samedi 26 juin 2010

Shutter Island,
de Martin Scorsese

Reçu le samedi 26 juin 2010, 9 reviews
Synopsis :
En 1954, le Marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ?

Mon avis :
Qui aurait cru que je sois un jour allée voir Shutter Island, froussarde comme je suis... eh bien, des places de cinéma sur le point d'expirer, une programmation générale qui laisse à désirer et une bonne quantité d'éloges entendue au sujet du film et du livre, et l'affaire était jouée. Je ne regrette pas d'y être allée, car finalement ce film est bien plus qu'un thriller angoissant qui donne des cauchemars !

On y suit le Marshall Daniels à Shutter Island, une île dans le détroit de Boston servant de centre de détention pour déséquilibrés mentaux. Une patiente s'en serait échappée alors que sa cellule était verrouillée de l'extérieur, causant une petite panique au sein de l'institut. Mais, non content d'avoir une enquête à résoudre, le Marshall est persuadé que les patients de l'île sont victimes d'expérimentations sur le cerveau, qu'il est bien décidé à mettre au grand jour une fois qu'il détiendra les preuves suffisantes.

À première vue, l'intrigue pourrait être assez classique, mais les nombreux éléments plus qu'étranges qui vont croiser la route du Marshall donne au film une ambiance très mystérieuse, où on se demande ce qui se cache vraiment derrière cette apparente "mascarade" et qui sont les bons et les méchants de l'histoire. DiCaprio n'est plus un minet à la belle gueule et il joue très sérieusement son rôle de flic fouineur, hargneux et têtu - un peu cliché, certes, mais tout à fait crédible. Son adjoint est maladroit et pas très aventureux, et bien qu'on le soupçonne aisément tout du long, la révélation finale est tout de même assez incroyable.
Car tout le charme de ce film réside dans ses dernières vingt minutes, qui sauvent amplement ce qui aurait pu être une banale enquête. Seul petit problème, après avoir vu le film, Mr Muffin qui avait envie de lire le livre se demande s'il ne vient pas de se faire gâcher tout le suspense...

Bref, un bon film, qui ne fait pas si peur que ça et au rythme soutenu, qui ravira les fans du genre.

Ma note : 7,5/10



Long-métrage américain
Genre : Thriller
Durée : 02h17min
Année de production : 2010
Distributeur : Paramount Pictures France
Date de sortie en France : 24 février 2010

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mardi 22 juin 2010

Swap Féérie

Reçu le mardi 22 juin 2010, 27 reviews
Qu'est-ce que c'est ?
Un swap (échange en anglais) est donc un échange de colis organisé autour d'un thème. C'est une fois de plus grâce à Livraddict que je me suis laissée embarquer dans cette aventure ! Dans le principe, chacun doit envoyer à un participant tiré au sort un colis contenant au moins deux livres, une carte, une gourmandise et une surprise sur le thème de la féérie pour cette édition. Les swappeurs (ceux qui envoient) doivent garder la surprise de l'identité de leur swappé (celui qui reçoit) jusqu'à ce que le colis soit arrivé.

Allez, raconte !
Tiens, un papier dans l’entrée (les boîtes aux lettres donnent dans l’entrée des appartements dans ce pays), qu’est-ce donc ? C’est marrant, je n’ai rien commandé…
Lily (c’est moi, et oui, je parle de moi à la troisième personne, et alors ?), la banane (pas le fruit), part à la poste chercher ce qu’elle pense être le colis du swap. Et vu l’énooorme paquet bleu made in La Poste, elle a tapé dans le mille !
Me voilà qui rentre chez moi, mon gros paquet sous le bras et un immense sourire sur le visage – là, tous les finlandais qui m’ont croisée se sont dit « tiens, encore une étrangère celle-là ». Eh ouais, une étrangère qui vient de recevoir un colis de chez elle, de quelqu’un dont elle n’aurait pas imaginé recevoir un colis ! Alors aller bouder ailleurs, les locaux.

Une fois à la maison, bazardage de tout ce qu’il y a sur la table (photos obligent) et hop, le beau paquet se fait examiner par deux poilus curieux (cherchez le pléonasme).


Heureusement que je suis toute seule, personne ne m’entend ricaner ^^


Premier coup d’œil, une très jolie feuille décorée et de la « paille » (j’en connais un qui va être trop heureux de passer l’aspirateur !), qui se fait vaguement mâchouiller avant que je puisse extraire son contenu.


Moi, toujours à rire bêtement (c’est moche l’euphorie, hein). Rien qu’à la taille et souplesse, je devine le contenu du paquet numéro deux, et rien qu’avec ça je peux déjà mourir heureuse.
Bon, sortie des gâteaux. Franchement, avec l’indice de la mort qui tue que j’ai mis dans mon questionnaire, pour passer à côté des sablés nantais et des caramels au beurre salé il fallait en vouloir. Les sablés au chocolat, excellent, et la crème de salidou – impossible de se tromper avec ça. J’ai l’impression d’être à La Trinitaine en train de baver devant les étalages ^^


Allez, à l’attaque maintenant. Le papier est magnifique, une texture mortelle (je parle comme les djeuns), des couleurs que j’adore. Les petits chats numéros (même le 1 à l’envers) sont d’enfer et je vais faire attention à bien préserver tout ça.

(Quoi, tout le monde s'en fiche de moi ? Si c'est ça, je boude)


Paquet numéro 1 : sous le double papier se cache Magiciennes et Sorciers, une anthologie de Stéphanie Nicot. Ça ne m’aurait rien dit si je n’avais pas vu le « imaginales » en bas de la couv’ et là je me dis « noooooon » et j’ouvre et « siiiiiii », un livre dédicacé de partout, et je jubile pas du tout en silence parce que c’est pas mon genre. (NDA : après re-feuilletage à la fin de l’ouverture, je jubile toujours autant !)


Deuxième paquet, je prends mon temps à dépaqueter sans dommage, et hop, Shaun Tan, mon ex-futur-mari, avec The Lost Thing. Et là je me dis que ma petite swappeuse ne lisait peut-être pas dans mon esprit la dernière fois qu’on en a parlé, elle pensait juste au swap ! ET une recette de muffin – moi je suis sans cuisson, merci bien – qui est en plus (et ça je ne l’apprends que plus tard) une recette ultrasecrète que je suis un peu obligée de tester parce que bon, c’est pas tous les jours que ça arrive ce genre de truc.
Je sais que j’ai dit que je pouvais mourir heureuse mais la curiosité l’emporte, j’attaque le paquet numéro 3.


Des caillougis (ou bougilloux pour les intimes) ! Trop mignon, j’ai l’impression d’être sur une plage de la côte de granit rose à attendre la prochaine vague. Oui, j’aurais bien aimé une vague aussi, mais là il aurait fallu passer la serpillère en plus et j’en entends déjà un râler ;)


Prise par l’excitation, j’ouvre le 4 dans la foulée, et « gnaaaaaa » ce livre !! Comme des Fantômes de Fabrice Colin, que j’étais à deux doigts d’acheter et de faire rapatrier par une amie française… le timing de la mort qui tue. Et dedans, il y avait une carte de l’Eléphant (voir ce post là) dont je suis complètement fan et dont je possède deux immenses affiches qui orneront les murs de mon futur chez moi.


Là, c’est la pause, il paraît qu’une lettre m’attend. Puis interruption téléphonique : « ça va ? » « ouais, j’ai eu mon colis du swap » « han alors ? » « tu verras en rentrant » « vu comment t’es toute fofolle… » « je suis pas toute fofolle !! » « c’est qui te l’as envoyé ? » « tu verras en rentrant !! » « rhoo pff »
Ouais, hein, c’est limite s’il ne l’attendait pas autant que moi !

Revenons-en à nos moutons, l’enveloppe (qui est magnifique) : pas un, pas deux, pas trois… je ne fais pas le compte, mais 10 marque pages (je ne compte pas ceux qui étaient dans les livres en plus…) ! Oui, j’aime les mangas, j’aime les voyages, j’aime l’Atalante, j’aime les chats et j’aiiiime l’origami. Je retire ce que j’ai dit – tu lis dans mon esprit, satanas !!


Puis le paquet 5, encore un double papier (traître ce suspens) : Les vestiges de l’aube, de David S Khara, sur lequel j’ai vu de bonnes reviews (on se demande où…). Et lui aussi, il est dédicacé ! Oh my, l’émotion, je repars taper ma petite chronique (celle que vous lisez là maintenant car oui mes amis, nous sommes en LIVE !)


And last but not least... tadaaaam! Des moules à muffins ! Ça me rappelle mon enfance (non, je déconne, je ne suis pas née dans un four…). Je sens que j’ai un devoir maintenant, la cuisine m’appelle déjà.


Et après tout ça, j’ai lu ma lettre, patiemment (ou pas), et là vous ne le voyez pas mais j’ai une méga banane encore. Je ne partage pas ce qu’il y a dedans (c’est rien que pour moi !) mais petite swappé, tu as fait plus que les choses en grand, c’est carrément du gigantesquissime – je ne sais même pas quel mot choisir pour te remercier. Enfin, j’en connais bien un…
MERCI !!


Je crois qu’on a une lecture commune à se faire, et des choses à se dire, ma très chère Lelf ;)


[Je tiens à préciser qu’aucun animal ni papier cadeau n’a souffert pendant ce déballage ! La preuve :]



Pour suivre les articles des autres participants, allez faire un tour sur le forum de Livraddict.
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lundi 21 juin 2010

Les mystères de Pompéi,
de Cristina Rodríguez

Reçu le lundi 21 juin 2010, 7 reviews
Résumé :
En l'an 31, l'empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l'ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l'empereur a confié le pouvoir, et dont l'ambition est sans limites ... Personne n'ose s'opposer à ses hommes de main. Personne? C'est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s'insurger. Expédié à Pompéi comme chef de la police, il y découvre un climat de tourmente et plonge dans l'œil du cyclone. Devant l'urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l'héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard ; les gardes germaniques - ses frères d'armes ; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour... Le prétorien en aura bien besoin.

Mon avis :
Après le coup de cœur de Meurtres sur le palatin, dire que j'étais impatiente de lire Les mystères de Pompéi est un faible mot. Je me suis jetée sur ce livre dès qu'il est arrivé et ne l'ai plus lâché avant la fin. Cette nouvelle aventure du prétorien Kaeso, la première, est à la fois différente et semblable à la seconde. On y retrouve ses personnages, son ambiance, et surtout le style de l'auteur qui rend la lecture si agréable. De quoi me faire regretter de ne pas m'être plus intéressée à l'histoire à l'école !

Au début du récit, Kaeso, fils du défunt Prétorien et de Hildr, l'imposante germaine qui suit notre héros partout et officie comme chirurgien et soigneuse, est envoyé à Pompéi pour y devenir chef de caserne. Une caserne remplie d'incapables et d'infirmes, tous habitués à la petite vie tranquille de la Campanie, qui va malheureusement bien changer à l'arrivée du centurion. À peine installé à Pompéi, Kaeso va crouler sous les cadavres, les meurtres inexplicables et les complots en tout genre. De quoi prouver une fois de plus ses talents de justicier et qui sait, une occasion de réintégrer les Prétoriens de Rome ?

Je retrouve dans le premier volume des aventure de Kaeso tout ce qui m'a séduite dans le second : d'abord ce cadre historique, dépeint avec des descriptions fines, pas trop nombreuses mais juste assez pour bien être plongé dans l'ambiance de l'époque. Ensuite les personnage, leur caractère affirmé, loin des clichés et travaillés avec talent pour les rendre attachant. Et puis les mystères et les enquêtes, au premier plan sans toutefois annihiler le côté relationnel et psychologique de l'histoire.

À la différence du second volume, celui-ci est écrit à la première personne. Si on y perd le point de vue des autres personnages, on gagne tout de fois à mieux connaître Kaeso, à ressentir sa rage, sa frustration d'avoir été écarté de Rome, mais aussi sa tristesse d'avoir perdu des gens qui lui sont chers et sa joie d'en retrouver d'autres.

Ludius
Son comportement tumultueux, impulsif, mais également ultra-protecteur parfois (particulièrement avec Caligula) lui donne ce petit air macho mais terriblement humain qu'on apprécie.

Du côté des personnages secondaires, la belle Io est toujours un vrai chiot, à lécher la figure de ses amis et à être jalouse de la moindre conquête de son maître. On aperçoit Ludius à ses débuts, toujours aussi exemplaire (bien que je regrette l'absence de Mnester à ses côtés...), ainsi que Caligula qui n'en fait qu'à sa tête pour s'impliquer dans les enquêtes de son meilleur ami. Concordia y est déjà une "peste", décidée à tourmenter Kaeso et ses officiers jusque dans leur caserne ! Dommage que leur rôle soit moins important que dans Meurtres sur le Palatin, où la distance avec le héros permettait de savourer quelques petites histoires annexes.

Autre petit regret : quelques mystères sont restés en suspens - pourquoi Hélicon a-t-il eu l'impression d'avoir déjà vu la prêtresse d'Isis ? Quelques pages supplémentaires n'auraient sûrement pas été de trop (même une centaine si on me demandait mon avis !) pour mettre au clair les derniers détails. Remarque sur le fond également, Gaius (prénom officiel de Caligula) s'est plusieurs fois changé en Caius, un détail un peu perturbant si on ne réfléchit pas deux fois à la personne concernée.

En dehors de ces broutilles, le reste du roman n'est qu'un bref petit moment de bonheur, de ceux qu'on aimerait qu'ils durent plus longtemps. En tant que désormais fan de Kaeso, je ne peux qu'attendre impatiemment qu'une autre de ses aventures sorte, et qu'on le retrouve accompagné de ses fidèles amis pour résoudre d'autres énigmes à Rome. Vivement la suite !

Ma note : 10/10 (quand on aime, on ne compte pas)

J'enchaîne maintenant avec Les mémoires de Caligula (que j'ai eu un mal fou à me procurer), une chronique dessus très bientôt !


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vendredi 18 juin 2010

Pirates, de Michael Crichton

Reçu le vendredi 18 juin 2010, 19 reviews
Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette sacré découverte.


Résumé :
En 1665, Port Royal est une ville rongée par la corruption, un lieu de passage des marins en recherche de détente, et surtout, un repaire de corsaires - pas de pirates, non, car la piraterie est punie de mort. C'est d'ailleurs avec l'un d'eux, le célèbre capitaine Hunter, que va traiter le gouverneur de la Jamaïque, Sir James Almont. Un navire espagnol, chargé d'or, est réputé amarré dans le port d'une île surplombée par la forteresse du dangereux Cazalla. Appâté par la promesse de richesses, Hunter va se constituer un bien étrange équipage et à bord de son sloop le Cassandra, parcourir les mers antillaises pour s'emparer du galion, affrontant les attaques espagnoles, le redoutable temps, et même d'étranges créatures sous-marines.

Mon avis :
Ça faisait longtemps que j'avais envie d'un bon roman de pirates - l'influence de Pirates des Caraïbes, peut-être ? - et avec celui-ci, j'ai été servie ! Pas de déception avec ce livre : une aventure de pirates, qui démarre dans la ville corrompue de Port Royal et passe par les archipels des Antilles, pour rejoindre une île où règne un terrible pirate et où se trouve un fabuleux trésor. Matelot, c'est l'heure d'embarquer sur le Cassandra, le capitaine Hunter et son équipage vous y invitent. À l'abordage !

Jusqu'à maintenant, je n'avais encore jamais lu de livre de Michael Crichton, un auteur de science-fiction pourtant renommé qui a notamment écrit Le monde perdu et Le parc jurassique. Dans Pirates, pas vraiment de science-fiction cela dit ; on retrouve l'univers habituel des films du genre, les corsaires et les galions espagnols, les îles au trésor et les attaques en mer, bref, du bon vieux classique indémodable.

L'intrigue n'est pas originale mais très bien menée, après un temps un peu long passé à terre avec le gouverneur Almont on embarque avec Hunter pour chasser le trésor, combattre les Espagnols et naviguer sur les flots tumultueux des Caraïbes. Le suspense va et vient au fil des événements, qui bien qu'un peu prévisibles laissent tout de même un grisant sentiment d'aventure. L'écriture de Crichton est magnifiquement fluide et on le lit sans se soucier un instant du style, qui s'adapte à l'histoire sans le moindre accroc.

Du côté des personnages, Hunter est un capitaine solide et borné, un peu autoritaire, souvent inflexible et impossible à détourner d'un alléchant butin. La folie en plus, il aurait sûrement fait un excellent Jack Sparrow... Son équipage n'est pas non plus en reste, entre ce filou de Sanson, Enders le barreur et
Lazue la vigie aux étranges mœurs, ainsi que le Juif et ses folles expériences explosives. La superstition de tous qu'on retrouve au long de leur aventure apporte un peu d'humour à l'histoire et renforce en même temps le côté historique, qu'on sent transparaître au travers des nombreux détails et descriptions de l'auteur.

En parlant des descriptions, certaines d'entre elles auraient sans doute pu être évitées : les pages passées à décrire l'aptitude de chacun sur le navire à un moment creux de l'histoire n'a fait que renforcer l'impression de longueur. De plus, l'intervention du Kraken, reparti aussi vite qu'il est arrivé sans la moindre explication, donne une impression un peu bâclée au chapitre, heureusement atténuée par plus de détails un peu plus tard.

Hormis quelques lenteurs et un manque par moment de bons vieux combats de navires, ce roman est une très bonne histoire de pirates, un classique qui ravira les amateurs du genre. On aurait presque envie de partir en croisière pour la Jamaïque (qui a sûrement bien changée) après ça !

Ma note : 8/10


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lundi 14 juin 2010

Prince of Persia : les sables du temps,
de Mike Newell

Reçu le lundi 14 juin 2010, 6 reviews
Synopsis :
Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

Mon avis :
On pourrait croire que je suis abonnée aux superproductions hollywoodiennes depuis quelque temps, mais pas du tout, j'attends simplement que les bons films arrivent. Sauf que comme ils ne sont pas pressés... je me rabats sur les dernières sorties, faute de mieux. Ici encore, pas de chef d’œuvre mais un bon moment passé à grignoter du pop-corn lors d'une petite virée dans le désert. Attention aux tempêtes de sable !

N'ayant pas joué au(x) jeu(x) vidéo Prince of Persia, je serais bien à mal de comparer le film avec l'histoire originelle ; la seule chose que je peux dire, c'est que le scénario du film tient la route, c'est déjà pas mal. Notre ami Dastan, orphelin recueilli par le roi qui en fait avec ses deux fils l'un des princes de Perse, est le James Bond du désert, l'Indiana Jones des cavernes souterraines, le Don Juan des princesses orientales, bref, un homme à tout faire, le héros Disney comme on les aime.
Et un héros, ça sauve une princesse. Celle-ci a un sale caractère et un bon sens de la répartie, mais pour son jolie minois, il va tout de même risquer sa vie pour protéger la dague magique qui permet de remonter le temps, et retrouver par la même occasion le meurtrier qu'il recherche.

Rien d'exceptionnel mais rien de mauvais non plus à noter dans ce film. Le héros se défend bien, à défaut d'avoir l'air Perse il a bien l'air d'un valeureux guerrier, et la princesse n'est pas une midinette à la répartie fleur bleue - et ça fait du bien ! Les autres personnages ne sont pas en reste, des caractères bien trempés bien qu'un peu clichés, quelques bout-en-trains pour faire rigoler un peu, et rajoutez à ça une bande d'autruches pour en faire le divertissement parfait.

Un film sympa donc, à voir si on a envie d'un ciné pas prise de tête, où l'on peut même emmener ses enfants qui feront "baaaah" lors des scènes romantiques de rigueur. Et ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants... no kidding!

Ma note: 7/10

Un autre avis de Mr K chez Nelfe si ça vous fait envie.



Titre original : Prince of Persia: The Sands of Time
Long-métrage américain
Genre : Aventure , Action
Durée : 02h06min
Année de production : 2010
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 6 mai 2010

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samedi 5 juin 2010

Une porte sur l'été,
de Robert Heinlein

Reçu le samedi 5 juin 2010, 10 reviews
Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette passionnante découverte.


Résumé :
Ingénieur de génie, Daniel B. Travis découvre que sa fiancée et son meilleur ami l’ont trahi ensemble et lui ont volé l’usine de robots qu’il a fondée. Ils s’en débarrassent en l’expédiant dans l’avenir à travers le Long Sommeil avec pour seul compagnon son chat Petronius. Un chat qui, l’hiver, fait le tour de toutes les portes de la maison, car il est certain que l’une d’elles s’ouvre sur l’été. Mais il y a d’autres façons de voyager dans le temps que le Long Sommeil. Et donc de se venger. Et de trouver sa porte sur l’été.

Mon avis :
Plutôt que de vous dire combien ce livre est merveilleux, commençons par un fait : j'ai terminé de le lire en moins de vingt-quatre heures. Pour quelqu'un comme moi qui lit généralement vingt pages par jour, ce n'est pas qu'un petit exploit ! Et pourtant, même si les quelques inhabituels trajets en bus et tram ont aidé, c'est surtout la qualité de ce livre qui a permis ce miracle. De la veine de ceux qu'on ouvre pour ne plus les lâcher, ce livre est un must have, un bijou de science-fiction. C'est comme ça, je n'y peux rien.

On y suit un inventeur de génie dans les années 70, Daniel B. Travis, qui après avoir inventé le robot maison que toutes les femmes s'arrachent, s'est vu voler son entreprise, son robot et ses plans par son meilleur ami et sa fiancée avec qui il travaillait. Toujours accompagné de son chat Petronius (Pete), il sombre d'abord dans la morosité avant de décider de prendre une cure de long sommeil, qui gèlera son corps pour les trente prochaines années à venir. Mais le futur est plein de curiosités, dont des machines tout droit issues de son imagination qu'il retrouve brevetées... à son propre nom ! Il se lance alors dans un incroyable voyage pour trouver les réponses à ce mystère.

Lire de vieux livres de science-fiction où le futur est déjà notre passé est toujours aussi amusant à mon goût. Les auteurs du siècle dernier imaginaient l'an 2000 comme l'époque de la colonisation spatiale, des robots effectuant toutes les tâches courantes, des fermetures Éclair électrostatiques... j'aurais bien voulu ! Heinlein aurait sans doute été déçu de voir l'état du monde aujourd'hui, même si les progrès technologiques ont été considérables depuis un demi-siècle.
Petit détail amusant, une note de page saluant l'imagination de Heinlein pour une machine qui vient juste de sortir cette année aux Etats-Unis !

Au niveau de l'histoire en elle-même, Davis est un personnage attachant, qu'on plaint de s'être fait rouler par ses proches et qu'on suit avec curiosité (et un peu d'impatience) dans ses voyages à la recherche de la vérité. L'attachement qu'il porte à son chat est tout simplement adorable et on sent que l'auteur est lui-même une personne à chats : je reconnais aisément mes matous dans la description de ce bon vieux Pete, avec lequel Davis semble communiquer aussi bien qu'avec une personne.

Bien que l'histoire (pour de la science-fiction) soit terriblement classique, voire un peu kitsch à notre époque, l'auteur la mène au rythme parfait, avec un style tellement fluide qu'on ne voit pas les pages passer. Pour ceux qui ne sont pas très doués en devinettes (comme moi), vous aurez même le droit à quelques surprises à la fin de l'histoire ! Une fin d'ailleurs pleine d'émotions, qui m'a arrachée un petit tremblement de lèvre - âmes sensibles, préparez-vous à la petite larme !

Avec son titre plein de poésie (et sa très belle couverture), je pense que ce livre est définitivement un classique qu'on devrait trouver dans toutes les bibliothèques, que ce soit celles des fans de SF ou de ceux qui veulent s'y mettre !

Ma note : 9,5/10

D'autres avis sur ce livre sur sa page dans Bibliomania !


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mercredi 2 juin 2010

The Red Tree,
de Shaun Tan

Reçu le mercredi 2 juin 2010, 3 reviews
Résumé :
Une petite fille se réveille et voit des feuilles sombres tomber de son plafond, menaçant de l'accabler sous leur poids. Alors qu'elle erre dans un monde complexe, déroutant et aliénant, elle est saisie d'une myriade d'émotions.

Mon avis :
Un curieux résumé pour un curieux album, étonnant, saisissant et un peu magique, qui se lit très vite mais laisse un trace derrière lui. Trente-deux pages de solitude, de noirceur, de mal-être, de curiosités, d'étranges paysages qui représentent d'étranges émotions, celles d'une petite fille qui attend quelque chose qui n'arrive pas ; c'est suffisant pour que ce livre charme quiconque de sa surprenante beauté.

Il n'y a pas beaucoup de texte au fil des pages, juste assez pour nous mettre dans l'ambiance des illustrations qui racontent tout ce qu'il y a à dire. Chaque peinture est plus riche que la précédente, parfois métaphorique, parfois symbolique, toutes bourrées de petit détails et d'émotions. On se laisse emporter dans la détresse de cette petite fille, la noirceur de ses pensées, son isolement, touché par sa tristesse et incapable de s'empêcher d'espérer qu'elle trouvera la lumière de sa journée.

L'inspiration surréaliste des illustrations de Shaun Tan ravira les amateurs d'art, et je pense que les (plus) jeunes y trouveront aussi leur compte dans ces images qui traduisent les questions qu'ils se posent parfois.

Une petite œuvre d'art, tout simplement ; incontournable.

Ma note : 9/10 (et un coup de cœur de plus !)


Allez faire un tour sur le site de l'auteur australien pour découvrir ses autres livres, peintures et divers travaux ! À voir également, le site de The Lost Thing, un de ses albums adapté en film d'animation et présenté au festival d'Annecy 2010 - une petite merveille !


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mardi 1 juin 2010

Sortie du Livraddict Mag n°2

Reçu le mardi 1 juin 2010, 0 reviews
Le second volume du Livraddict Mag vient de sortir ! Pour ceux qui ont raté le précédent, il s'agissait d'un numéro consacré à la littérature jeunesse, vous pouvez toujours le lire en ligne à cette adresse.

Dans ce nouveau numéro consacré aux polar, vous retrouverez des reviews de livres parus ou à paraître, des interviews, des concours et plein d'autres articles sur des livres qui font froid dans le dos ! Pour plus d'infos, la version .pdf ou les gadget à mettre sur son blog, c'est par ici.

Et en bonus, votre serviteur (euh, c'est moi ça) a l'honneur d'avoir une courte histoire écrite pour l'occasion publiée en page 62, j'espère qu'elle vous plaira !

Avec cette magnifique couverture et une super présentation, comment y résister ? Bon Mag !

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Lilyn Kirjahylly Copyright © 2011, by The Scary Cupcake & Mr Pink Eyes
All images © the incredible Shaun Tan