mercredi 31 mars 2010

Dragons,
de Dean DeBlois et Chris Sanders

Reçu le mercredi 31 mars 2010, 11 reviews
Synopsis :
Hiccup est un jeune Viking, peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Hiccup et les siens à voir le monde d'un point de vue totalement différent.

Mon avis :
Premier film coup de cœur de l'année ! Ça y est, vous êtes prévenus, l'avis qui va suivre sera enthousiaste. Que dire ? Je suis une vraie gamine fan de dessins animés et j'assume ! Surtout que cette fois, DreamWorks s'est vraiment donné du mal pour que ça marche : de l'humour, un peu d'originalité, des personnages attachants et des dragons adorables. Qui n'aime pas les dragons, après tout ?

Le film commence de la même façon que la bande annonce : Hiccup (il est hors de question que je l'appelle Harold, soyons clair ; Hiccup signifie hoquet en français ) présente son petit village, ses petits moutons, et ses ado... non, monstrueux dragons qui le ravagent régulièrement. Mais pas de souci, car tout le monde est un costaud Viking qui aime en découdre avec les dragons ! Enfin, tout le monde sauf Hiccup, qui ne rêve que d'attraper un légendaire Night Fury pour prouver sa valeur au village. Cependant, l'adorable petite bête, nommée Toothless (sans dent) pour l'occasion, ne deviendra pas son butin de chasse mais un fidèle allié pour ouvrir les yeux des villageois sur la vraie nature des dragons.

Commençons par le moins bien, parce qu'il y a toujours du moins bien et que je veux finir sur une note positive. Le petit passage "je vole avec mon dragon sur fond de soleil couchant" était désespérément kitsch, et la petite romance adolescente pas tout à fait nécessaire à mon goût. C'est à peu près tout.


Parlons de ce qui rocks maintenant. En tête, les graphismes : des animations fluides, détaillées, ainsi que des personnages soignés, tous bien différents et loin d'être parfaits. Pas de princesse ici, juste des Vikings bourrus à qui il manque des parties du corps (ou du cerveau) et qui s'éclatent à défendre leur petite communauté.
Petit clin d'œil à Tuffnut et Ruffnut, les jumeaux terribles, qui sont le portrait craché des nordiques que je croise tous les jours !
Les animaux ne sont pas en reste, je parlerais bien des moutons mais ce sont bien sûr les dragons qui sont les plus impressionnants. Tous ont leur petite personnalité, leur point faible et leurs petites manies, et ils évoluent très naturellement dans cet environnement "paradisiaque". Toothless est merveilleusement expressif, à la fois félin, canin et étonnamment astucieux. Je ne pense pas être la seule à avoir fait "oooh" avec une ridicule petite voix quand il joue les mignons - et même si c'est le cas, eh bien tant pis !

La 3D est un grand débat en ce moment, et autant sa présence dans les films "classiques" n'est pas toujours indispensable, j'ai été frappée cette fois-ci par la justesse de son utilisation. Les arrières et premiers plans sont très bien traités et on n'est pas forcé à regarder quelque chose, l'image suit tranquillement l'œil et on s'y habitue tellement bien qu'on la voit à peine. Il ne reste plus qu'à se débarrasser des grosses lunettes et ce sera parfait !

Je ne m'étends pas plus, il n'y a pas à dire, allez-y ! Rien que pour Toothless, il le mérite ;) Par contre, oubliez la VF, tout le charme du film y sera sûrement "lost in translation"...

Ma note : 9,5/10 (un DVD de plus à commander, un)

Pour info, l'histoire est adapté du livre pour enfants du même nom, de Cressida Cowell.



Titre original : How to Train Your Dragon
Long-métrage américain.
Genre : Animation
Durée : 01h33min
Année de production : 2009
Distributeur : Paramount Pictures France
Date de sortie en France : 31 mars 2010


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dimanche 28 mars 2010

Les Chèvres du Pentagone,
de Grant Heslov

Reçu le dimanche 28 mars 2010, 9 reviews
Synopsis :
Bob Wilton, un journaliste désespéré fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme. Ils se rendent ensemble en Irak ou ils rencontrent Bill Django, le fondateur de l'unité, et Larry Hooper, soldat de l'unité qui dirige une prison.

Mon avis :
Ce n'est pas souvent que je vais voir une comédie au cinéma, mais bizarrement, celle-ci m'a tout de suite fait envie, la bande annonce laissant à présager une histoire complètement dingue et farfelue comme je les aime. Alors pour une fois, la séance fut consacrée à un bon moment de rigolade, et je dois dire que ça fait du bien !

Pour vous faire un topo un peu plus précis, on suit ici les péripéties de Bob (soyons familier avec ce cher Bob), un pauvre journaliste en quête de "l'histoire de sa vie", que sa femme vient de quitter pour son éditeur, et qui décide de partir en Irak pour faire un article sensationnel qui lui permettrait de la reconquérir. Coincé à la frontière de ce pays, il rencontre Lyn, un Jedi (rien que ça) investit d'une mission, qui va l'accompagner en Irak. Il va lui apprendre comment se servir de son esprit pour combattre, commander les gens, exploser les nuages... bref, devenir un Jedi. En tout cas, il va essayer.

Le film alterne entre les aventure de Bob et Lyn dans le désert Irakien et l'histoire de Lyn lorsqu'il faisait partie de l'armée de la nouvelle Terre (New Earth Army), sous le commandement de Bill, un hippie déjanté. George Clooney joue magnifiquement bien son rôle de mec complètement à l'ouest, qui parle très sérieusement de ses convictions et de ses pouvoirs. Son histoire est assez touchante et le petit côté "les gentils pacifistes luttent contre les méchants", sans être spécialement original, permet au film de garder une histoire cohérente d'un bout à l'autre. Ewan McGregor est lui aussi parfait dans le rôle du sceptique terre à terre qui a le chic pour s'affoler (pour un rien, bien sûr).

Niveau humour, sans nier qu'il est un peu spécial, j'ai bien ri à plusieurs reprises, que ce soit à cause des délires de Lyn ou des douloureux impacts qu'a subi ce pauvre Bob, et les petites chèvres sont super mignonnes. Ce n'est peut-être pas le film de l'année mais si vous voulez passer une heure et demi à vous détendre et vous marrer, je vous le conseille sans hésiter !

Ma note : 7,9/10

L'avis de Nelfe et Frankie par ici si vous hésitez encore !


Titre original : The Men Who Stare at Goats
Long-métrage américain
Genre : Comédie
Durée : 01h30min
Année de production : 2009
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Date de sortie en France : 10 mars 2010

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lundi 22 mars 2010

La confrérie de l'horloge,
(Les agents de M. Socrate 1), d'Arthur Slade

Reçu le lundi 22 mars 2010, 6 reviews
Ce livre a été lu lors d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette très bonne découverte.


Résumé :
Ère victorienne, la campagne anglaise : le mystérieux M. Socrate se rend dans une galerie de monstres. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Modo, nouveau-né difforme aux pouvoirs de transformation étonnants. Durant quatorze ans, Modo recevra les étranges enseignements de M Socrate où les cours de géographie et de latin côtoient les leçons d'arts martiaux. Élevé dans un manoir dépourvu de tout miroir à quelques kilomètres de Londres, Modo est brutalement jeté dans les rues de la capitale pour accomplir sa première mission. Aidé de la belle Miss Octavia, il devra mettre tous ses talents à l'œuvre pour arrêter la terrible machination de la Confrérie de l'horloge.

Mon avis :
Je ne sais pas si c'est le résumé, la couverture ou le titre qui m'a fait envie - sans doute un mélange des trois - mais je ne regrette pas d'avoir choisi ce livre ! L'histoire est à la fois classique et originale, fluide, écrite de façon à capter rapidement l'attention du lecteur, et malgré une fin qui arrive un peu vite on s'y plonge avec plaisir !

Ce n'est pas souvent que le héros d'un roman d'aventure est un bossu au faciès difforme, mais je dois dire que ça apporte un certain charme à l'histoire. Le pauvre Modo est recueilli par le mystérieux M. Socrate, qui le forme au métier d'espion à l'abri du monde extérieur, confiné dans le manoir de son bienfaiteur. Et lorsqu'il voit finalement la lumière du jour, c'est pour être jeté dans un complot géant mené par une confrérie secrète, au sujet de laquelle Modo devra chercher des réponses par lui-même.

Modo n'est pas le seul personnage attachant de l'histoire. Tavia, sa complice d'enquête, apporte un charme féminin et déterminé qui contrebalance parfaitement le caractère du héros. Les personnages secondaires, comme Oppie le jeune employé d'auberge ou Tharpa le maître du combat, apparaissent assez régulièrement pour ne pas qu'on les perde de vue et jouent tous leur petit rôle dans l'histoire. Au niveau des méchants, le savant fou et son équipe de gros bras restent assez énigmatiques pour ne pas devenir caricaturaux, et on apprécie la petite histoire qui accompagne chacun afin de tisser des liens entre tous les protagonistes.

L'enquête démarre assez rapidement et tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page (ou presque), dont le rythme assez soutenu évite les longueurs. On sent la marque du livre "pour adolescent" dans le souci d'aller à l'essentiel sans s'embarrasser de descriptions inutiles, sans toutefois négliger l'ambiance du Londres victorien par quelques détails imagés au coin d'un chapitre. Le mélange fantastique et historique est bien dosé et on se réjouit de parcourir les toits avec Modo pour découvrir les secrets qui se trament.

Pas tellement de reproches à faire à ce livre, qui se finit peut-être un peu trop vite à mon goût - un trait de la littérature jeunesse. On manque un peu de détails concernant la vie des personnages mais l'ambiance mystérieuse que cela apporte est tout aussi agréable. On se perd aussi parfois entre qui est qui (l'alternance des points de vue entre les chapitres y est pour quelque chose) mais puisque la lecture se fait vite, ça ne reste pas trop gênant.
Bref, une bonne découverte, avec un petit plus pour la police originale et agréable !

Ma note : 8/10

D'autres avis sur la page du livre dans Bibliomania, et la suite dans cet article !


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vendredi 19 mars 2010

La course au mouton sauvage,
de Haruki Murakami

Reçu le vendredi 19 mars 2010, 6 reviews
Résumé :
A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d'une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l'ami d'un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu'au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d'extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels...

Mon avis :
Moi qui d'habitude saute sur le blog pour écrire ma critique à peine le livre fini, celui-ci semble bien décidé à me donner du fil à retordre. D'abord parce que c'est un Murakami, et qu'après le coup de cœur de ses trois autres livres que j'ai lus (Les chroniques de l'oiseau à ressort, Kafka sur le rivage et La fin des temps), je m'attendais à tomber sous le charme dès les premières pages.
Disons que ça a été un peu plus compliqué que ça.

L'auteur n'a pas perdu ses bonnes habitudes, l'histoire est un peu déjantée, complètement extraordinaire et on se fait embarquer dans les montagnes isolées d'Hokkaido sans avoir la moindre idée d'où ça va nous mener. Les personnages sont une fois de plus sans nom, désignés par leur condition ou leur métier comme Murakami aime le faire pour transposer cette folie dans le quotidien de tout un chacun.

Niveau intrigue, on s'y perd un peu au début. L'histoire commence sur un enterrement, dont la signification m'a totalement échappée une fois le livre terminé, puis enchaîne sur l'obsession du narrateur pour les oreilles d'une jeune femme qui va lui prédire une affaire de mouton. Et affaire de mouton il y a, conduite par un étrange homme en noir dont le patron est aux portes de la mort à cause du mouton qui l'a déserté. Ce même mouton qui se trouve sur la photo que lui a envoyé un ancien ami, aujourd'hui reclus dans la nature, qui communique avec lui à travers de mystérieuses lettres. Bref, tout commence avec une photo et finit quelque part à Hokkaido, à la recherche du mystérieux mouton. Ajoutez à ca une petite amie clairvoyante, la minute historique d'un petit village, un chat nommé Kipper et un commanditaire tout puissant qui se joue de tous, et ça y est, vous êtes un peu perdus. Pour tout vous dire, moi aussi.

Arrêtons-nous un instant pour un extrait philosophique :

As long as I stared at the clock, at least the world remained in motion. Not a very consequential world, but in motion nonetheless. And as long as I knew the world was still in motion, I knew I existed. Not a very consequential existence, but an existence nonetheless. It struck me as wanting that someone should confirm his own existence only by the hands of an electric wall clock. There had to be a more cognitive means of confirmation. But try as I might, nothing less facile came to mind.

J'ai aimé l'ambiance, le côté délirant de certaines réflexions, la folie qui baigne parfois les actions de chacun et le charme des quêtes où l'on se lance à corps perdu. J'ai adoré l'illustration vers la fin du livre, qui précède le moment où l'on se demande si tout le monde n'a pas perdu l'esprit, et la logique implacable du déroulement des évènements. Mais avouons-le, je n'ai pas tout compris. L'identité de l'homme en noir, qu'on est censé deviner sur la fin, m'est passée complètement au-dessus et m'a laissée un peu frustrée. De même que la fin "ouverte", un classique de Murakami pourtant ; pour une fois, j'aurais voulu un peu plus d'explications...

En bref, une lecture divertissante, fidèle au style de l'auteur, mais trop réaliste et terre-à-terre (en comparaison avec La fin des temps qui était beaucoup plus dans l'imaginaire et la découverte) pour vraiment m'accrocher, et que je relirai probablement un jour pour tenter de percer le mystère.

Ma note : 8/10

Alice nous en parle aussi, et je suis d'accord avec elle : un début un peu lent, une fin qui tient en haleine, et de jolies métaphores comme Murakami les fait si bien. A défaut de pouvoir lire les deux premiers livres de la trilogie, introuvables à moindre frais, je me rabattrais sur Danse, Danse, Danse que même la bibliothèque possède.


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jeudi 18 mars 2010

Alice au Pays des Merveilles,
de Tim Burton

Reçu le jeudi 18 mars 2010, 12 reviews
Synopsis :
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

Mon avis :
Wow wow ! Une petite avant première sur le nouveau film de Tim Burton, qui ne sort que dans une semaine en France, et que j'ai eu l'immense plaisir de voir en VO - et en 3D, s'il vous plaît - au Finnkino d'Helsinki ! Je vous le dis tout de suite, il n'y a même pas de raison d'hésiter, allez-y. Mais si vous avez encore un doute, je vais essayer de vous le dissiper.

D'abord, qui dit Burton dit casting qui en jette un peu ; Depp et sa folie douce, Miss Bonham Carter qui joue les grosses têtes avec fierté, et une Mia Wasikowska inconnue au bataillon qui se défend bien, je dois l'avouer. La voix d'Alan Rickman (Snipe/Rogue dans Harry Potter) pour la chenille se marie parfaitement à l'ambiance, et même Matt Lucas dédoublé en Tweedledee / Tweedledum a apporté son petit plus au film grâce à son amusante petite bouille.

Pas de figuration pour tout ce beau monde, Alice joue les jeunes filles franches, déterminées et aventureuses, qui passe vite de la perplexité au courage lorsque le Pays des Merveilles l'appelle à l'aide pour se débarrasser du joug de la Reine de Cœur. Une reine haute en couleur, qui n'hésite pas à hausser la voix et les sourcils, et dont le délicieux accent mérite à lui seul une éloge. Quant au Chapelier Fou, que dire... fou, sans aucun doute, inquiétant (voire effrayant) aussi, touchant dans son inquiétude et ses questionnements identitaires, que l'on guette avec impatience tout au long du film. Chaque personnage mérite probablement des félicitations, mais je vais devoir couper court pour ne pas vous perdre en route.

Cela dit, parce que je ne peux pas l'oublier... le chat du Cheshire ! Designed par les studios Imaginism, les rois de l'animation si je peux me permettre, il est complètement déjanté, parfait jusqu'au bout des moustaches, et aussi adorable que mystérieux. Rien que pour lui, le film vaut le détour, c'est pour dire !

Côté histoire, oubliez Lewis Carroll un instant, et retenez juste un arbre creux, une potion magique et un gâteau qui fait grandir, et partez faire un tour dans un Pays des Merveilles plus beau que jamais. Enfin, aussi beau que l'on puisse être lorsqu'une reine mégalo saccage tout sans scrupule, asservissant ses loyaux sujets pour affirmer sa toute puissance. Toute puissance à laquelle Alice va se charger de régler son compte avec l'aide de ses vaillants amis, d'un brave petit lapin blanc à un lièvre de Mars maître du lancer de tasse, en passant par un Chapelier peut-être pas si fou que ça !

Un petit mot sur la 3D en passant, qui était belle, propre, mais pas forcément indispensable. L'occasion de le voir en 3D est tout de même à saisir, ne serait-ce que pour voir ce que Tim Burton a voulu créer en abandonnant son adorée stop-motion, mais la version DVD (avec des sous-titres français pour éclairer un peu ma lanterne sur certains moments) restera sans aucun doute un plaisir à voir. Niveau couleur et ambiance, un peu de magique par-ci, un peu de glauque par-là - dont le sublime moulin en ruine du Chapelier -, et la recette est bonne ; du Burton "gommé" par Disney, mais du Burton quand même.

Personnellement, vu la courte durée du film, j'aurais aimé voir Alice un peu moins et les autres protagonistes un peu plus, mais c'est l'histoire qui veut ça... L'idée de donner un environnement réaliste à la jeune fille au début et à la fin du film enrichit l'histoire, et bien que c'est avec un pincement au cœur qu'on quitte le Pays des Merveilles, on ne regrette pas le voyage !

Alors Mr Burton, à quand le suivant ?

Ma note : 9,5/10



Titre original : Alice in Wonderland
Long-métrage américain.
Genre Fantastique , Aventure
Durée : 1h49 min
Année de production : 2009
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 24 mars 2010

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lundi 15 mars 2010

Matilda, de Roald Dahl

Reçu le lundi 15 mars 2010, 3 reviews
Résumé :
A l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les évènements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

Le book-club :
Pas de critique directe cette fois-ci ! Je vais plutôt vous proposer un petit résumé maison de la discussion qui a eu lieu sur le Book Club de Livraddict. Matilda est un livre que j'ai lu lorsque j'étais au collège, et je n'avais pas prévu de le relire jusqu'à ce que ce Book Club soit organisé et que je voie l'ouvrager traîner sur la bibliothèque de Nathalie. Hop, en une soirée et une matinée, je me suis enfilé ce petit chef-d'œuvre pour venir en parler sur le forum, et voilà ce que ca a donné...

Première catégorie : Général.

Beaucoup de notes oscillent autour de 8-9 sur 10, malgré quelques avis plus mitigés, et dans l'ensemble tout le monde a apprécié la légèreté et l'humour de l'histoire. Certains parlent d'un film, dont je n'avais pas connaissance (heureusement, je n'étais pas la seule) et d'autres complimentent les dessins. Voilà mon petit avis :

Hop hop, je ressors mes notes pour détailler un peu plus mes impressions... au passage, je n'ai jamais vu le film adapté non plus, je ne me souvenais même pas de son existence !

L'histoire est donc un conte pour enfant pas trop ordinaire, avec des enfants intrépides au caractère forgé ! Matilda apparaît très passive au début, un vrai petit rat de bibliothèque qu'on n'entend trop peu à mon goût, pour finalement prendre de la force en se rendant compte de son "pouvoir" qui va lui permettre non pas d'assouvir des petites revanches personnelles, mais d'aider une personne qui lui est chère (jolie morale d'altruisme de la part de Dahl).

Les adultes bien caricaturaux, dans le genre tout blanc ou tout noir, collent avec l'ambiance enfantine où tout est toujours très tranché. J'ai trouvé que le côté mystique apporté par le pouvoir de Matilda rendait l'ensemble plus original que les habituels livres pour enfants et j'aime la façon dont le réalisme et le surnaturel se mélangent avec aisance.

Les descriptions farfelues (surtout en VO j'ai l'impression) valent aussi le détour ! Pas de note mais une super lecture que je recommande chaudement (comme tout le monde ici, j'ai l'impression).

Une contre-attaque a suivie au sujet de la force physique assez incroyable de la directrice, qui m'a fait dire que :

La force herculéenne de la directrice ne m'a pas trop gênée, il faut se dire que Dahl est un grand enfant et que l'histoire est racontée par les yeux impressionnables d'une petite tête ! Et puis les lanceurs de poids... ils ne rigolent pas, mine de rien. Je me demande s'ils ne pourraient pas lancer des enfants sans trop d'efforts :D

Je crois qu'il était plus question de la résistance des enfants au lancé qu'au lancé en lui-même, et pour tout dire, je n'irai pas essayer !

Côté avis négatif, certains ont été déçus car ils en attendaient trop du livre, regrettant que Dahl en fasse parfois de trop. Ah, nous sommes peut-être de trop grands enfants pour saisir l'esprit de Dahl...

Deuxième catégorie : Style narratif.

Les intervenants sont d'accord sur le fait que Dahl a le talent d'utiliser un vocabulaire simple pour les enfants mais avec de jolies phrases, au style agréable, dont les adultes peuvent aussi interpréter les sous-entendus avec finesse.
Voilà mon avis :

Je prends le train en marche ! Alors, rien de nouveau, j'ai aussi beaucoup apprécié le style de l'auteur, simple mais pas trop, parfait pour captiver un public de tout âge. C'est aussi le genre de livre que j'aimerai livre avec mes enfants un jour !
Les illustrations sont agréables, même si j'aurais préféré quelque chose d'un peu plus "travaillé" ; d'un autre côté, je suis tellement habituée à ce que ce dessinateur soit associé avec Roald Dahl que ça m'aurait peut-être choqué d'en voir d'autres.

Pour l'avoir lu en VO, j'ai remarqué qu'il se faisait plaisir avec les expressions pour jouer sur l'humour. J'en ai appris certaines plus qu'étranges, comme "She's barmy as a bedbug". J'imagine la tête d'un anglais si je lui sortais ça grin22

Sinon, niveau citation, j'ai retenu celle-ci :

"My idea of a perfect school, Miss Honey, is one that has no children in it at all. One of these days I shall start up a school like that. I think it will be very successful."
"Mon idée d'une école parfaite, Miss Candy, serait celle d'une école où il n'aurait aucun enfant. Un de ces jours, j'ouvrirai une telle école. Je pense qu'elle aura beaucoup de succès"

Qui m'a bien fait rire, et celle-ci :

"A strange feeling of serenity and confidence was sweeping over her and all of a sudden she found that she was frightened by nobody in the world. With the power of her eyes alone she had compelled a glass of water to tip and spill its content over the horrible head mistress, and anybody who could do that could do anything."
"Un étrange sentiment de sérénité et de confiance l'envahissait et soudain, elle réalisa qu'elle n'avait peur de personne dans le monde entier. Avec le pouvoir seul de ses yeux, elle avait commandé à un verre de tomber et de renverser son contenu sur l'horrible directrice, et quiconque pouvait faire ça pouvait faire n'importe quoi."

Que j'ai trouvée assez poignante, montrant une Matilda qui grandit, qui se prend en main et qui croit en elle, et je trouve que ça fait plaisir.

La discussion a été relancée au sujet des auteurs jeunesse dans l'esprit de Dahl qui nous ont marqué, et j'en ai profité pour faire un peu de publicité à Pierre Gripari et ses Contes de la Rue Broca, qui ont longtemps bercés mon enfance. Dans les autres suggestions on trouve Romain Sardou (que je ne connais pas) et Dickens (trop compliqué pour moi), ainsi que Daniel Pennac qui aurait écrit des livres pour enfants ; une découverte à faire, peut-être ?

Troisième catégorie : Intrigue.

D'emblée, puisque nous ne sommes pas des enfants et que nous avons aimé, j'ai envie de dire que l'intrigue est plutôt réussie. Maltida apparaît comme une charmante petite à qui on s'attache, et les personnages caricaturaux sont un des traits habituels de Dahl, que l'on apprécie ou non.
Pour moi, ça donne ça :

Le côté caricatural, c'est en effet le petit plus qui doit plaire aux enfants ; qui est-ce que ça intéresse, les familles normales qui ont une vie normale et pour qui tout va bien ? Roald Dahl en rajoute une sacré couche, c'est le cas de le dire, mais ça fait le charme de l'histoire.

J'ai beaucoup aimé que malgré le titre, l'histoire ne soit pas à 100% centrée autour de Matilda et que les autres personnages aient aussi leur importance. Lavender est une petite casse cou très mignonne (malgré sa réaction - normale - de ne pas se dénoncer lorsque Matilda se fait accuser à sa place) et j'aurais voulu avoir de ses nouvelles un peu plus souvent vers la fin.
Quant à Miss Honey, elle est un peu trop fleur bleue à mon goût, mais elle gagne en profondeur avec son histoire de famille sur la seconde partie de l'histoire. Elle et Matilda ont subit une réelle évolution le temps de l'histoire et le moi adulte s'en réjouit (le moi enfant n'aurait peut-être pas remarqué).

Et puis, petit coup de cœur pour le garçon qui dévore le gâteau (dont j'ai oublié le nom ), qui rappelle certains des autres personnages de Dahl (Augustus Gloop notamment) et qui représente une petite victoire des élèves envers leur tyran de directrice. A sa place, je n'en aurais pas fait moins !

La discussion s'est ensuite orientée sur le fait que l'histoire était peut-être un peu trop violente pour les enfants. De l'avis général, mêler l'humour pour les jeunes et la gravité de certaines situations est une bonne chose pour le développement des enfants, qui réalisent que le monde n'est pas tout rose et qu'il s'y passe parfois des choses tristes. Ça m'a fait penser
à la réflexion sur les comptes de fées, où quand on y pense ce sont des évènements vraiment affreux et traumatisants qui s'y passent, et pourtant les enfants y réagissent bien. Mélanger les thèmes léger et le réalisme un peu plus difficile est aussi une bonne façon de préparer les enfants à ce qui les attend et à leur faire découvrir le monde qui les entoure, pas toujours tout rose.

Le surnaturel semble en avoir choqué certains et j'ai apporté mon petit avis sur la question :

Concernant l'aspect "surnaturel" qui a l'air d'en avoir perturbé certains, il faut penser que Dahl a toujours fait dans l'imaginaire, et je ne vois pas de raison pour que Matilda fasse exception. L'ascenseur qui voyage dans l'espace, l'enfant qui vit dans une pêche avec une bande d'insectes... ce sont des livres pour faire travailler l'imaginaire des enfants plus que des tranches de vie. J'ai l'impression qu'à ses yeux, des parents qui partent en Espagne en abandonnant leur fille ou une directrice qui fait voler ses élèves par les cheveux, c'est aussi imaginaire qu'une fillette qui déplace des petits objets par la pensée.

Certains ont reproché l'image "sale gosse" qu'offre Matilda en jouant des tours aux adultes. Personnellement, je préfèrerai avoir une enfant comme elle qu'une petite peureuse qui ne fait que jouer à la poupée ! C'est vrai que ce n'est peut-être pas un modèle de petite fille, mais après tout, personne n'est parfait.

Dernière catégorie : L'auteur.

J'ai été très étonnée de découvrir que beaucoup de gens n'avaient jamais lu Roald Dahl auparavant ! Même Mr Muffin est passé à côté... Quand j'étais au collège, toutes mes amies avaient lu Charlie et la chocolaterie et Matilda, et je n'aurais pas imaginé que ce n'était pas le cas de tout le monde. Comme quoi, tout arrive. Les souvenirs de mes lectures du CDI du collège font partie de ceux que je chéris particulièrement...

J'ai lu beaucoup de Dahl, surtout quand j'étais au collège, et je ne sais pas si je me rappelle de tout. Il y a au moins Charlie et la chocolaterie, Charlie et le grand ascenseur de verre, James et la pêche géante, Sacrées Sorcières, Le bon gros géant... autre chose ? (NDR : j'avais oublié La potion magique de George Bouillon) En tout cas, je les ai tous adorés, raison pour laquelle j'ai continué à en lire ! (Matilda n'était qu'une rapide relecture, d'ailleurs, mais ce n'était pas mon préféré) A mon avis, cet auteur est un incontournable de la littérature jeunesse, et c'est presque un crime que certains ne l'aient pas encore lu dft011

Je crois que c'est sur une mention de Nath que je me suis achetée une anthologie des histoires pour adultes de Dahl, il m'attend bien sagement dans ma bibliothèque et j'ai hâte de m'y mettre !

Et pour la petite question sur mes livres préférés :

Ah, difficile à dire... le grand ascenseur de verre m'a laissée une forte impression (ils voyagent dans l'espace en ascenseur quand même !) et James et la pêche géante aussi, surtout que j'ai toujours été un peu peureuse des insectes et que ceux-là étaient super sympas.

Le dessin animé fait d'ailleurs partie de mes favoris, voilà un lien vers la bande-annonce, juste pour le plaisir des yeux.

Je ne suis pas la seule a avoir des vues sur ses nouvelles "adultes" et j'avoue qu'après le vrai coup de cœur que représente Dahl depuis toujours pour moi, j'espère que cette partie de son œuvre que je ne connais pas encore ne me décevra pas.

Pour des critiques qui critiquent un peu plus, allez faire un tour chez Lasardine, Heclea, Frankie, Lexounet, Evy ou encore Nathalie. Le reste est sur la page du livre dans Bibliomania !


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mercredi 10 mars 2010

Lovely Bones,
de Peter Jackson

Reçu le mercredi 10 mars 2010, 8 reviews
Synopsis :
Lovely Bones relate l’histoire d’une jeune fille assassinée qui, depuis l’au-delà, observe sa famille sous le choc de sa disparition et surveille son meurtrier, ainsi que la progression de l’enquête.
D'après le roman La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold, publié aux éditions du Nil.

Mon avis :
Je vous le conçois, ce synopsis est un peu court, mais il dit plus ou moins ce qu'il y a à dire. Susie Salmon (comme le poisson) nous présente sa vie, sa famille et son meurtrier ; depuis l'entre-deux, elle va les surveiller, influençant de son mieux leurs actions, et espérant que son meurtre ne restera pas impuni. Une agréable surprise réalisé par M. Jackson, dont on n'attendait pas moins que cette orgie visuelle.

La raison qui m'a poussée à aller voir ce film est l'image de l'arbre et de l'entre-deux dans la bande annonce, qui venait apporter quelque chose de magique à une histoire somme toute assez banale. Je n'ai pas été déçue de ce côté ; le rendu visuel de l'entre-deux est assez époustouflant, changeant à souhait, aux couleurs lumineuses et aux francs contrastes. On voit les éléments se transformer selon l'humeur de Susie, et la scène du kiosque qui s'effondre m'a particulièrement plu.

Rien à redire aux acteurs non plus, ils jouent tous parfaitement leur rôle, à la fois ordinaire et caricatural (clin d'œil à Susan Sarandon en excentrique grand-mère), et on les suit avec attention dans cette épreuve qu'ils traversent. M. Tucci (le meurtrier) est l'image même du monstre pervers et vicieux, et du début à la fin on meurt juste d'envie de voir quelqu'un lui tordre le cou. Quant à l'ambiance très 70's, elle est superbement reconstruite, du mobilier vintage aux coupes de cheveux rétro en passant par les pantalons moutarde. On s'y croirait.

Au delà du film, j'ai ressenti une sorte de dépit en sortant de la salle, celui de constater que l'espèce humaine est corrompue par ces individus détraqués qu'on est apparemment incapables d'enrayer. Au début du film, Susie dit qu'à cette époque (1973) il n'y avait pas d'enfants disparus avec leur photo sur les briques de lait, et tout le monde croyait que les meurtres de jeunes filles n'existaient pas. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et pourtant rien ne s'arrange ; toujours les mêmes meurtres, disparitions et actes ignobles perpétrés par nos propres "frères". N'est-ce pas triste ?

Un film touchant, pas aussi dramatique que je le redoutait, parfois drôle, parfois inquiétant (presque effrayant), qu'on regarde avec plaisir. On constate cependant que l'écologie n'était pas encore au point à l'époque : voir les gens balancer leurs déchets encombrants dans une fosse qui sera ensuite recouverte de terre, ca fait mal au cœur !

Ma note : 8/10 (parce que le visuel était vraiment excellent)



Long-métrage américain, britannique, néo-zélandais.
Genre : Drame, Fantastique
Durée : 2h08 min
Année de production : 2009
Distributeur : Paramount Pictures France
Date de sortie en France : 10 février 2010


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mercredi 3 mars 2010

The Darwin Conspiracy, de John Darnton

Reçu le mercredi 3 mars 2010, 3 reviews
Résumé :
1831. Charles Darwin embarque à bord du navire de recherche Beagle. Il découvre les Galapagos, en passant par les côtes sud-américaines et Tahiti. A son retour, cinq ans plus tard, il ébauche ses premières hypothèses sur la sélection naturelle.
1870. Elizabeth Darwin, la benjamine du naturaliste, confie à son journal intime les soupçons qu'elle nourrit sur son père, quasi paralysé par une kyrielle de maux étranges. Londres, de nos jours. Deux jeunes chercheurs s'efforcent de faire la lumière sur la genèse de la théorie de l'évolution. Pour quelle raison Darwin a-t-il attendu vingt-deux avant de rédiger " De l'origine des espèces ? " Pourquoi cet aventurier, ayant exploré les contrées les plus sauvages, a-t-il in refusé de franchir les limites de son village du Kent ? S'est-il indûment approprié les travaux d'un autre ?

Mon avis :
Quelle étrange raison m'a poussée à acheter et lire ce livre, je me le demande bien. Peut-être est-ce ma curiosité scientifique qui s'est sentie attirée par une fiction au sujet de Darwin, un de ces hommes dont tout le monde connaît le nom et peu la vie. Quoi qu'il en soit, je suis heureuse d'avoir franchi le pas. Sans être le roman de l'année, ce livre m'a appris une myriade de petites choses sur Darwin et la théorie de l'évolution, qui viennent nourrir l'inexploitée partie scientifique de mon petit cerveau.

Ce livre est donc une fiction, mais il a été inspiré de faits réels. D'abord Darwin, ce que l'on sait de sa vie, de son périple sur le Beagle et de son existence qui a suivie ; celle d'un hypocondriaque, toujours malade et inexplicablement troublé par les interactions sociales. Ensuite Elizabeth, une des filles de ce dernier, dont on ne sait rien ; c'est là que Darnton a exploité la faille pour construire cette histoire, basée sur une découverte qu'aurait faite Elizabeth au sujet de l'imposture de son père. Mais je ne vous en dit pas plus.

L'histoire s'articule autour de trois éléments : la vie de Hugh, chercheur sur la vie de Darwin, le voyage de Darwin sur le Beagle et des extraits des journaux d'Elizabeth Darwin trouvés par Hugh. On a donc le plaisir de changer d'environnement à chaque chapitre et de se faire balader entre l'Angleterre d'aujourd'hui, celle du dix-neuvième siècle et l'Amérique du Sud à la même époque. L'histoire débute même sur l'île de Sin Nombre, dans les Galapagós, et on sent immédiatement que le voyage va être de la partie dans cette histoire.

Chaque personnage est intéressant à sa manière. D'abord Hugh, le chercheur un peu paumé qui refuse de faire le deuil de son frère et qui se plonge dans ses recherches sur Darwin pour oublier sa culpabilité. Puis Beth, dont les recherches recoupent étrangement les siennes et à laquelle il ne manque pas de s'intéresser. Ensuite, le jeune Darwin, assoiffé d'aventures, qui embarque sur le navire du capitaine FitzRoy en tant que naturaliste, et enfin Elizabeth, la mystérieuse descendante de Darwin qui apparaît comme un garçon manqué, enquêtant sur l'étrange "maladie" de son père.
Tout ce petit monde se côtoie sans vraiment se connaître, et au fil du roman on se sent proche de chacun d'eux, bien que Darwin reste probablement celui auquel il est le plus difficile de s'identifier.

Le genre épistolaire est quelque chose qui me rebute d'habitude - heureusement, je ne savais pas que ce livre en contenait avant de l'acheter - mais il est ici bien amené, les articles du journal écrits avec passion et sans trop de lourdeur "classique" liée à l'époque de leur écriture. Le reste du style est agréable, un peu froid mais savamment dosé entre dialogues et descriptions, et malgré quelques longueurs au début on rentre assez rapidement dans l'intrigue.

Un petit passage qui m'a amusée :
"It's like what Churchill said about Russia," added Beth. "A mystery inside an enigma wrapped in a riddle."
Roland grimaced. "You mean, a riddle wrapped in a mystery inside an enigma."
"Whatever. It means the same thing."
"No, it doesn't. You can't wrap something inside a riddle."
"And I suppose you can wrap it inside an enigma?"
"Not to put too fine a point on it, but the wrapping was done to the riddle by the mystery. Then whole thing went into the enigma."
"Will you two stop it!" cried Hugh.

J'ai eu une petite frayeur vers la fin de l'histoire, lorsqu'une partie de la "conspiration" est révélée. J'ai ressenti un "Non, c'est tout ? Ce n'était pas juste ça quand même, si ?" mais heureusement, la toute fin comporte encore assez de révélations pour nous tenir en haleine jusqu'au bout.

Dans l'ensemble, cette lecture était intéressante, elle a satisfait ma curiosité tout en gardant une atmosphère assez romancée pour ne pas ennuyer le lecteur par des faits purement historiques, et je l'en remercie. Je reconnais également le courage de l'auteur, qui s'est longuement documenté sur Darwin pour écrire ce livre, et qui grâce à son imagination nous fait passer un bon moment à le lire.

Ma note : 7/10


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