jeudi 23 décembre 2010

Tron L'héritage,
de Joseph Kosinski

Reçu le jeudi 23 décembre 2010, 4 reviews
Synopsis :
Sam Flynn, 27 ans, est le fils expert en technologie de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec la fidèle confidente de Kevin, père et fils s'engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais...

Mon avis :
Je ne vous ai pas menti dans ma rubrique Movies Addict : des dix films que je vous ai présentés, j'en ai vu et chroniqué... 10 ! Et le dernier de l'année ne sera autre que le dernier de la liste, Tron Legacy, "le monument geek de l'année, et en 3D s'il vous plaît". Rien que pour Daft Punk en Dolby Surround, il mérite le détour !

Je ne vais pas m'étendre sur le scénario : Flynn senior a disparu quand Sam était petit, lui laissant son entreprise sur les bras, que celui-ci s'amuse plus à saboter qu'à gérer. Mais lorsqu'il retourne à la vieille salle d'arcade familiale suite à un mystérieux appel, il se retrouve numérisé dans la Matrice créée par son père. Ce dernier, prisonnier depuis que Clu a pris le contrôle des programmes, va se joindre à son fils pour en ressortir et emmener avec eux la mystérieuse Quorra.

Si vous vous demandez pourquoi je ne m'étends pas dessus, c'est qu'il n'a vraiment rien de sensationnel : Sam entre dans la matrice, veut en ressortir, rencontre son père, veut le ramener avec lui, le méchant s'interpose. Je vous fais grâce du spoil de fin mais ne vous attendez pas à la révélation du siècle...
Heureusement pour ce film, on s'en moque un peu de son scénario. Parce que les acteurs sont bons, que les filles sont hot (blondes, brunes, faites votre choix...), que l'ambiance noire/bleue/orange est délirante et jouissive et que la musique, mes amis, la MUSIQUE à elle seule vous fait tenir jusqu'à la fin du générique.
La scène dans le club de l'hilarant Castor où Mr Daft & Punk nous font l'honneur de leur présence est excellente, et même si on ne se sent pas transcendé en sortant de la séance, ça reste du bon vieil entertainement classique comme on l'aime.
Après, si l'électro vous donne des maux de tête que vous êtes fan d'Autant en emporte le vent, ne vous attendez pas non plus à des miracles...

Ma note : 8/10

Une dernière exclu (les français vont devoir patienter) pour boucler l'année en beauté... rendez-vous bientôt pour le Movies Adddict session 2011 !



Titre original : Tron Legacy
Long-métrage américain
Genre : Science fiction , Action , Aventure
Durée : 02h07min
Année de production : 2010
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 9 février 2011

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mardi 21 décembre 2010

Coraline,
de Neil Gaiman

Reçu le mardi 21 décembre 2010, 8 reviews
Résumé :
Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant...

Mon avis :
Je fais rarement les choses à l'envers mais cette fois-ci, impossible de résister à aller voir le film à sa sortie, et voilà maintenant que je lis le livre... pas de surprise sur l'histoire mais le plaisir de relire les mots de Gaiman est toujours aussi incomparable, sans compter que de nombreuses histoires faisaient suite à Coraline dans cette édition ! Un livre pour enfants qui fait peur mais pas trop, comme peu savent les faire...

...Coraline...
Coraline (que tout le monde s'évertue à appeler Caroline) vient d’emménager dans une vieille maison, pleine de recoins et secrets, avec un jardin des plus propices à l'exploration des voisins étonnement loufoques. En passant par une porte suposée condamnée, elle va atterrir dans une autre maison, où l'attendent d'Autres parents et d'Autres voisins, bien plus étranges et dangereux qu'elle s'y attendait...

La magie Gaiman (on devrait faire copyrighter cette formule) agit une fois de plus dans cette histoire, à la fois terre à terre et merveilleuse, vue à travers les yeux d'une petite fille aventurière qui est bien décidée à se libérer de sa maléfique Autre maman. La quête et son dénouement sont classiques mais racontés avec brio et simplicité, parfait pour accrocher les plus jeunes et replonger les autres dans l'enfance. La noirceur de l'ambiance et certains détails glauques feront froid dans le dos aux moins téméraires, mais rien de tel pour se faire peur avec plaisir !

...The case of the Four and Twenty Blackbirds...
En quelques pages, Gaiman retrace le meurtre d'Humpty Dumpty, poussé de son mur par un mystérieux individu. De la reine de cœurs aux habitant du pays des merveilles, l'inspecteur va collecter de loufoques indices dans cette amusante histoire dérivée de l'univers de Lewis Carroll.

...Troll bridge...
Une histoire extraordinaire (au sens littéral) et touchante d'un petit garçon qui rencontre un troll sous un pont et le convainc de ne pas manger sa vie tout de suite, lui promettant de revenir lorsqu'il aura eu une vie plus riche. La fin est étonnante !

...Don't ask Jack...
Dans la veine de Coraline, une histoire très sombre d'un jouet maléfique qui maudit les enfants... courte mais mémorable.

...How to sell the Ponti Bridge...
Les rois de l'arnaque se retrouvent pour discuter de leurs meilleurs coups et des arnaques impossibles à mener, comme vendre le pont Ponti. Jusqu'à ce que l'un d'eux se vante de l'avoir fait et leur raconte en détail le procédé de l'arnaque... une histoire excellente à raconter encore et encore !

...October in the chair...
La magie revient lors de cette réunion des mois de l'année. L'honneur est à Octobre de raconter une histoire et il narre celle d'un petit garçon rencontrant un jeune fantôme avec lequel il va se lier d'amitié et découvrir que de sombre choses se trament autour d'eux... une fin surprenante et nostalgique, qui donne envie d'avoir une suite !

...Chivalry...
L'humour est de mise dans cette nouvelle, au sujet d'une vieille dame ayant trouvé le Graal dans une boutique de seconde main et harcelée par un chevalier en armure pour qu'elle le lui échange contre un autre trésor. Drôle, étonnant, ma nouvelle préférée à ce jour !

...The price...
Gaiman parle de lui et de ses chats, dont le chat noir qui défend chaque nuit son territoire contre de mystérieux agresseur... touchant et un peu effrayant, bientôt adapté au cinéma par Christopher Salmon (vidéo de présentation).

...How to talk to girls at parties...
Une autre nouvelle bientôt adaptée en long métrage, complètement déjanté, où un garçon timide va se forcer à discuter avec les filles d'une soirée un peu spéciale.

...Sunbird...
Ma seconde favorite du recueil, celle du club des gourmets qui cherche l'aliment ultime qu'ils n'ont jamais goûté. Le membre le plus étrange de leur confrérie, ZT Crawcrustle, leur propose alors de partir en Afrique pour déguster le légendaire Sunbird, et découvrir l'antique secret du club.

...The Witch's headstone...
Un extrait de l'Étrange vie de Nobody Owens, lorsque celui-ci rencontre la sorcière pour la première fois. Toujours aussi bien.

...Instructions...
Et pour terminer, le poème désormais disponible en album illustré par Charles Vess, Instructions, la conclusion parfaite !


Ma note ? Malgré quelques histoires moins prenantes (et plus effrayantes !) que d'autres, il mérite bien 8,5/10. Le film d'animation Coraline est un must-see, bien sûr !

Deuxième livre pour le challenge Alice au Pays des Merveilles, que je vais finir en retard... aïe aïe !

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dimanche 19 décembre 2010

Harry Potter et les Reliques de la Mort
(partie 1), de David Yates

Reçu le dimanche 19 décembre 2010, 7 reviews
Synopsis :
Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Mon avis :
Impossible de nier qu'il y a eu hésitation au moment d'aller voir le nouveau Harry Potter : entre les précédents qui n'étaient pas tous très convaincants, la tempête de neige qui règne et la première moitié du volume pas des plus passionnantes dans mon souvenir, il a fallu la persuasion de plusieurs avis très positifs pour y aller. Finalement, je les rejoins !

Je n'ai pas besoin de vous raconter de quoi parle ce film, j'espère... bien peu sont ceux qui le verront sans déjà savoir de quoi il en retourne, mais sans doute beaucoup comme moi auront le droit à quelques surprises grâce à leur mémoire défaillante. Je me réjouis de ne pas avoir relu le livre juste avant, pas besoin de "ils ont oublié ci, ils ont omis ça" cette fois-ci !

Harry et ses deux amis ont bien grandi et ont appris à jouer depuis, Dieu merci - Ron est juste toujours aussi roux, mais on ne peut pas tout avoir ! L'inquiétude et l'énervement des personnages était très bien retranscrite, et même si quelques explications faisaient défaut sur l'effet des Horcruxes sur le caractère, on retrouve bien l'ambiance du livre dans ce film. Sombre, difficile, prenante...

Car bizarrement, je l'ai trouvé bien plus prenant que les précédents, alors que toutes la partie centrale de ce dernier tome (dans la forêt) m'avait plutôt ennuyée à la lecture. Le réalisateur a su mettre en avant les moments les plus intéressants, et malgré quelques longueurs sous la tente on se délecte des rebondissements ! Les acteurs secondaires y sont eux aussi pour beaucoup, que ce soit les agents du ministère dont ils empruntent l'identité (hilarant la démarche de Harry en Albert !), les mangemorts plus convaincants que jamais (Bellatrix mon amour) et même les elfes de maison !

Un excellent moment passé à se ronger les ongles, à sursauter maintes fois, à rire aussi, dont j'attends la suite avec une impatience insoupçonnée. Ne relisez pas l'histoire avant surtout, c'est encore meilleur !

Ma note : 9/10



Titre original : Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1
Long-métrage américain , britannique
Genre : Fantastique , Aventure
Durée : 02h25min
Année de production : 2010
Distributeur : Warner Bros. France
Date de sortie en France : 24 novembre 2010

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lundi 13 décembre 2010

L'énigme dévoilée

Reçu le lundi 13 décembre 2010, 10 reviews
À l'occasion de l'anniversaire du blog, une petite énigme était à résoudre, et je suis sure que les courageux participants (que je remercie d'avoir tenté leur chance) meurent d'envie de savoir s'ils ont remporté la solution de cette énigme...

Mais avant tout, vous la connaissez cette solution ?





Un petit rappel des indices... avec leur réponse :

1. Mon auteur est anglais et un habitué de ce blog : Neil Gaiman bien sûr !
2. Je ne suis pas dans votre langue : eh non, malheureusement je suis en anglais...
3. Je me glisse facilement dans une bibliothèque : normal, je suis tout fin, comme un comics !
4. Mes pages sont décorées par un illustrateur de comics : le talentueux Charles Vess
5. Je suis dans la PAL de cette blogueuse : vous êtes tous allés sur Livraddict, n'est-ce pas ?



La réponse était donc :


Stardust, de Neil Gaiman !



Beaucoup ont hésité avec Fragile Things mais il n'est ni illustré ni se glisse facilement dans la bibliothèque, c'est plutôt un beau pavé...


Bravo tout de même aux participants ! Et le gagnant est...



Lalou ! Je ne sais pas si l'affreux chapeau a été sensible à ta prière mais tu repars avec ce bel exemplaire de Stardust... et si on se faisait une lecture commune dessus une fois que tu l'auras reçu ?

À l'an prochain pour les 2 ans j'espère !

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mardi 7 décembre 2010

Seven Days: Monday -> Thursday,
de Venio Tachibana et Rihito Takarai

Reçu le mardi 7 décembre 2010, 6 reviews
Résumé :
Il paraît que Touji Seryou, un des garçons les plus populaires de l'école, sortirait avec quiconque le lui demande le lundi matin. Mais ce lundi matin là, la première personne qu'il recontre devant le portail n'est autre que Yuzuru Shino, le sempai de Seryou au club de tir à l'arc.
Sur un coup de tête, et conscient de sa réputation, Shino va lui demander de sortir avec lui en pensant lui faire une blague, mais imaginez sa surprise lorsque Seryou accepte !
En contrepartie, cependant, si Seryou sort avec la première personne qui le lui demande le lundi matin, celle-ci a une semaine pour qu'il tombe amoureux d'elle, sinon il la quittera. Seryou est un petit ami avec une date d'expiration, mais Shino sera-t-il l'exception à la règle ?

Mon avis :
S'il y a quelque chose que j'apprécie quand je termine un livre (que ce soit un manga ou autre), c'est de me sentir frustrée à la dernière page, d'être impatiente de lire la suite et d'y repenser sans y réfléchir parce qu'il m'a marquée. Et contre toute attente, c'est exactement l'effet que m'a produit ce manga : la surprise de voir que ce n'est que le premier volume (oui, je ne sais pas lire la couverture, et alors ?), l'agréable frustration de vouloir savoir ce qui va se passer ensuite, et l'image persistante qu'il m'a laissé. Pour un volume choisi au hasard à la tête de la couverture, c'est pratiquement un miracle.

L'histoire est celle de Shino Yuzuru, lycéen dans un établissement anciennement réservé aux filles qui se fait toujours aborder grâce à son physique et rejeter à cause de sa personnalité qui ne correspond pas à leur attentes. Lassé de devoir faire semblant d'être quelqu'un qu'il n'est pas, il croise un lundi matin Seryou Touji, le beau gosse de l'école, réputé pour sortir avec la première personne qui le lui demande chaque semaine. Par curiosité, il va lui demander de sortir avec lui, et découvrir une facette du jeune homme qu'il ne soupçonnait pas...

À priori, rien de sensationnel dans cette histoire : des étudiants qui sortent ensemble "pour le fun" et dont les sentiments vont se développer... et pourtant, en quatre jours seulement, on s'attache à eux comme ce n'est pas permis. Yuzuru et son sale caractère sont aussi pénibles qu'adorables, et le mystérieux Seryou, avec son air toujours dans la lune et son romantisme à l'ancienne, se révèle plus profond qu'attendu. Pas de coup de foudre ni de réplique à l'eau de rose entre eux : Yuzu se joue de son nouvel ami, dont il oublie souvent qu'ils sont sensés sortir ensemble, et n'hésite pas à se moquer de son apparente naïveté, alors que Seryou se rend compte que pour la première fois, il ne va peut-être pas avoir à supprimer son numéro de son répertoire à la fin de la semaine...

Côté illustrations, la couverture m'avait déjà laissée une bonne impression : on voit rarement un décor aussi travaillé et des personnages dans les tons sombres sur ce genre de manga, et le changement fait du bien. Au fil des pages, la mangaka a gardé son goût pour les décors en soignant chaque environnement, une agréable surprise. Les personnages ne sont pas parfaits mais leurs traits expressifs (les séances de kyudo sont complètement *whoua*), et leurs yeux presque translucides donnent une impression mystique qui colle assez bien à l'ambiance.

Si on considère qu'en plus, les filles de cette histoire sont de vrais personnages avec des caractères bien trempés, ce serait dommage de passer à côté d'une telle bouffée de fraîcheur ! Les amateurs de sexe seront un peu déçus mais il reste encore toute la fin de la semaine... d'ailleurs, il arrive quand ce volume 2, hein ?!

Ma note : 8,9/10 (je chipote)

Par ici pour mon avis sur le second tome !

Un extrait en français est disponible sur le site de Manga Sanctuary.

Et un premier volume pour le challenge manga, un !





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lundi 6 décembre 2010

Happy birthday to... me!

Reçu le lundi 6 décembre 2010, 24 reviews
Eh oui... moi qui suis généralement incapable de m'occuper de quelque chose comme un blog sur le long terme (quand on voit ma régularité à mettre à jour mon site, je crois que ça en dit déjà long), je suis la première surprise de voir que ce petit blog tient la route depuis un an déjà ! Sans compter qu'on frôle les 100 posts et 550 commentaires... qui l'aurait cru ? Sûrement pas moi !




Ce que je retiendrai de cette année... c'est que j'ai lu plus de livres que lors des cinq années précédentes au moins, certains franchement nuls, d'autres bizarres, et des qui m'ont bouleversifiée comme dirait Lelf. Une chose est sûre, je n'en aurais jamais connu la plupart sans Livraddict et sa merveilleuse communauté, dont je dois la découverte à ma chère Nathalie ! La blogosphère littéraire m'était inconnue il n'y a pas si longtemps et j'y ai trouvé tout un tas de petits trésors, de viles tentations, de talents en herbe et de passionnés en tous genres, qui m'ont donné de quoi combler un temps libre que je n'avais pas vraiment... mais comment les en blâmer ?

D'ailleurs, puisqu'on est dans les remerciements, en l'honneur de tous ceux qui suivent régulièrement ce blog (et les autres), qui laissent des commentaires à leur passage ou non, j'ai pensé vous offrir une petite énigme... à la clef, la réponse à l'énigme à gagner ! Tout le monde peut participer, la seule règle étant de vraiment vouloir gagner le lot. Et si vous l'avez déjà, on n'aide pas les autres pour autant !

The Riddle


1. Mon auteur est anglais et un habitué de ce blog
2. Je ne suis pas dans votre langue
3. Je me glisse facilement dans une bibliothèque
4. Mes pages sont décorées par un illustrateur de comics
5. Je suis dans la PAL de cette blogueuse

Qui suis-je ?

Envoyez vos réponses par mail à l'adresse spooffin[at]gmail[dot]com avant le 12 décembre minuit pour participer au tirage au sort !

Et à dans un an pour le prochain anniversaire j'espère !

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dimanche 5 décembre 2010

The Undrowned Child, de Michelle Lovric

Reçu le dimanche 5 décembre 2010, 7 reviews
Résumé :
C'est le début du 20ème siècle ; l'âge du progrès scientifique. Mais pour Venise, le futur n'a pas bonne mine : une conférence de scientifiques se rassemble pour traiter de ses problèmes, dont les parents de la jeune Teodora. Quelques jours après leur arrivée, celle-ci découvre la vie secrète de Venise : un monde où les sirènes à la langue bien pendue dirigent une imprimerie de contrebande, où les bons et mauvais fantômes hantent les rues et où les libraires se transforment en chats. Une bataille contre des forces déterminées à détruire la ville une bonne fois pour toutes s'ensuit, et seule Teo, l'enfant sauvé des eaux lorsqu'elle était bébé, peut aller "entre les couches" pour combattre le mal et restaurer l'ordre.

Mon avis :
Dire que j'organise la première lecture commune en VO de Livraddict et que je suis en retard ! Heureusement que ce n'est que de quelques heures... Si j'ai été séduite par la couverture de ce livre en la voyant à la librairie fantastique de Stockholm, et par son intriguant résumé sur Venise et les sirènes, il n'est sans doute pas le plus aisé pour se mettre à la lecture en anglais !

Teodora, douze ans, adoptée par un couple de scientifiques napolitains (comme le gâteau), découvre pour la première fois une Venise qui la fascine depuis toujours. Avec ses étranges talents - comme lire à l'envers ou voir les mots apparaître au dessus de la tête des gens quand ils parlent - elle va découvrir les petits secrets de la ville avec Renzo, un Vénitien fier de l'être et féru d'histoire. Mais dès ses premiers pas, elle va apprendre que la ville est menacée par un tyran du passé, et que c'est à elle de la sauver avec l'aide des créatures mystérieuses qui peuplent le lagon.

Je dois dire que c'est la première fois que je me paye un si beau voyage à Venise ! Non avare de descriptions et utilisant sans hésiter des noms et termes italiens, l'auteur nous fait voyager dans la vieille ville, de ses parcs à ses palais, et on en prend plein les yeux. Le petit dossier de fin retraçant le périple des héros à travers Venise et nous informant de ce qu'on peut encore y voir est un vrai plaisir, qui m'a donné la furieuse envie d'aller jeter un œil au Campanile et de chercher les sculptures de lions sur les places célèbres !

Sous ce charme touristique se cache tout de même une bonne histoire, somme toute classique pour le genre, où deux enfants doivent sauver la ville d'un tyran et de ses maléfiques minions. On se laisse porter au fil de leurs pérégrinations sans trop de surprise, mais sans s'ennuyer non plus, aussi bien grâce aux chapitres courts qu'aux réguliers changements de décor - peut-être un peu trop réguliers parfois, sans y mettre assez de concentration on s'y perd facilement !

Et il faut dire que les personnages n'y mettent pas trop du leur pour que l'on s'y retrouve ! Du côté des gentils, ça va encore ; Teodora est une héroïne comme on n'en voit que dans les livres, jeune mais érudite, courageuse et aventureuse (un modèle de petite fille), alors que Renzo est un "gentleman" qui va avoir l'occasion de remettre en cause ses préjugés et idées conçues lors de cette aventure initiatique. On retient aussi Lussa, la chef des sirènes qui parlent comme des marins et se gavent d'épices, et le professeur Marìn (malgré son rôle bref et intense), mais la flopée de noms italiens de leurs compères sont impossibles à mémoriser. Et du côté des vilains, c'est une catastrophe ! À part Tiepolo qu'on voit à toutes les pages, les autres ne sont qu'un flou indistinct de vagues descriptions et de noms en -o. Dommage, car nombre d'entre eux étaient intéressants - leur surnombre leur aura desservi !

L'ambiance du livre est tout de même originale, riche en rebondissements, et les fantômes et autres loup-garous sont loin de l'image gentillette qu'on leur prête parfois ! À vrai dire, dès la première description du boucher fantôme décapité et mutilé, je me suis demandée si je laisserai un enfant lire quelque chose d'aussi glauque. Beaucoup de questions restent elles aussi sans réponse et quelques éléments sont trop peu exploités pour être crédibles, malheureusement.
Trop compliqué pour les enfants et trop fouillis pour les adultes, ce livre aura sans doute un peu de mal à conquérir son public - si ce n'est les amoureux de Venise, qui eux ne manqueront pas de succomber une fois de plus à ses charmes !

Ma note : 7/10

Et pour encourager tous les braves et nombreux petits lecteurs qui ont participé à cette aventure anglophone, allez faire un tour sur les chroniques de Erato, Flo_boss, Sita, Nathalie, Avalon et Sabaha.


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mercredi 1 décembre 2010

Résultat du concours Emily The Strange

Reçu le mercredi 1 décembre 2010, 10 reviews
Tadaaam !
Comme je ne suis moi-même pas patiente, j'ai décidé de vous épargner l'angoisse de l'attente concernant les résultats du concours pour gagner le livre Emily the Strange ! Déjà, je remercie les 26 participants qui ont étés braves et courageux pour partir à la pêche des réponses, qui ont parfois sué sang et eau pour les trouver (ils se reconnaîtront), et qui au final ont tous donné les bonnes !
Juste histoire de faire durer un peu le suspense, commençons par un petit récapitulatif...

Les réponses aux questions étaient :

1/ Comment s'appellent les chats d'Emily?
Voyons, c'est facile, ils s'appellent Mystery, Sabbath, Miles et Nee Chee ! (j'ai accepté les orthographes approximatives parce que la réponse n'était pas dans la chronique)

2/ Quel est le nom du jeu de carte auquel joue la troupe d'Ümlaut ?
Le Calamity Poker (il paraît que ce n'était pas si évident...)

3/ Comment s'appelle la barmaid d'El Donjon ?
Raven, ou Corneille pour ceux qui y tenaient vraiment (elle était donnée celle-ci !)

Et l'heureux gagnant qui repart avec son exemplaire, choisi par l'impartial chapeau à l'horrible fond vert, est...


Félicitations Voz' (tu permets que je t'appelle Voz' ?), tu repars avec ce super livre qui j'espère te plaira autant qu'il m'a plu !

Et merci encore aux autres pour leur participation !

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jeudi 25 novembre 2010

Emily The Strange, tome 1 : Les jours perdus,
de Rob Reger

Reçu le jeudi 25 novembre 2010, 15 reviews
Lu dans le cadre d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette Étrange découverte.


Résumé :
Emily est frappée d’une vilaine amnésie et ne se rappelle même plus son prénom. Chassée par les policiers de la décharge de Blackrock, elle trouve refuge dans le café El Donjon tenu par Raven, une fille-du-zinc on ne peut plus bizarre...
Là-bas, elle fait la connaissance de joueurs de Calamity poker (qui peut comprendre les règles de ce jeu ?), de passage en ville, qui semblent lui cacher des choses. Le monde se serait-il détraqué à son réveil ?
Dans ce journal, elle rassemble tous les indices qui pourraient la mener à sa véritable identité. Pour l’instant, la seule chose qu’elle sait c’est qu’elle aime le noir et les chats.

Mon avis :
Emily The Strange, l'icône graphique des années 90 qui a décoré maints tee-shirts et stickers (ainsi qu'une guitare électrique !) avant de se transformer en albums, puis en comics, arrive enfin en livre ! La petite gothique silencieuse, un peu philosophe et toujours flanquée de ses chats, devient soudain bien bavarde entre les mains de Reger : mademoiselle a perdu la mémoire et est bien décidée à la retrouver à son étrange manière !

Dans ce livre-journal intime, Emily retrace son parcours depuis qu'elle s'est retrouvée à Blackrock, sans aucun souvenir de son identité, de son âge ou de quoi que ce soit la concernant. Ce qu'elle sait, c'est que toute la ville est peinte d'un beige atroce, que quatre chats noirs vivent avec elle dans un carton installé au fond d'une allée, et que le bar du coin, El Donjon, est tenue par une barmaid aussi peu bavarde qu'étrange et qu'elle adore y traîner. À part y réparer la machine à café, elle se sert de l'endroit comme point d'observation des habitants, essayant de retracer la piste de son identité tout en résolvant les mystères qui s'accumulent autour d'elle.

Si le format journal intime est surprenant au premier abord, on s'habitue rapidement au style de notes d'Emily, concis, et à sa passion pour les listes. Elle note ainsi chacun des petits événements significatifs (ou non) de son séjour à Blackrock, mêlant parfois la réalité avec ses cauchemars délirants, ses hypothèses un peu folles et ses coups de blues passagers où elle se demande pourquoi personne n'est parti à sa recherche. L'histoire en elle-même tourne presque uniquement autour des petits rebondissements qui égaient son quotidien et permet de s'arrêter et reprendre facilement entre deux "entrées", puisque de nouvelles surprises (et de fréquents points sur la situation) permettent de s'y retrouver sans problème.

Dans le style d'Emily, voilà pourquoi vous devriez lire ce livre :

1- La superbe couverture
2- L'histoire originale et pleine de surprises
3- Qui peut se lire à tout âge (même si la syntaxe notation n'est pas terrible pour encourager les jeunes à écrire correctement)
4- Emily marrante, dégourdie, pleine de rêves et de talents, et super Étrange
5- Les chats
6- Les illustrations d'enfer tout au long du livre : des griffonnages, photos et affiches en rouge et noir qui décorent chaque page
7- Les enquêtes à la Scooby-Doo
8- Le Calamity Poker
9- Les inventions loufoques et extraordinaires
10- El Donjon (le café le plus cool qui soit)
11- Raven, Ümlaut, Attikol et tous les personnages secondaires dérangés
12- L'ambiance décalée vue par une petite gothique
13- Ma liste n'a que 12 points parce que je suis aussi une REBELLE (ceux qui ont lu/liront le livre comprendront)

Bien sûr, malgré tout cela, pas la peine de vous attendre à une enquête d'Hercule Poirot ou à la correspondance de la marquise de Merteuil, mais si vous avez envie d'un livre qui ne se prend pas la tête, que vous étiez fan de la famille Addams petit, que regarder Vincent de Burton vous donne encore des frissons et que vous vous demandez à quoi ressemble la vie de celle qui décore votre sac à main (oui, j'ai un sac Emily Strange, et alors ?), ce livre EST FAIT POUR VOUS.



Ma note : 8,5/10 (dommage que la poésie philosophique de Emily's Secret Book of Strange - ainsi que les jeux de texture - ne soient pas un peu plus présents)

Et si vous en doutez encore, j'ai de bonnes nouvelles pour vous :

GAGNEZ UN EXEMPLAIRE DE EMILY THE STRANGE


Oui, mais comment ? Rien de plus simple, répondez aux questions ci-dessous et envoyez moi vos réponses par mail à l'adresse spooffin[at]gmail[dot]com avant le 30 novembre minuit pour participer au tirage au sort qui vous fera peut-être remporter ce premier tome. Concours réservé à l'Europe.

1/ Comment s'appellent les chats d'Emily?
2/ Quel est le nom du jeu de carte auquel joue la troupe d'Ümlaut ?
3/ Comment s'appelle la barmaid d'El Donjon ?

S'il vous faut un coup de pouce en plus, un extrait du livre est disponible sur le site des éditions Michel Lafon.

Bonne chance à tous !


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mardi 23 novembre 2010

RED,
de Robert Schwentke

Reçu le mardi 23 novembre 2010, 5 reviews
Synopsis :
L'heure de la retraite a sonné ! Mais dans certaines professions, la transition peut s'avérer difficile : Franck ne supporte pas l'inactivité, son collègue Joe végète en maison de retraite, Marvin use d'amphétamines et Victoria fait des petits boulots. Pas facile de décrocher quand on a été... agents de la CIA toute sa vie ! Pourtant, quand leur ancien employeur décide d'éliminer pour de bon ces agents un peu trop compromettants, il va découvrir qu'en dépit de leur âge, ce sont encore de redoutables adversaires.

Mon avis :
Après une longue semaine, rien de tel qu'un film bien déjanté pour se relaxer le weekend. Pour une fois, pas d'humour gras, de clichés à deux balles et de comédies hollywoodiennes - bon ok, c'est peut-être un peu une comédie, et ça vient peut-être d'Hollywood, mais à quand remonte la dernière fois où vous avez vu une maison se faire détruire à la mitraillette et Bruce Willis en sortir sans une égratignure ?

RED - Retraité Extrêmement Dangereux - est le tampon qu'on a affligé au dossier de Frank Moses, ex-agent de la CIA aujourd'hui retraité. Comme ses anciens collègues, il tente de meubler son quotidien morne de "papy" de son mieux, et choisit de harceler une assistante téléphonique, Sarah, pour passer le temps. Heureusement (ou pas), une équipe armée jusqu'aux dents vient lui apporter un peu de distraction : l'occasion de "kidnapper" sa chère Sarah et de l'emmener avec lui déjouer une conspiration visant à éliminer d'ex-agents aux informations compromettantes.

Une nouvelle sorte de dream team vient faire son show cette fois-ci, et elle a moins de cheveux que celle d'Inception ! Bruce Willis, la brute au grand cœur, Morgan Freeman, le vieux futé, et John Malkovich le vieux parano détraqué au LSD, vont joindre leurs forces pour mettre fin aux exterminations qui menacent leurs ex-collègues. Dans un mélange d'action et d'humour, ils nous entraînent à travers les USA, d'une cahute dans les marais aux archives secrètes de la CIA aussi bien que de surprise en surprise. Sur un fond d'intrigue classique (mais efficace) et de rebondissements avec deux-trois retournements de situation, l'humour omniprésent est irrésistible, que ce soit grâce aux répliques, aux situations ou aux personnages aussi loufoques qu'attachants.

Si vous doutiez encore que la "vieille génération" vaut encore quelque chose, je pense que ce film vous démontrera sans mal le contraire. Willis est un as au charme fou, qui joue les agents comme s'il était né dans le rôle, et ses acolytes ne sont pas en reste pour ce qui est de faire péter des trucs. Je ne dis pas que le petit Karl Urban, dans le rôle du jeune agent "ennemi", ne se défend pas, mais il faut comparer ce qui est comparable...
Après ces deux heures qu'on voit à peine passer, la seule mise en garde que je pourrais vous donner, c'est de faire attention à ne pas vous laisser contaminer par la folie douce de Malkovich !

Ma note : 9/10



Long-métrage américain .
Genre : Comédie , Action
Durée : 01h51min
Année de production : 2010
Distributeur : SND
Date de sortie en France : 17 novembre 2010

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samedi 20 novembre 2010

Ou pourquoi faut-il tenter sa chance aux concours

Reçu le samedi 20 novembre 2010, 11 reviews
Après m'être dit que je n'aurait jamais le temps de le faire, dans un moment de folie, j'ai craqué pour le concours qu'a organisé Aily pour le premier anniversaire de son blog, que je vous conseille d'aller visiter si ce n'est pas encore fait. Et devinez quoi ? J'ai gagné !






Deux jours plus tôt, en rentrant chez moi, je trouve un petit papier dans l'entrée. Hop, direction la poste, et voici avec quoi je suis revenue :
(Quel beau carton)

Je me suis jetée sur l'appareil photo pour immortaliser le moment, arraché les pans du carton (scotché comme jamais je n'ai vu ça auparavant) pour en sortir une multitude de petites choses plus belles les unes que les autres :


Mes talents en origami ont du souci à se faire face à la maîtrise de la demoiselle ! Trois paires de grues, un marque page (en tout cas ça en a l'air), une ribambelle de roses et des pliages en 3D très jolis. Si tu veux me donner des cours, c'est quand tu veux !

Mais intéressons-nous aux paquets tout de même, dans lesquels se cachaient :


Des liiivres (non ? si !) ! Le premier, 101 bonnes raisons de se réjouir de lire, est une collection de petites raisons illustrées pour lesquelles c'est super de savoir lire. Ça se lit tellement bien que je l'ai terminé avant même de finir les photos, oups ! Le second, 90 livres cultes à l'usage des personnes pressées (dont moi, avouons-le), résume en une planche pour chaque le contenu de 90 classiques pour pouvoir frimer lors des discussions. J'ai failli le lire aussi mais pour éviter le spoil, je vais choisir ceux que je n'ai pas l'intention de lire plus tard tant qu'à faire... Et pour accompagner le tout, une petite carte fait main, deux marque-pages maison avec des citations et un troisième avec une façade de bibliothèque trop bien rangée pour être la mienne ^^
Mais Aily, tu n'aurais pas oublié que... :


... deux certaines petites bêtes allaient prendre tes origamis pour leurs nouveaux jouets?! Heureusement que j'ai pu rassembler tout ça hors de portée dans la bibliothèque, sinon ils seraient devenus des confettis !

Merci encore pour ce très beau colis, et surtout, merci pour les discussions qui ont suivi !

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jeudi 18 novembre 2010

Myrihandes, le secret des âmes-soeurs, de Guilhem Méric

Reçu le jeudi 18 novembre 2010, 6 reviews
Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat entre et
que je remercie tous les deux pour cette découverte.


Résumé :
Sur la montagne Pan-Kaïa, Sisam et Helya vivent dans les Trois Cités jumelles. Séparés par un destin malheureux, ils se retrouvent quinze ans plus tard pour apprendre qu’ils sont des Âmes-Soeurs capables de faire revivre les Myrihandes, des êtres aux pouvoirs de légende, traqués par le mystérieux seigneur Kryom. Pour libérer les autres Âmes-Soeurs prisonnières, ils vont devoir tout apprendre de ce lien qui les unit et qui pourrait faire d’eux le plus sage et plus puissant des Myrihandes...

Mon avis :
Ce n'est pas souvent que je craque pour un livre parce que je craque pour son éditeur, mais Au Diable Vauvert m'a toujours un peu fait cet effet, et après mon enthousiaste retour à la fantasy grâce à Mistborn je me sentais d'attaque pour replonger dans la magie et le mystère. Sauf que... j'ai eu peine à les trouver dans ce livre, qui s'est avant tout révélé être une romance aux accents fantasy ; pas forcément mauvais, mais quand on s'attendait à autre chose, dur de ne pas être déçu.

L'histoire se déroule dans les Trois Cités de la montagne Pan-Kaïa, juchées au sommet d'immenses piliers qui trouvent leurs racines au cœur d'un volcan éteint. Persuadés que la vie est impossible sous la couche de nuages, qui leur masque le monde d'en bas, les habitants des cités se terrent chez eux, régis par des lois que personne ne comprend, comme celle qui empêche les voyages entre les cités. Mais lorsque la meilleure amie de Sisam, arrachée à lui sous de faux prétextes dans son enfance, revient semer le trouble dans sa vie, il découvre qu'on leur cache des choses bien plus importantes qu'il n'y paraît, dont la vraie nature de leur existence.

Pour ceux qui suivent ce blog, vous vous souviendrez que je n'avais pas aimé le premier tome du Trône de Fer car tout y était noir, couvert de trahisons et d'angoisse insurmontable. Eh bien, voici son antagoniste parfait : Myrihandes est une histoire d'âmes-soeurs, pleine de lyrisme, de sentiments et de touchantes réunions. Un peu trop à mon goût, je l'avoue. Une désagréable impression un peu mièvre m'a collée à la peau pendant la lecture et malgré les efforts de l'auteur, je n'ai pas réussi à m'attacher à l'histoire et ses personnages.

Sisam, l'ouvrier à la moralité infaillible, droit et juste, joue le rôle du sauveur borné, obsédé par son amie d'enfance, qui ne va cesser de la perdre et la retrouver au cours de ce premier tome. Helya, l'intéressée, va quand à elle s'enfuir de sa vie de princesse pour retrouver sa vraie famille, et hormis son attachement à Sisam, elle apporte assez peu à l'intrigue. Les personnages secondaires s'activent sûrement plus qu'eux à renverser la dictature qui les oppresse, que ce soit Hemerod le chevalier, Ecleïes le (pas tellement) mystérieux gardien du temple ou Oros le brave ami dévoué.

Mais même si chacun est un peu cliché à sa façon, c'est plutôt du côté de l'histoire qu'on a le plus de mal à s'accrocher. La quête est classique : entre un tyran invisible et tout puissant, son dangereux sous-fifre, la population ignorante et les dirigeants qui complotent, rien de surprenant. Et la magie qui aurait pu redresser le niveau n'est que très peu présente, sous-développée, tout comme le décor qui apparaît assez minimaliste. Les rebondissements sont prévisibles, les révélations pas très révélatrices, et bien que la lecture soit agréable on ne vibre pas au rythme des mots. Même l'humour m'est passé au-dessus, c'est pour dire.

Ajoutons tout de même que la conclusion bien marquée de ce premier tome est appréciable, évitant au lecteur de rester sur sa faim, et que les amateurs de vocabulaire recherché et de longues et tendres descriptions sur l'union de deux cœurs seront comblés. Pour les autres, il mérite le coup d’œil, même si je ne pense pas continuer l'aventure avec les Myrihandes. Une autre fois, peut-être !

Ma note : 6/10

Retrouvez les chroniques de blogueurs un peu plus charmés sur la fiche du livre dans Bibliomania !


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mercredi 10 novembre 2010

The Rabbits,
de Shaun Tan et John Marsden

Reçu le mercredi 10 novembre 2010, 4 reviews
Résumé :
The Rabbits, écrit par John Marsden et illustré par Shaun Tan, est une fable allégorique sur la colonisation racontée du point de vue des colonisés. Le narrateur parle de la rencontre au premier abord curieuse et amicale, puis de cette visite qui se transforme en réalité en invasion. Dans un style à la fois minimaliste et étrange, le texte et les illustrations véhiculent un sentiment de stupéfaction et d'inquiétude tandis que des créatures indigènes voient leur environnement dévasté par une nouvelle culture.

Mon avis :
À chaque nouvel album de Shaun Tan que je lis, le mot album prend une toute nouvelle signification. Il y en a avec de belles images, avec de belles histoires, avec les deux parfois, mais rarement ils parviennent à atteindre un tel niveau émotionnel que ceux de Tan. Sur un air de fable, il nous montre la colonisation de son pays, les ravages de l'industrialisation, et l'incompréhension des populations locales, en une quarantaine de planches magiques.

L'histoire est celle de petites créatures indigènes, au look de rongeur austral, qui voient débarquer chez eux d'étonnants lapins. Au début, ils étaient curieux, amicaux, puis de plus en plus de lapins sont arrivés, se sont installés, ont modernisé les villes, détruit la nature, combattu les indigènes... qui se demandent ce qu'il va advenir d'eux, à présent.

Impossible de rester insensible à cette histoire, que tout le monde connaît mais que peu reconnaissent vraiment : la colonisation vue par les colonisés, la quasi-destruction de leur peuple et de leur culture au nom de la "suprématie" européenne (l'Australie a été colonisée par les Anglais). Mieux qu'un long discours, les courtes phrases tarabiscotées de Marsden retranscrivent parfaitement la naïveté et l'incompréhension des locaux, tandis que les images de Tan, étrangement touchantes dans leur surréalisme et leurs couleurs poétiques, retranscrivent l'horreur de la colonisation avec une délicatesse inattendue.

Tan est Marsden signent ici un magnifique album, aussi fascinant pour les adultes que pour les enfants, qui traite une fois de plus d'un sujet grave à travers une histoire métaphorique regorgeant de petits détails, sombre et brillante à la fois. Il nous fait réfléchir sur les erreurs du passé, celles du présent aussi, et reconsidérer nos relations avec les autres. Avec un brin de magie et une touche de tristesse, l'illustrateur de génie a encore une fois mis dans le mille.

Ma note : 9/10 (la dernière image est trop triste)

Comme toujours, un petit tour sur le site de Shaun Tan vous en apprendra plus sur ses œuvres ! Et retrouvez mes chroniques de The Red Tree et The Lost Thing si vous hésitez sur lequel commencer.


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lundi 8 novembre 2010

Warbreaker,
de Brandon Sanderson

Reçu le lundi 8 novembre 2010, 9 reviews
Résumé :
T'Telir, capitale d'hallandren, est une cité haute en couleur où les foules habillées de façon joviale traversent les rues ensoleillés et adorent des héros ressuscités en dieux. Dirigés par le silencieux et mystérieux Dieu Roi, le panthéon est nourri par des offrandes de Souffles, la force vitale qui les garde jeunes et en vie.

Exilée à Idris, l'ancienne famille royale a contre sa volonté marié une princesse au Dieu Roi. En arrivant à T'Telir, celle-ci découvre que la ville et le mariage ne sont pas du tout ce qu'elle croyait. Son seul allié est un certain Lightsong, un Dieu sceptique de sa propre divinité, qui craint que la guerre avec Idrid soit inévitable.

Ailleurs, un autre arrivé à T'Telir, portant une épée animée appelée Nightblood, fomente des plans astucieux basés sur la magie d'Hallandren, qui utilise les couleurs pour diriger le pouvoir du Souffle - des plans qui pourraient changer le monde.

Mon avis :
Ah, Mr Sanderson, qui aurait cru que ça marcherait à tous les coups ? Jouer la carte de la fantasy classique, avec juste un peu de couleur, faire traîner tout ça une centaine de pages, y glisser quelques intrigues politiques et finalement, sur à peine cent pages de fin, tout faire exploser pour laisser derrière soi une excitation exaltante. Impossible de ne pas être conquise, j'en ai peur.

L'histoire commence à Idris, où la princesse doit être envoyée à T'Telir pour épouser le Roi Dieu (Dieu Roi ?) comme convenu dans le traité passé entre leurs deux nations. Mais Idris sait que la guerre va éclater entre eux bientôt, et au lieu d'envoyer la princesse désignée, elle sacrifie sa plus jeune fille à la place, une petite turbulente et mal élevée qui va se retrouver propulsée à la cour des Dieux d'Hallandren. Et y mettre le bazar, inconsciente que sa sœur, décidée à la délivrer, va y mettre le sien également. Sans compter sur Lightsong, Dieu de la bravoure (on se demande longtemps pourquoi), qui se met soudain en tête d'enquêter sur les mystères de la cour...

L'auteur semble avoir trouvé la recette magique quelque part car après ce troisième livre que je lis de lui, je n'ai pas de mal à y trouver des similitudes : d'abord le héros, ou plutôt, l’héroïne, une jeune fille toujours ignorante qui va finalement participer activement à l'action principale, puis le second héros, rarement celui qu'il prétend être et qui agit dans l'ombre, ainsi qu'un personnage bavard, excentrique et attachant qui va s'en mêler pour dénouer le mystère. Plus de la magie (un peu mais pas trop), des complots, des retournements de situation, et enfin la Grande Bataille Finale.
Et pourtant, ce ne doit pas être si simple, parce que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant éclatée !

Comme à son habitude, Sanderson a le chic pour rendre ses personnages vivants et c'est impossible de leur rester insensible, même ceux qui se révèlent au final être de vils traîtres. Siri est une explosion de fraîcheur à côté de la vaillante et taciturne Vivenna, Vasher un mystère sur pattes avec son adorable épée, mais mon préféré (sans surprise ?) reste Ligthsong the Bold. Pas commun de voir un Dieu qui refuse d'en être un, et qui décide qu'ennuyer et exaspérer aussi bien ses prêtres et ses servants que les autres divinités de la cour est la meilleure distraction au monde. Ça et tourmenter Llarimar (Scoot pour les intimes), son pauvre haut-prêtre, qui subit ses incessants questionnements sur la foi sans broncher.

Je n'ai pas envie de dévoiler trop de l'intrigue mais elle est étrangement bien construite, tournant systématiquement autour de fausses pistes finalement réfutées, jusqu'à ce qu'au final presque tout le soit. Cette façon de garder l'action assez faible tout au long de l'histoire avant de finalement éclater d'un coup de tonnerre, à la manière d'un orage qui gronde, est à la fois frustrante et parfaite pour ceux qui aiment collectionner les bouts d'hypothèses et les assembler en tentant de deviner la fin avant l'heure. Ou ceux qui comme moi, se contentent de lire et de s'exciter au moindre indice - et prévoient au moins deux heures de libre pour se lire la fin d'une traite, incapables de s'arracher du tourbillon de l'histoire.

Si j'avais adoré les deux premiers tomes de la trilogie Mistborn, je crois que cette histoire est encore meilleure parce qu'il a su la condenser en un seul livre sans pour autant lui donner une impression bâclée. S'il n'y avait qu'un seul livre à choisir aujourd'hui, je pense que je prendrais celui-là ; avoir envie de le relire cinq minutes après l'avoir fini, c'est pratiquement un miracle !

Ma note : 10/10 (quelle surprise)

Ce livre est disponible en version e-book gratuite sur le site de l'auteur, profitez-en !

Allez lire les avis de mes co-lecteurs, Nathalie, Belgarion et Louppatient, qui vont avoir du boulot pour se montrer plus enthousiaste que moi...


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mardi 26 octobre 2010

Despicable Me (Moi, Moche et Méchant),
de Pierre Coffin et Chris Renaud

Reçu le mardi 26 octobre 2010, 8 reviews
Synopsis :
Pauvre Gru, être un super méchant, ce n'est pas facile. Entouré de son armée de minions, il va devoir se montrer plus malin qu'un impitoyable ennemi, Vector, qui tente de l'empêcher de voler la lune ! Et pour y parvenir, il va se retrouver avec 3 petits problèmes sur les bras...

Mon avis :
It's so fluffy I'm gonna die!
Rien que pour cette ligne, vous devriez aller voir ce film. Ça et les minions. D'accord, le scénario ne casse pas des briques, la fin est prévisible et pas mal d'éléments plutôt clichés, mais, mais... It's so fluffy!!

Une histoire de super-vilain, ce n'est pas si souvent qu'on y a droit. Et Gru est un bon vieux modèle de super-vilain, avec son affreux petit chien, ses animaux empaillés et ses gadgets rutilants. Son but : devenir le meilleur, et pour ça, voler la lune ! Pour y arriver, une armée de minions (mignons !) vont lui prêter main forte, mais face à la forteresse de Vector il n'y a qu'une solution : envoyer des petites filles infiltrer les lieux à sa place. Sauf qu'une fois le devoir accompli, elles ne vont pas le laisser tranquille pour autant...


J'attendais ce film avec impatience depuis la première bande annonce diffusée, qui m'a rendue complètement accroc des minions et d'Agnes (la petite brunette). Certes, l'histoire ne tourne pas exactement autour d'eux, et Vector est marrant quand il veut, et j'adore l'accent moitié russe de Gru en VO, mais les scènes les plus marrantes du film sont définitivement celles avec Agnes et les minions.

Côté animation, les petits parisiens de chez Mac Guff ont bien fait leur boulot : ça ne ressemble peut-être pas à du Pixar mais ça tient plus que bien la route, avec un style très cartoon qui colle bien à l'ambiance de l'histoire. Pas mal de scènes sont un peu là pour la 3D, comme la descente dans le labo de Gru ou la scène du générique de fin, mais ceux qui aiment que ça bouge un peu (et les petits qui tiennent leurs lunettes avec les mains parce qu'elles sont trop lourdes pour leur nez) devraient être ravis.

Je ne vais pas en dire plus pour ne pas vous gâcher le plaisir : allez le voir !!

Ma note : 8/10




Long-métrage américain .
Genre : Animation
Durée : 01h35min
Année de production : 2010
Distributeur : Universal Pictures International France
Date de sortie en France : 6 octobre 2010

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mercredi 20 octobre 2010

Manga [défi]

Reçu le mercredi 20 octobre 2010, 5 reviews
Comment ça, encore un challenge ?!
(Je plaide coupable...)
Pour ma défense, c'est la faute à Setsuka qui a décidé de faire un challenge ou j'avais déjà tout ce qu'il fallait pour y participer. En plus, j'ai eu le droit de faire le logo (vous reconnaissez cette image ?), c'est pas trop cool quand même ?

La principe :
Lire 5 manga maximum au choix de 5 séries différentes (défi Libre), lire un nombre choisi de manga dans la liste des 100 indispensables (défi "Les 100 séries indispensables") ou lire 5 manga maximum au choix et les comparer avec l'animé correspondant (défi Mangas VS Animés). Tous les détails sur le sujet du challenge.

Ma participation :
Alors, je vais lire 5 seinen bien glauques avec du sang partout... ah ah, comment ça vous ne me croyez pas ? Puisque c'est ça, vous ne saurez rien, il vous faudra patienter ! Tout ce que je peux vous dire c'est que je participe au défi Libre et que je pense que les cinq manga seront vite lus !

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mardi 19 octobre 2010

Murena, tome 1 : La Pourpre et l'or, de Dufaux & Delaby

Reçu le mardi 19 octobre 2010, 0 reviews
Résumé :
"Il était d'un naturel féroce et sanguinaire qui se trahissait dans les moindres choses comme dans les grandes... Dans tous les combats de gladiateurs donnés par lui ou quelqu'un d'autre, il faisait égorger même ceux qui tombaient par hasard pour observer leur visage quand ils expiraient."
Suétone, Claude XXXIV

Mon avis :
On va finir par croire que je suis abonnée à ce thème, mais la Rome antique en BD, ce n'est pas si fréquent que ça ! En attendant la sortie du tome 3 des Aigles de Rome, j'ai lu le premier tome de cette série que l'on m'a maintes fois recommandée. Eh bien...

... je suis déçue. Plutôt que l'histoire d'un personnage, c'est celle de la succession d'un césar que nous dépeint ce premier tome. L'empereur Claude est marié à Agrippine et a adopté son fils, Néron, lui promettant la succession, mais il se rend finalement compte avoir négligé son fils légitime et décide de répugner sa femme et Néron pour se marier avec une de ses concubines. Agrippine fomente alors un plan pour mettre son fils sur le trône et se débarrasser des éléments gênants...

L'un dans l'autre, j'ai eu l'impression de lire une version illustrée de la biographie de Claude. Aucun personnage n'est attachant, au contraire : chacun montre sa face perfide et calculatrice, prêt à mentir à ses amis et à tuer sans remord. Les femmes sont des manipulatrices, et les quelques personnages appréciables de l'histoire n'ont pas exactement le temps d'antenne qu'ils méritent.

Du côté des dessins, bien qu'ils soient précis et agréables, le côté crayonné me rebute un peu. Les couleurs sont cependant bien choisies, retranscrivant l'ambiance chaude de l'époque, mais un peu plus d'émotion et un peu moins de visages grimaçants aurait allégé un peu l'ensemble. Et côté sensualité qu'on retrouve d'habitude, il faudra repasser.

Quant à la quatrième de couverture citant un extrait de la vie des Césars par Suétone, c'est définitivement la cerise sur le gâteau... Je regrette de ne pas avoir trouvé dans cette bande dessinée un peu de fiction pour contrer l'historique pur, les manigances politiques et la mauvaise image naturelle qu'on semble associer à toute une époque (merci Suétone ?). Pas de suite pour moi cette fois-ci.

Ma note : 5/10


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lundi 18 octobre 2010

Autoportrait de l'auteur en coureur de fond,
de Haruki Murakami

Reçu le lundi 18 octobre 2010, 2 reviews
Résumé :
Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu'est l'homme... Avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

Mon avis :
En tant que grande admiratrice du travail de Murakami, ce livre faisait partie de ceux que j'avais la ferme intention de lire ; Nathalie l'a bien compris, car à l'occasion de mon anniversaire, elle me l'a glissé dans la boîte aux lettres ! Ni une ni deux, j'ai profité de la lecture d'un pavé pour intercaler ce petit livre, et on peut dire qu'il m'a agréablement surprise.

En règle générale, je n'aime pas les (auto)biographies, mais je suis toujours un peu curieuse d'en savoir plus sur la vie des gens que j'admire. Le choix de l'auteur de parler de lui à travers sa passion pour la course à pieds est original et un peu déroutant, surtout pour la non sportive que je suis, mais comme à son habitude Murakami parvient à faire de la simple réalité quelque chose d'assez extraordinaire.

Plutôt que de nous parler bêtement de sa carrière d'écrivain, il explique sa vision de l'écriture à travers sa vision de la course : un processus long, difficile, douloureux mais gratifiant à la fois, et qui demande beaucoup de persévérance. Avec l'humilité qu'on retrouve souvent chez les japonais, il évoque ses faiblesses, se décrit comme quelqu'un de peu appréciable et qui n'a pas le talent pour écrire facilement des histoires. Pour lui, chaque écrivain s'abreuve à une source, et si certains ont la leur toujours abondante, la sienne est enfouie sous des roches qu'il doit patiemment forer pour en retirer quelque chose.

Et la course dans tout ça ? Eh bien, elle est partout. De la préparation du marathon de New York à celle d'un triathlon au Japon, de ses débuts de coureur à ses objectifs fous (comme refaire la course originelle de Marathon en Grèce), il partage ses doutes, ses espoirs et ses impressions, avec l'enthousiasme des passionnés. Les coureurs se retrouveront sans doute dans ses mots, car pour lui seuls ceux qui ont fait l'expérience des contraintes physiques et mentales de la course à pieds peuvent vraiment comprendre ce qu'il ressent.

Voir un auteur aussi grandiose (si je peux me permettre) se dépeindre de façon aussi naturelle et ordinaire, plein de défauts mais également de principes qu'il maintient envers et contre tout, est aussi surprenant que rafraîchissant. En parlant simplement de sa propre expérience, il offre des conseils précieux, et pas seulement aux aspirants auteurs ! J'aurais presque envie d'aller faire mon jogging à Central Park, c'est pour dire...

Ma note : 8/10


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mercredi 13 octobre 2010

Le Puits de l'Ascension (Mistborn tome 2),
de Brandon Sanderson

Reçu le mercredi 13 octobre 2010, 6 reviews
Résumé :
En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin, la gamine des rues devenue Mistborn, et Elend Venture, le jeune noble idéaliste, doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?

Mon avis :
Suite au coup de foudre du premier tome, je n'ai pas pu résister bien longtemps à lire le second de cette époustouflante trilogie. L'excitation a fait place au doute un instant, celui de voir l'action se transformer en magouilles politiques dont les auteurs de Fantasy sont tellement friands, mais l'auteur a su une fois encore jouer de sa magie pour concentrer le suspense aux bons moments et, avouons-le, nous garder scotchés comme des mangoustes à l'histoire.

Vin n'est plus la petite voleuse invisible de Luthadel, ni la fausse bourgeoise au service de Kell : désormais, mademoiselle est l'espoir du nouvel Empire, la mistborn du roi Elend Venture, sa compagne... bref quelqu'un de très important, qui n'aime pas du tout l'être. Et Elend n'aime pas du tout se retrouver à gérer un royaume désordonné, désemparé et assiégé par les armées de son propre père, d'un seigneur voisin belliqueux et d'un ancien ami s'étant mis des créatures effroyables dans la poche. Quand au reste de la fine équipe, beaucoup se sentent dépassés par les événements, et pas seulement politiques ; Sazed, l'érudit de Terris, découvre que les brumes commencent à s'attarder en journée et surtout, à tuer des gens...

Adieu l'excitation des débuts, la présentation des personnages et le renversement spectaculaire de l'Empire ! Ici, c'est l'angoisse, l'incertitude et la paperasse qui gouvernent une grande partie de l'histoire. Les nouvelles responsabilités de chacun ne sont pas très bien accueillies, et Elend, à vouloir se montrer trop idéaliste, se retrouve en difficulté face à une population qui n'a connu que la "protection" de la dictature. Vin, elle, ne s'intéresse pas trop (comme moi) à la politique qui accapare tant son amoureux pour se concentrer sur quelque chose de bien plus passionnant : serait-elle le nouveau Héros des Âges qui viendra sauver le monde de la menace invisible ?

Eh bien, vous le saurez si vous lisez ce livre jusqu'au bout. Il faudra vous armer d'un peu de courage pour traverser les petits complots et trahisons de ces messieurs les chefs d'états, et faire fi des états d'âmes des petits jeunes qui ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent et qui ils aiment, mais vous en serez récompensés : au moment où l'histoire aurait pu sombrer dans la niaiserie (voire carrément devenir une déception), tout s'enchaîne brusquement pour remettre le récit sur les rails, et la fin inattendue est un vrai petit moment de bonheur.

Les fans de Sazed seront d'ailleurs ravis du retour en force de ce dernier, véritable moteur de ce tome en dehors des deux "héros". La part de mystère et de magie qui n'est pas négligée à côté de la trame politique permet de garder en haleine et on regrette simplement ne pas avoir l'occasion de découvrir plus de métaux allomantiques dans ce second volume. Je ne vois qu'une solution... se jeter sur le troisième !

Ma note : 9/10

Pas encore commencé à lire le cycle ? Tt-tt, lisez mon avis sur le tome 1 d'abord...

Et si vous voulez un peu de spoil, gratuit mais tout en beauté, la carte des métaux allomantiques est disponible sur le fantastique site de l'auteur !


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vendredi 8 octobre 2010

Apocalypse bébé, de Virginie Despentes

Reçu le vendredi 8 octobre 2010, 5 reviews
Résumé :
Valentine disparue... Qui la cherche vraiment ?
Entre satire sociale, polar contemporain et romance lesbienne, le nouveau roman de Virginie Despentes est un road-book qui promène le lecteur entre Paris et Barcelone, sur les traces de tous ceux qui ont connu Valentine, l'adolescente égarée... Les différents personnages se croisent sans forcément se recontrer, et finissent par composer, sur ton ton tendre et puissant, le portrait d'une époque.

Mon avis :
Première fois, premier choc : on entend parler de l'auteur, on sait qu'elle fait dans la provoc', le résumé ne cache rien de l'ambiance du bouquin, et pourtant, le choc reste inévitable. Trop difficile à définir pour le qualifier de bon ou mauvais, simplement une explosion de mots, de violence et de trash dans une histoire qui laisse un goût amer... mais pas si déplaisant.

Lucie est une paumée, une fille célibataire, insignifiante, qui prends des adolescents en filature pour une petite boîte de privés mal payés. Sauf que la dernière en date a disparue au milieu de la filature, et que la grand mère vient de faire un scandale pour qu'ils la retrouvent. Lucie se retrouve alors trimballée dans cette enquête qui ne l'inspire pas, accompagnée d'une lesbienne violente et vicieuse qui ne lui dit pas la moitié des choses qu'elle devrait savoir, espérant retrouver une gamine rebelle dont la famille de tordus ne lui facilite pas la tâche. Ça ne pourrait pas aller mieux.

Le ton est rapidement donné : Despentes ne mâche pas ses mots, elle nous les crache à la figure avec toute la délicatesse du monde. Dans son monde, rien n'est rose, rien n'est gratuit, rien n'est facile. Surtout pas être Lucie, une pauvre fille, seule et sans intérêt, et de devoir se coltiner cette folle de Hyène, à la réputation aussi incroyable qu'invraisemblable, insupportable, immanquable, imbuvable. Et de s'avouer qu'on ne s'en sortirait jamais sans elle. Parce que la Hyène, aussi pénible qu'elle soit, va aussi lui ouvrir les yeux sur beaucoup de choses (un peu trop parfois...), lui faire se rendre compte de ce qu'elle rate en se complaisant dans son quotidien vide de sens.

Parlons-en, de la Hyène. Plus de première fraîcheur et pourtant, elle fait toujours se retourner les gens sur son passage. Lesbienne et fière de l'être, elle siffle les filles dans la rue, drague tout ce qui a des seins et se tient comme un camionneur obscène. Quand au langage, n'en parlons pas ; toute notion de vulgarité devient obsolète en sa présence, elle défie les lois de la bienséance. Sa technique pour avoir des informations, la violence, l'extorsion, le chantage, et un poil d'humour noir pour englober le tout.

De l'humour, il en faut pour lire cette satire sereinement, je peux vous le dire. De l'humour au trois millième degré, celui qui stigmatise la cité, qui caricature les bourges, qui prône la violence familiale, qui banalise le viol. Faut rire de ce que dit l'auteur, à travers la Hyène, Yacine et les autres, tellement l'absurdité antisociale fait froid dans le dos. Parce qu'il n'y a rien d'autre à en faire, juste se marrer un peu et lire les phrases à voix haute tellement c'est surprenant de les voir couchées sur papier.

Morceau choisi, spécial informaticiens (NDR: Rafik est le chef du service) :
Rafik leur parle mal, les paye mal, ne les remercie jamais, ne les félicite pas. Rafik les traite comme ils aiment être traités, et ils le respectent, et en retour, ils travaillent impeccablement bien.
Et pour le plaisir, un second, version Mâle de la cité cette fois :
Il se demande qu'est-ce que foutent les mères, pendant ce temps. Encore en train de se peindre la face, elles ne savent même pas se maquiller, tant qu'à être des putes elles pourraient au moins faire un effort, apprendre à s'arranger. Mais même ça, être des salopes correctes, c'est au-delà de leurs forces.
Ne paniquez pas, ce n'est pas comme ça d'un bout à l'autre, mais soyons honnête, ça reste un bon aperçu.

Si vous êtes toujours là, c'est que vous êtes assez solides pour vous lancer dans cette folie, dévorer ce livre comme on regarde un film d'horreur, répugné mais incapable de s'en détourner. Vous allez rencontrer des gouines ("gouines, gouines, gouine, je n'ai jamais autant entendu répéter ce mot"), des gentils qui ne le sont pas vraiment, des méchants qui n'en ont pas l'air, et des gosses irrécupérables qu'on va tout faire pour récupérer. Vous allez bien vous éclater, si si. Essayez pour voir !

Ma note : 7/10

Merci à Priceminister pour ce livre !


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mardi 5 octobre 2010

Spin, de Robert Charles Wilson

Reçu le mardi 5 octobre 2010, 11 reviews
Résumé :
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre...
Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Mon avis :
La science-fiction est quelque chose de bien particulier en ce sens où on s'attend toujours à quelque chose et qu'on finit toujours pas être surpris de ce qu'on y trouve. Mettons ici, on s'attend à une histoire d'astrophysique, de colonisation de galaxies et autres aventures très "SF", mais au final, on découvre que c'est l'émotion humaine qui dirige cette histoire ; celle des derniers jours d'un peuple effrayé, blasé, se sachant plus en quoi croire. Et ce qu'il y a de vraiment particulier avec la SF, surtout avec celle-ci, c'est que bien qu'elle défie les attentes, elle ne déçoit jamais.

Le narrateur, Tyler Dupree, nous raconte au fil des chapitres comment il a appris la nouvelle du Spin, cette membrane entourant la terre pour la ralentir, en voyant les étoiles disparaître du ciel une nuit de son enfance. Ses deux amis de l'époque, Jason et Diane, prennent plus ou moins bien la nouvelle - le premier, génie de son état, décide de participer aux recherches astrophysiques menées par son père, et la seconde se tourne vers la nouvelle religion en vogue pour oublier l'horreur que lui inspire l'imminente fin du monde. Tyler, partagé toutes ces années entre son meilleur ami, la fille dont il est secrètement amoureux et sa propre perception de l'étrange phénomène qui les accable, va découvrir que certains sacrifices sont nécessaires pour atteindre un but qui les dépasse tous.

Comme souvent dans les romans écrits à la première personne, c'est difficile de ne pas s'attacher au personnage principal. Tyler est un homme plein de défauts et de contradictions, attendrissant dans sa maladresse, et le voir essayer de se partager entre ses deux meilleurs amis sans vraiment savoir où se mettre est assez touchant. Jason joue au scientifique froid et borné mais on sent que la présence de Tyler l'apaise, particulièrement face à la guerre qu'il mène contre son père. Quant à Diane et son fanatisme religieux, je ne suis probablement pas la seule à la trouver exaspérante, bien que le point de vue de Tyler à son égard soit défendable. Les chapitres "futurs" intercalés à ceux du passé offrent heureusement la confirmation que la jeune femme a retrouvé la raison depuis !

Fidèle à ses collègues du genre, l'auteur possède un style fluide et agréable, et malgré quelques dérives scientifiques dans ses explications du Spin (tout à fait logiques et "plausibles", cela dit) qui laissent les littéraires dans mon genre franchement sceptiques, les petites notes de poésie qu'il distille au fil des pages suffisent à faire oublier ces ponctuelles dérives :
Mais cela a constitué pour moi le premier signe que Diane vivait dans un monde plus vaste que celui de la Grande Maison, un monde dans lequel chagrin et joie se déplaçaient avec une lourdeur de marées, avec le poids de l'océan derrière eux.

Je me dois donc de remercier Aurel pour m'avoir collé ce livre entre les mains, ainsi que mes co-lecteurs de m'avoir poussé à le lire aussi vite. Rien de tel qu'un bon livre de SF pour se laisser immerger dans un autre univers, et le temps d'une lecture, se demander ce qu'on ferait si la fin du monde approchait. Arrêter de passer l'aspirateur, peut-être ?

Ma note : 8,5/10

Passez voir les avis de Lelf, Taliesin, Spocky et Julien le naufragé, qui ont participé à cette lecture commune !


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dimanche 3 octobre 2010

Toy Story 3,
de Lee Unkrich

Reçu le dimanche 3 octobre 2010, 2 reviews
Synopsis :
Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s'apprête à partir pour l'université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve... à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d'échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l'éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso.

Mon avis :
À l'occasion de la sortie de ce troisième opus de la série phare de Pixar, j'en ai profité pour (re)visionner les deux premiers films. C'est donc avec l'univers bien frais dans ma mémoire que j'ai profité du dernier en date. Fidèle à sa réputation, les géants de l'animation ont encore une fois créé un cocktail d'action, d'humour et d'émotion qui se dévore aussi vite qu'un paquet de pop-corn.

Dans la lignée des précédents, ce nouveau Toy Story se consacre à suivre les aventures des jouets d'Andy, cette fois-ci mis au placard alors que leur propriétaire part à l'université. Mais plutôt que de partir au grenier, ils vont se retrouver à la crèche locale, où un tyran martyrise les jouets locaux en les jetant dans les griffes des plus petits.

Comme toujours, Andy et Buzz se partagent la vedette, le cow boy dans son éternel rôle de privilégié/sauveur et le ranger de l'espace dans celui de l'acolyte un peu à côté de la plaque. L'arrivée de nouveaux jouets apporte un peu de nouveauté par rapport aux premiers films et Ken se montre tout à fait hilarant dans son rôle de séducteur incompris !

L'empreinte Disney se ressent ici à travers les moments dramatiques de rigueur (heureusement, pas autant que dans Up!) et le happy end, lui aussi de circonstance, mais on notera tout de même que certaines scènes sont vraiment inquiétantes... de quoi filer une bonne frousse aux plus petits !

Pixar a été fidèle à sa réputation avec ce nouvel opus, mélange de rétro et d'originalité, pas leur meilleur mais parfait pour se détendre un moment et se rappeler que l'on est jamais trop vieux pour jouer !

Ma note : 7/10



Long-métrage américain
Genre : Animation , Aventure , Comédie
Durée : 01h40min
Année de production : 2010
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Date de sortie en France : 14 juillet 2010

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mercredi 29 septembre 2010

Les Aigles de Rome - livre II,
de Marini

Reçu le mercredi 29 septembre 2010, 2 reviews
Résumé :
À Rome, en l’an 763, deux jeunes gens entraînés au métier de la guerre et élevés comme deux frères vont découvrir les blessures de l’amour, au risque de mettre leur amitié en péril… Entre Histoire et grande aventure, une saga épique pleine de bruit et de fureur.

Mon avis :
Après ma lecture du livre I, je m'étais promis de poursuivre avec cette série et c'est désormais chose faite. On retrouve dans ce second tome tous les ingrédients du premier, l'aventure initiatique remplacée cette fois-ci par les premiers amours, les joies de la guerre et autres réjouissances du même genre.

On retrouve Marcus et Arminius, plus amis que jamais, vivant la vie et les magouilles de Rome. Arminius est dévoré par l'ambition, celle de diriger des troupes et surtout, de retrouver sa Germanie natale, alors que Marcus n'est intéressé que par les femmes - ou plutôt une femme, Priscilla, celle d'un autre, qu'il ne peut bien sûr pas avoir.

Après un premier tome au rythme soutenu, celui-ci semble un peu plus plat niveau action. La période d'initiation s'est changée en découverte des jeux de l'amour, et Marcus est bien trop obnubilé par les femmes pour son propre bien, tandis qu'Arminius en a une vision dégradante qui n'est pas tellement mieux. Il faut dire aussi qu'à part les femmes des autres, l'auteur nous dépeint ici les femmes comme des objets de décoration à fonction sexuelle, et c'est difficile de prendre position contre le comportement du blondinet barbare. La faute de l'époque, peut-être ?

Les amateurs de la Rome antique (comme moi) y trouveront tout de même leur compte, avec des dessins toujours aussi aboutis et une ambiance violente et sulfureuse caractéristique. On regrette simplement qu'il n'y ait pas un peu plus d'action, mais la suite que l'on devine par le suspense de fin devrait y remédier. Il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience !

Ma note : 7,5/10

La chronique du livre I est par là !


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lundi 27 septembre 2010

L'Empire Ultime (Mistborn tome 1),
de Brandon Sanderson

Reçu le lundi 27 septembre 2010, 14 reviews
Résumé :
Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur Maître sur le monde.
La jeune Vin ne connaît de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Mon avis :
Encore une fois, c'est Lelf qui est venue perturber mon petit périple littéraire en me collant une lecture commune sous le nez pour ce livre qui semblait prometteur, et pauvre hère que je suis, je n'ai pu que céder. Quelle bonne idée j'ai eue ! Non seulement il m'a réconciliée avec la fantasy (le Trône de Fer m'ayant refroidie il y a peu) mais il m'a rendue complètement obsédée par cette trilogie que je suis impatiente de terminer.

Difficile de résumer cette histoire sans en dire trop ou pas assez, d'autant plus pour moi qui ai simplement envie de tout raconter en long, en large et en travers, avec l'excitation caractéristiques des groupies (mais je m'en abstiendrai). L'histoire a un arrière goût de prélude, d'aventure initiatique de Vin, de son intégration au groupe de mercenaires de Kelsier et de la découverte de sa nature et de ses pouvoirs. Mais surtout, on sent qu'il n'est que le début d'une succession d’événements qui vont renverser le monde, un qui nous semble étranger mais pourtant proche, et on ne peut que se demander de quelle façon il va bien pouvoir être altéré à nouveau.

L'action connaît ses hauts et ses bas comme dans n'importe quelle épopée (même les meilleures, si si), le début étant consacré à un état des lieux et à la présentation des personnages, le milieu à la collecte d'information et la fin à l'action proprement dite. Mais tout au long de ces phases, de savamment dosées interruptions - action ou révélations - permettent de garder le lecteur accroché, même s'il a mieux à faire à ce moment que de terminer un chapitre au suspense insoutenable... on ne va pas s'en plaindre !

J'ai eu un indéniable coup de cœur immodéré pour Kelsier, le voleur charismatique et mystérieux, guidé par ses idées folles et sa soif de revanche. Impossible de passer à côté de sa personnalité omniprésente, même si Vin est techniquement l’héroïne de l'histoire. Et pour une fille, elle se défend bien - mis à part une paranoïa justifiée mais lassante, sa curiosité et son sens de l'aventure en font un personnage riche et attachant, bien qu'un peu naïf. La bande de mercenaires qui les accompagne forme une équipe singulière : entre Ham la brute philosophe, Breeze le manipulateur, Clubs le grincheux, Sazed le mystérieux érudit et Marsh, le grand frère bougon, tous valent leur pesant d'or et ne sont pas sans rappeler la fine équipe d'Inception de par leurs personnalités marquées et leurs talents aussi complémentaires qu'indispensables.

C'est avec un plaisir sans fin que je me replongerai dans l'univers de cendres et de soleil rouge de Mistborn, sous la plume fluide et magique de Mr Sanderson, pour savoir ce qui va se passer. Rendez-vous bientôt pour la chronique de la suite !

Ma note : 10/10 (je n'ai pas pu m'en empêcher)

Allez vite lire les avis de mes co-lecteurs Nathalie, Lelf, Taliesin et Phooka.

Et pour la chronique du tome 2, c'est par là !


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