé à un soupçon de glauque et un autre de suspense. Bref, que du bon. Les personnages sont touchants et loufoques, l'ambiance décalée tout à fait jouissive, et cette petite introduction du quotidien de Nicolas et de la vie du parc, pleines de petits accidents et autres contrariétés, donne juste une irrépressible envie d'avoir la suite.

Alors, elle est pour quand cette suite ?!

Ma note : 9/10 (même si, pour l'histoire de la fille cachée de Robert Smith, ça mériterait presque 10 !)


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mercredi 15 septembre 2010

American Gods, de Neil Gaiman

Reçu le mercredi 15 septembre 2010, 10 reviews
Résumé :
Après trois ans passés en prison, Shadow a purgé sa peine. Mais alors que les jours s'égrènent avant sa sortie, il sent une tempête se préparer. Deux jours avant d'être libéré, sa femme Laura meurt dans un mystérieux accident de voiture, en plein adultère avec un de ses amis. Abasourdi, Shadow rentre chez lui, pour rencontrer en chemin l'étrange Wednesday dieu des temps anciens, cherchant à unifier ses semblables pour mener la bataille contre la technologie. Ensemble, ils s'engagent dans un périple bizarre à travers les États-Unis, mais la tempête est sur le point d'éclater...

Mon avis :
Je n'avais aucun doute quant au talent de Neil Gaiman avant de commencer ce livre, et à vrai dire, je m'attendais même à ce qu'il me plaise. Par contre, je ne pensais pas être soufflée comme je l'ai été à la lecture de cette histoire. Du début à la fin, le mélange entre réel et extraordinaire crée une atmosphère particulière et chacun des personnages est tellement incroyable qu'on ne peut que mourir d'impatience de savoir la fin. Et une fois la fin arrivée... on se demande si on ne va pas le relire.

Dès les premières lignes, on rencontre Shadow, un homme simple et tranquille amateur de tours de magie, sur le point de finir de purger les 3 ans de peine dont il a écopés et impatient de retrouver sa femme. Mais deux jours avant sa sortie, celle-ci meurt dans un accident de voiture avec un ami de Shadow qui était son amant. Il se retrouve alors sans but, et lorsqu'un homme mystérieux rencontré dans l'avion lui propose de travailler pour lui, un certain Wednesday, il accepte son offre. Ce qu'il ne savait pas, c'est que sa femme reviendrait d'entre les morts pour le surveiller, qu'il jouerait sa vie aux dames avec Чернобог (prononcez Chernobog), un vieux dieu slave, qu'il serait kidnappé par un gamin dérangé, et qu'il se battrait pour la survie des dieux anciens...

"How dare you?" (Comment oses-tu ?) se demande l'auteur à soi-même à la fin de cette édition. Comment lui, un auteur anglais, ose-t-il parler du folklore américain ainsi, retracer l'histoire de ce pays, l'arrivée de ses immigrants et des prétendus dieux qu'il mentionne ?
"I wanted to write about America as a mythic place."
Eh bien, je suis peut-être mauvais juge, mais je pense qu'il l'a fait mieux que personne. Que tout soit réel ou non, qu'il ait emprunté un vrai Lakeside ou un faux Centre, ça n'a pas d'importance car il arrive à nous y faire croire. Il nous parle des dieux irlandais, africains, slaves, hindous et nordiques, il nous parle de leur décadence et de leur volonté de s'accrocher, de leur sale caractère et de leurs supercheries, et on y croit dur comme fer.


The Carousel, by Feaky-Dragonlady
Si Shadow reste le héros de l'histoire, véritable montagne placide, fidèle et loyale, qui tente de mettre un sens sur tout ce qui lui arrive et de démêler les fils des mystères dont on l'entoure, Wednesday le talonne de près. L'homme aux cents noms, Odin, décidé à rassembler les anciens dieux pour déclarer la guerre à la modernité, fait tourner Shadow en bourrique jusqu'au bout, l'embarquant dans ses délires et le tirant de situations peu enviable - dans lesquelles il l'a lui-même entraîné, bien sûr. D'Anansi à Easter, ceux qu'ils rencontrent sur leur route ne manquent pas de piquant, tous attachants et exaspérant, et ils n'ont pas leur langue dans leur poche !

'You,' she told him, 'are so full of shit it's a wonder your eyes don't turn brown.' (dixit Ester à Wednesday)
Chaque chapitre est suivi d'un "Quelque part en Amérique" ou autre petite parenthèse spatiale/temporelle, nous contant la vie d'autres personnes, à d'autres époques, et leur relation avec leurs dieux. Certaines sont peu ragoûtantes, d'autres franchement choquantes, mais le petit plus qu'elles apportent est appréciable.
Jusqu'à la fin, on se demande si l'auteur va laisser des choses en suspens, mais Gaiman ne nous déçoit pas en gardant le lecteur accroché jusqu'au dernier mot de la dernière ligne.

Un livre qu'on referme avec le sourire, magique, incroyable, qui donne envie d'en savoir plus sur toutes ces figures mystiques qu'il dépeint, de voir le plus grand manège du monde et de se perdre parmi les volcans en Islande.
And you, do you Believe?

Ma note : 9,5/10

Ce chef d'œuvre a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Thalia, Lauredumiroir, Wilhemina et organisée par Bambi_Slaughter.

Challenge "Chefs-d'œuvre de la SFFF : +1 !"



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mardi 14 septembre 2010

Chefs-d'œuvre de la SFFF [défi]

Reçu le mardi 14 septembre 2010, 4 reviews
En ce moment, c'est la folie sur Livraddict à propos du challenge organisé par Snow sur les chefs-d'oeuvre de Science-Fiction/Fantasy/Fantastique à lire (avant de mourir). Et bien que je conteste la liste (surtout la partie Fantastique qui admettons-le, ne ressemble à rien), j'ai pas mal de ces ouvrages dans ma PAL, alors autant en profiter...

Le principe :
Lire 1 livre de chaque genre (Neil Gaiman), 1/10e des livres dans un genre (Jules Verne), 10 livres au choix dans la liste (Michael Moorcock), 15 livres SF ou Fantasy ou 6 livres en Fantastique (Ray Bradbury) ou 1/10ème ou plus de livres dans chacun des genres (J.R.R. Tolkien). La liste est consultable ici, pas de date limite.

Ma participation :
J'aurais bien voulu être Neil Gaiman, mais c'est finalement en Michael Morcook que je vais relever ce défi, même si je conteste toujours la liste. Et les livres choisis sont... tous déjà dans ma bibliothèque !

SF : La guerre des Mondes de H.G.Wells, Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, Les racines du mal de Maurice G. Dantec
Fantastique : aucun, puisqu'il n'y a pas de Barker ni Les villes invisibles d'Italo Calvino, je boude la catégorie !
Fantasy : La trilogie de Gormenghast de Mervyn Peake (4 livres), Perdido Street Station de China Miéville (2 livres), American Gods de Neil Gaiman.

Et voilà, 10 tout rond. À dans longtemps pour en voir le bout !

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jeudi 2 septembre 2010

Le koala tueur,
de Kenneth Cook

Reçu le jeudi 2 septembre 2010, 4 reviews
Résumé :
"Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable."
Avec ses redoutables crocodiles, ses excentriques mineurs d'opales, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n'est pas Kenneth Cook qui aurait pu le soumettre !

Mon avis :
J'ai raté la destination Australie d'Evertkhorus mais je n'ai pas pu m'empêcher de me procurer ce recueil de nouvelles de Kenneth Cook, dont le résumé m'arrache toujours un petit sourire. Ces histoires, écrites par l'aventurier le plus improbable qu'on puisse imaginer, se lisent aussi vite qu'elles redonnent le moral, grâce à un humour cynique et une mauvaise foi exemplaire. Et à l'attaque d'un de ces sales koalas, bien sûr.

Dans ce livre, Mr Cook nous offre une visite guidée du bush Australien (la cambrousse) comme vous n'en verrez jamais dans le Guide du Routard. Les locaux sont tous des roublards, des ivrognes ou des magouilleurs, les animaux de redoutables prédateurs ligués contre l'humanité, et en règle générale, y mettre les pieds semble la promesse d'un certain lot de souffrances (physiques ou budgétaires, comme il en a fait les frais). À la manière d'un confident, Cook nous apprend à nous méfier des affaires conclues dans les bars, de l'honnêteté des indigènes, des pièges à touristes, et de la fausse image de la faune locale. Du dynamitage de crocodile à l'étranglement de koala, ses méthodes peu orthodoxes ne manquent pas d'amuser le lecteur - et ne vous affolez pas, aucun animal n'a été blessé pour la réalisation de ce livre !

Cook joue la carte de "toutes ces histoires sont vraies mais tellement incroyables que personne n'y croirait si j'en parlais dans mes livres", raison pour laquelle il les a compilées dans ce recueil. Eh bien il a raison, dur de croire qu'il ait sorti un dompteur de serpents de la cage de ses bêtes où il s'est endormi soûl, ou encore qu'un koala ait tenté de le tuer (quoi que...). Certaines de ses histoires sont plus drôles, plus incroyables ou plus troublantes que les autres, mais dans l'ensemble aucune n'est réellement pénible à lire.

Que ce soit pour découvrir l'Australie sous ses plus invraisemblables coutures, se payer une bonne tranche de rire avec ce pauvre Kenneth qui n'a pas la forme (mais heureusement, l’auto-dérision) nécessaire pour vivre de telles aventures que sa curiosité le pousse toujours à entreprendre, ce petit livre est certainement une référence. Si les types qui se plaignent et en rajoutent vous ennuient par contre, passez votre chemin ; moi, ils me font toujours rire. Un air de déjà vu, peut-être ?

Ma note : 7,5/10

Qui m'offre "La vengeance du Wombat" histoire que je rigole cet hiver ?


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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
All images © the incredible Shaun Tan